La collectionneuse
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VeganForAnimalRights
VeganForAnimalRights

149 abonnés 236 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 3 septembre 2014
Le cinéma français de cette époque, et notamment cette "Collectionneuse" de Rohmer, a fait du sexisme pontifiant et de l'intellectualisme creux la matière de ses oiseuses, laborieuses productions.
Hotinhere

806 abonnés 5 528 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 juillet 2013
Quatrième volet des «Six Contes moraux» d'Eric Rohmer, un parfait équilibre entre le vaudeville et la réflexion où trois personnages traînent le vide de leurs existences dans la torpeur d'un été dans la région de Saint Tropez.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 10 mai 2013
Je commence à croire que, où qu'il aille, quoi qu'il nous propose, Rohmer me passionnera. J'en dois être à mon quinzième de lui ou quelque chose comme ça, et j'ai l'impression d'être ressorti comme si je découvrais ce réalisateur ; car chacun de ses films est comme un renouveau, alors même que l'on sait qu'au sein de ces 6 contes moraux l'histoire sera la même dans les grandes lignes (d'ailleurs c'est mon dernier de ce cycle).

Nous voici donc ici en Provence, en pleine campagne, tout près de Saint-Tropez, ambiance propice pour les grandes vacances. 3 personnages se retrouvent dans une villa, et à peu près tout passe par là. On en est encore à une époque où Rohmer utilisait le héros comme narrateur, et ici cette narration est utilisée quasiment tout le film ; à ce titre la narration, le phrasé, sont exemplaires. Après ce triple prologue bien original, nous suivons l'évolution des rapports entre ces 3 personnages, en vérité surtout entre le héros et cette "collectionneuse", avec comme "intermédiaire" un autre. Ce qui est fascinant, c'est que l'évolution de la relation, pourtant bien imaginée, bien scénarisée, respire comme l'avancée du film, de chaque Rohmer : à tâtons, selon les ressentis des personnages, dans leurs relations avec les autres, on n'est absolument pas dans un quelconque procédé manichéen, les personnages nous montrent au contraire toutes leurs qualités et leurs faiblesses, non Rohmer les fait vivre selon, pour chacun, des idées, des conceptions de vie, et des oppositions en résultent, et avec l'entrée en jeu la question de "l'amour", même si c'est un terme un peu trop générique pour décrire ce qui se passe dans ce film, on baigne dans des scènes toutes faites (des comédiens qui jouent eux-mêmes à travers leurs personnages des scènes pour en impressionner d'autres, n'est-ce pas une leçon de cinéma ?), des rapprochements/éloignements entre eux, et nous, liés au héros mais en même temps spectateur omniscient de tout ce qui se passe, on essaie tant bien que mal de comprendre la collectionneuse, étant dans les mêmes doutes qu'Adrien, on avance à son rythme, et même ce personnage, que l'on croit connaître, nous étonne.

Certains dialogues, certaines pensées, tellement rapides, peuvent prêter à confusion, mais je considère cela surtout comme une enième bonne raison de revoir le film.

Avec donc un sujet que l'on peut paraître presque douteux pour un cinéaste Rohmer, qui au fil de ses films m'apparaît autant comme un écrivain que comme un cinéaste, il parvient à nous emporter dans un réalisme sincère, certes on n'est pas toujours d'accord avec ce qui est dit mais c'est pour éveiller notre sens critique, ainsi le spectateur a aussi son rôle dans ce genre de film.

Comme toujours ces acteurs inconnus sont géniaux, Haydée Politoff est d'une grâce folle.
En conclusion un très bon Rohmer, de superbes dialogues, où les questions de l'amour, l'attirance, la morale, les confrontations de divers points de vue sont balayées de long en large, au travers d'une histoire en même simple que complexe ; les 6 contes moraux sont vraiment une réussite.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 4 avril 2013
La collectionneuse constitue le 4ème film des Six Contes Moraux. L’aîné de la nouvelle vague signe ici une œuvre ou se mêle passions, doutes, contradictions et valeurs sociales.

L’histoire c’est celle d’Adrien (Patrick Bauchau) qui se rend chez son ami Daniel (Daniel Pommereulle) dans une villa sur la cote d’azur. Le but de ses vacances étant de mettre en œuvre le nihilisme philosophique en prônant l’inactivité. La présence d’Haydée (Haydée Politoff), fille facile, va mettre en péril cette quête.
La suite de la critique ici:
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 12 mars 2013
La collectionneuse constitue le 4ème film des Six Contes Moraux. L’aîné de la nouvelle vague signe ici une œuvre ou se mêle passions, doutes, contradictions et valeurs sociales.

L’histoire c’est celle d’Adrien (Patrick Bauchau) qui se rend chez son ami Daniel (Daniel Pommereulle) dans une villa sur la cote d’azur. Le but de ses vacances étant de mettre en œuvre le nihilisme philosophique en prônant l’inactivité. La présence d’Haydée (Haydée Politoff), fille facile, va mettre en péril cette quête.

Le film s’ouvre sur trois prologues très brefs présentant chacun un des protagonistes. Haydée est mise en valeur par sa démarche sensuelle et par la façon poétique dont elle est filmée. Daniel et Adrien sont présentés comme deux êtres rêvant de solitude, agacés par des discussions sans intérêts ou des discours pseudo-intellectuels. Les bruits d’avions traduisent le désir d’évasion auquel se mêle la confusion.

Les premiers jours entre Adrien et Daniel se passent comme ils le souhaitaient, fascination pour le naturel, recherche du vide, discussions sur rien et sur le rien. L’entrée en scène d’Haydée, d’abord écartée consciemment mais pas oubliée, va troubler la vie des deux hommes. L’absence souhaitée va devenir petit à petit un manque.

Haydée est surnommé la collectionneuse par Daniel et Adrien car elle sort avec tout les garçons qu’elle rencontre. Le thème de « la collection » est ici très intéressant puisqu’il évoque pour Adrien à la fois son travail de vendeur et la relation qu’il entretient avec Haydée. Le désir c’est la collection. C’est en elle qu’il apparaît puisqu’il est lui aussi un manque, un attachement, une obsession. Le collectionneur est l’éternel insatisfait. Ce désir jamais comblé s’oppose donc à la pureté et à la morale. Morale sans cesse remis en question par une liberté sexuelle. A ce titre et dans la recherche de vertu il n’est pas étonnant de voir Adrien citer du Rousseau. Adrien se trouve entre deux monde, un monde conscient qui amène la solitudes, la réflexion, la lecture et un monde inconscient avec désirs et société.

L’appréciation du monde et de soi-même se fait ici avec humour. C’est une des grande force du film qui malgré son discours se montre d’une grande légèreté. On oublie vite le ton mondain, agaçant des protagonistes pour entrer véritablement dans le film.

A noté que La collectionneuse est le premier véritable film photographié par Néstor Almendros. Il signe déjà là un chef d’œuvre de lumière.

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Kill-Jay
Kill-Jay

80 abonnés 928 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 mars 2013
Je ne connaissais pas Eric Rohmer avant ce film, ou du moins je ne connaissais pas son style car j'avais forcément entendu parlé de lui (il fait parti de la Nouvelle Vague, au même titre que Godard ou Truffaut) mais je vais maintenant m'y intéresser de plus près et avec envie. J'ai beaucoup apprécié ce film qui n'est pourtant pas considéré comme son meilleur, fortement éclipsé par "Une nuit chez Maud" réalisé et sorti deux ans après celui-ci. Cependant celui-ci est excellent. Le rythme lent instauré donne un ton au film, la puissance sensuelle et émotive qui en ressort est très forte également. On sent un projet personnel, limité, ce qui donne encore plus d'attachement. L'histoire est plaisante sans être transcendante, on est vraiment dans le pur style Nouvelle Vague en tout cas. Un bon film !
Antonin T.
Antonin T.

39 abonnés 48 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 janvier 2015
Rohmer explore avec humour et rigueur un univers ou se confonde les valeurs sociales, la morale et le questionnement amoureux; dans des paysage méditerranéen sublimé par sa mis en scène particulièrement lécher.
Sebmagic
Sebmagic

205 abonnés 1 129 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 décembre 2012
Mon deuxième essai concernant Eric Rohmer est plus mitigé. Evidemment, il est difficile de passer après Ma nuit chez Maud qui est un véritable ravissement. Le passage à la couleur m'a un peu déçu, les couleurs ne sont pas très belles mais n'empêchent pas le bon visionnage du film. Les thèmes traités (celui du désir, mais aussi de l'amour et de l'amitié) sont intéressants et portés par des acteurs plutôt convaincants, Patrick Bauchau étant aidé par sa propre voix-off tandis que Haydee Politoff ne manque ni de charme ni de mystère. Pas obsédant, mais suffisamment intelligent pour s'y intéresser.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 4 décembre 2012
(VIDEO) Un film qui n'est pas sans charme. On se demande toujours si Rohmer parle vraiment de ce dont il parle... Quelle est la métaphore ici ? Le petit minois d'Haydée finira peut-être par me souffler la réponse... en rêve.
Nicothrash

476 abonnés 3 342 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 20 novembre 2012
Quatrième film des "Six Contes Moraux" de Rohmer, c'est pour ma part le premier qui m'a déplu profondément, les dialogues sont bien trop philosophiques pour être crédibles et les acteurs, en plus de ne pas être bon, sont mal dirigés, voire pas dirigés du tout. Les 1h30 paraissent durer des siècles, les personnages, hautains, sont inintéressants au possible et clairement il ne se passe rien à part une espèce de jeu de séduction faible et dégradant. Par ailleurs, lorsqu'un acteur doit boire un verre, qu'il le fasse vraiment ! Le dernier quart d'heure s'avère être plus intéressant que le reste du film mais dans l'ensemble, ça fait bien peu à se mettre sous le dent, une déception.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 29 mars 2012
Film «Nouvelle Vague» dans lequel les acteurs semblent improviser leur texte. Typique des années 66-67 lorsque les « 30 Glorieuses» avaient permis l'éclosion de la pop music ainsi que la conviction de l'imminence la «Société des Loisirs». L'avenir a été tout autre, c'est pourquoi ce film possède une fraîcheur particulière.
Lotorski
Lotorski

27 abonnés 588 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 9 janvier 2012
Je me suis ennuyé ferme. Pourtant, je ne nie pas que les dialogues volent assez haut (même trop pour être crédibles) ni que le scénario soit dénué de tout intérêt. Mais les acteurs, Patrick Bauchau en tête, récitent leur texte à peine mieux qu'un élève de primaire récitant une poésie. Je ne résiste pas au plaisir de dévoiler un faux raccord : à deux reprises au moins, Bauchan fait semblant de boire un verre, mais il faudrait être aveugle pour ne pas remarquer qu'il n'absorbe pas une goutte.
GabbaGabbaHey
GabbaGabbaHey

244 abonnés 1 583 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 août 2011
Un très bon Rohmer, bien dans l'ambiance de la saga "Six Contes Moraux" dont il fait parti, mettant en scènes des personnages extrêmement bien développés psychologiquement, et échangeant entre-eux des idées, des envies... Des personnages qu'il est fascinant d'apprendre a connaitre et de voir vivre sur la pellicule.
titusdu59
titusdu59

87 abonnés 696 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 juillet 2011
Un très beau film! Le style de Rohmer trouve encore dans les décors de Saint-Tropez un parfait équilibre entre le vaudeville et la réflexion, sur les autres, et particulièrement sur soi-même! Et le célèbre réalisateur en tire un très bon parti puisqu'une nouvelle fois, il de permet de nous offrir quelques délicieux jugements, et impressions sur les choses des plus banales au plus profondes et sensibles de la Vie. Et ça c'est du talent. Bon, c'est du Rohmer, et donc le film est très bavard, assez lent, et n'a pas vraiment de structure linéaire, ce qui déstabilise parfois, mais au fond, ça va loin, sans en avoir l'air. Superbes couleurs et paysages également.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 25 juin 2011
Eric Rohmer a le grand mérite de pratiquer un cinéma entièrement et intégralement libre : sans aucune contrainte et ayant de réelles qualités artistiques (décors, soin de la photographie...). Cependant, malgré la qualité incontestable de l'écriture du scénario, on peut reprocher à Rohmer son manque de profondeur, justifiable par un certain désintérêt pour l'émotion et pour la musique. Si Rohmer parvient à donner à "La collectionneuse" ce côté artistique, caractéristique de la nouvelle vague et du cinéma dit "libre", il en délaisse cependant volontairement la simplicité.
Cette simplicité manquante visible dans "la collectionneuse" est peut être à l'origine de l'infériorité de l'oeuvre sur les monuments de la nouvelle vague.
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