Derniers Avis : Dans la chaleur de la nuit - Page 3
Dans la chaleur de la nuit
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CH1218
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4,5
Publiée le 23 janvier 2022
Prenant le pouls de la société américaine 3 ans après l’adoption de la loi sur les droits civiques, le film de Normal Jewison n’aurait dû être que le reflet de son époque, 55 ans après, il reste malheureusement et toujours d’actualité. Au-delà du polar pesant, tendu, moite et brillamment écrit qu’il est, son atout tient pour beaucoup à l’interprétation. En danger constant malgré son insigne de flic, le puissant (et récemment disparu) Sydney Potier en impose par l’intelligence et l’autorité qui confère à Monsieur Tibbs. Face à lui, Rod Steiger campe un rustre, raciste et irascible shérif du Sud avec une cabotine ardeur qu’il lui vaudra un Oscar. Participant à l’ambiance fiévreuse de « Dans la Chaleur de la Nuit », la partition blues est signée Quincy Jones.
Une bonne histoire solidement racontée mais auquel il est difficile de se passionner tant les personnages sont caricaturaux. Heureusement que Rod Steger insuffle un peu de vie dans cette peinture du Mississippi, l'ambiance d'une petite ville étant aussi bien rendue. Et au moins une grande scène quand Sidney Poitier rend la gifle qu'il a rendu de la part d'un puissant de la ville
Un tres bon film policier ou thriller selon certain tous dépend comment on se place qui est captivant il nous tiens en haleine du début à la fin à aucun moment on se doute de cd qui va ce passer car le film brouille les nombreuse piste et cela est une bonne chose pour le spectateur qui ne s'ennuie pas et au moins on ne se dit pas tiens c'est lui le meurtrier ou ce genre de chose . Sidney poitier est juste incroyable dans ce rôle il aurait mériter un oscar même si il la déjà gagner pour lys des champs . Il montre tous l'étendu de sont talent . Une réalisation plutôt soigner est qui arrive à faire un atmosphère plus sombre .
résumer :
Dans le Mississippi des champs de coton, dans une petite bourgade sordide, Sparta, un crime vient d'être commis : un industriel sur le point de monter une usine est retrouvé mort dans la rue, assassiné. Un voyageur inconnu assis dans le hall de la gare est arrêté par l'adjoint du shérif, il est aussitôt accusé du meurtre : il est noir et a beaucoup d'argent sur lui. Après vérification de son identité, il s'avère que cet homme venu de Philadelphie est Virgil Tibbs, un officier de police de cette ville. Il est alors relâché sans un mot d'excuse. Son supérieur lui ordonne alors de rester à Sparta et de collaborer avec le shérif Gillespie pour retrouver le meurtrier, demande appuyée par la veuve de la victime qui n'a pas confiance dans la police locale.
Mais débusquer l'assassin se révèle une tâche difficile, de fausse piste en fausse piste. Si le chef de la police a des préjugés contre ce Noir qui prétend lui donner des leçons, Tibbs n'en est pas exempt : pour lui l'ignoble planteur raciste ne peut être que le commanditaire de l'assassinat. La vérité, comme les protagonistes, va se révéler bien plus complexe et moins manichéenne.
Un film qui tire toute sa force de la prestation de Sidney Poitier, un expert noir de la police de Philadelphie, embringué malgré lui dans une affaire d'assassinat quelque part dans une petite ville du Mississipi où les flics, le maire, la population blanche en général est farouchement raciste, une façon plus qu'adroite pour Norman Jewison de dénoncer la mentalité des états du Sud, dans les Etats-Unis des années 60. Le scénario n'est pas exempt de faiblesse et l'histoire policière manque un peu de consistance, mais pas d'ellipses, mais là n'est pas l'essentiel de ce film qui près de 60 ans après se laisse très bien regarder
Excellente entrée en matière avec la musique de Quincy Jones chantée par Ray Charles et la ronde de nuit du flic voyeur. Puis c’est l’arrivée de Sydney Poitier, superbe en super-flic englué dans le Mississipi raciste. Suit l’enquête policière plus ronronnante où l’excellent Sydney ne se montre pas non plus exempt de préjugés.
Film qui traite de l incompetance , du racisme aux etats unis dans les anneed 60. Bon senario, belle intrigue. Superbe interpretation de sidney poitiers entoure de bons acteurs.
Le racisme dans le sud des États-Unis, dans les années 60. Toujours d'actualité au vu de Black Lives matter aujourd'hui...L'intrigue et sa solution capillotractée importe peu : ce qui compte c'est le face à face entre Sydney Poitier et Rod Steiger, et son évolution.
Récompensé par 5 Oscars, un polar efficace et audacieux pour l'époque, qui dénonce le racisme institutionnel aux USA, porté par l'excellente confrontation entre Sydney Poitier et Rod Steiger (oscarisé pour son rôle).
« Dans la chaleur de la nuit » de Norman Jewison est sorti en 1968 et a obtenu pas moins de 5 Oscars dont celui du meilleur film. Il raconte l'histoire de Virgil Tibbs (Sidney Poitier), un officier du FBI de Philadelphie qui pour aller voir sa mère, passe par Sparta. Or un industriel de Chicago vient d’être assassiné et de suite Tibbs est accusé car il est noir et a de l’argent sur lui. Après contrôle d’identité, le shérif local Gillespie (Rod Steiger) va sur l’insistance du patron de Tibbs et plus encore sur la demande de la veuve de l’industriel – méfiante quant à la police locale - va devoir collaborer avec Tibbs. Cette collaboration s’avérera difficile à s’installer dans cette petite ville du Mississippi où la plupart des habitants sont racistes… et espèrent que Tibbs qui se mêle de leurs affaires se fasse descendre. Le film n’a pas trop vieilli et si son début est un peu lent, l’enquête ne manque pas de rebondissements (malgré quelques petites incohérences dans le scénario), et surtout l’analyse du racisme est très fine au début du film en termes de gestes retenus, de non-dits et de regards… même si on n’échappe pas vers la fin à la scène de la gifle donnée (et rendue) par Eric Endicott, le riche planteur de coton employant de nombreux ouvriers noirs (« Il fut un temps où je l’aurais tué à coups de fouet »), puis à la volonté de 4 blancs de vouloir en découdre par la force avec Tibbs. La chanson de Ray Charles dès le générique vient renforcer encore ce grand film !
Le film est très bien. En effet, le scénario est assez basique : l'enquête pour découvrir un meurtrier dans une petite ville ou quasiment tout le monde se connait. Ce film est un immense témoignage de la sale ambiance qui existait (existe?) dans les états du sud à l'encontre des noirs. Cette ambiance est plus que nauséeuse, et donne envie de vomir, mais elle a réellement existé et ce film à l'immense qualité de nous le restituer. C'est toutefois assez dommage que plus de 50 ans après, les faits divers tendent à nous prouver que les choses n'ont guère changées. Sidney Poitier est excellent tant dans ses silences que lorsqu'il parle. A voir par tous comme un immense témoignage de ce que la ségrégation peut engendrer et ceux qui veulent voir un très bon film policier.
Assez bon scénario, surtout pour l'époque. On passe dans les clichés flic blanc - flic noir. On sent du professionnalisme dans les deux cas. Mais l'affaire tourne en rond et l'ennui arrive vite. Les policiers ne sont pas sympathiques et on ne s'identifie à aucun personnage. Le manque de charisme et d'expression de l'acteur principal fait perdre davantage d'intérêt à l'intrigue qui devient une torture dont l'on attend la chute.
Témoignage social davantage qu’un film policier, « Dans la chaleur de la nuit » peut décevoir l’amateur d’intrigues tortueuses, d’enquêtes complexes ou de scènes d’action inhérentes au genre. Cinglant dans la description des mentalités de l’époque, le film est, avant tout, un réquisitoire contre le racisme et la bêtise. L’Amérique profonde en prend pour son grade dans ce Mississipi bas du front mais on sent bien qu’il s’agit ici d’une des premières productions visant à dénoncer ce racisme viscéral. Du coup, hors de son propos qu’on imagine virulent à l’époque, il ne reste hélas aujourd’hui plus grand chose. La faute, tout d’abord, à une ambiance pas assez glauque, à une intrigue prétexte sans intérêt et à un enchaînement de situations invraisemblables. On aurait aimé un film à l’atmosphère poisseuse à souhait, une intrigue passionnante et des situations beaucoup moins conventionnelles. Surtout, on aurait aimé davantage de rythme et de tension. Le film est d’une lenteur agaçante et jamais l’enquête ne décolle. Sa résolution est d’ailleurs dans la même tonalité que ce qui précède. Le film est donc davantage aujourd’hui un documentaire (tout à fait imparfait par ailleurs) d’une époque qu’un film ayant d’autres arguments singuliers à défendre. C’est bien joué mais cela reste une simple entrée en matière pour dénoncer le racisme. Pour le reste, n’importe quel épisode d’une série policière de l’époque était bien plus original et nerveux que ce film mou et démonstratif mais nécessaire.
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5,0
Publiée le 12 juillet 2020
Qu'on le veuille ou non Sidney Poitier restera toujours dans les mémoires comme le premier acteur noir à jouer aux côtés et au-dessus de ses homologues blancs. Il suffit de regarder le générique d'ouverture de Dans la chaleur de la nuit et vous verrez que non seulement il obtient un crédit supérieur a Rod Steiger mais son nom apparaît également en premier. Quelque chose qui aurait pu facilement être inversé et ignoré compte tenu de l'importance de chaque personnage. Mais pour ce thriller socialement conscient né des turbulentes années 60 ce devait être très certainement un choix conscient. Pour Poitier ce film avec Devinez qui vient dîner ? Marque le dernier de ses rôles axés sur les droits civiques dans lesquels la race de son personnage est un élément d'intrigue très important. Quand nous voyons Poitier pour la première fois comme Virgil Tibbs il descend du train dans la petite ville du Mississippi de Sparte. Bien que nous ne puissions le voir que de la taille aux pieds nous avons un aperçu rapide de sa main et nous sommes conscients de sa race. À partir de ce moment le réalisateur Norman Jewison établit la tension raciale qui ne fera que s'intensifier au fil du film. Ce qui commence comme une conversation étonnamment civile entre Tibbs et Endicott devient rapidement imprévisible. À partir de ce moment l'expérience servira à brouiller le jugement de Tibbs et à faire apparaître ses propres défauts, ce qui le rendra un personnage presque aussi complexe que Gillespie. C'est la complexité de Gillespie qui a valu à Steiger l'Oscar du meilleur acteur sur Poitier en 1968. En fin de compte après que le meurtre soit résolu et que l'injustice raciale soit balayée sous le tapis, Tibbs et Gillespie disent leurs adieux et continuent leur vie très différente. Message du film chacun a intérêt à se connaître quelque soit sa race...
Voici un bon film classique américain des années 60 avec en tête d'afficher Poitier, Steiger et Oates. Ce film est basé sur le couple formé par Poitier et Steiger, un Noir et un Blanc. On est plongé dans une enquête policière qui n'est qu'un prétexte pour mettre en avant ce couple Noir/Blanc. Le duel entre les deux est le fil rouge du film, car le scénario en lui-même manque un peu d'originalité. Poitier est comme d'habitude impressionnant en jeune premier, avec sa grandeur physique, et son flegme. En face de lui Steiger est tout en rondeur, colérique et méchant. Et c'est ça qui fonctionne.