J'ai vu un film... virevoltant et plein d'amour de Claude Lelouch envers Jean-Paul Belmondo, Jacques Brel, le cirque, l'amour, la confiance... C'est un film très touchant, très émouvant porté par la magie de ce réalisateur hors-norme qui sait s'entourer d'un casting hors-norme, énorme et tellement fort. Il y a une telle volonté de demander à sa caméra d'aimer le comédien qu'on ne peut qu'être subjugué par la puissance des images, du scénario, des comédiens. On assiste à de magnifiques numéros de duettiste entre un JP Belmondo au sommet de l'éblouissement et un R. Anconina tout à la création de son personnage touchant. Bravo...
La crise de la cinquantaine version Bebel. L'acteur y exprime tout son art, sans cascades, bourre-pifs ni grandiloquence. Son duo avec Richard Anconina fonctionne à merveille, comme un passage de relais entre deux générations. Au-delà de l'histoire d'un sérieux pétage de plomb, de superbes images des quatre coins du monde, de paysages et d'animaux sauvages qui résonnent avec le charisme de Jean-Paul Belmondo. Sa simple présence impressionne, rassure, donne confiance. Voir Belmondo donner du poisson à un immense oiseau qui l'attrape en volant au-dessus de lui, est la démonstration de son calme face à la nature. Quant aux leçons à tirer des enseignements de Sam Lion : savoir dire bonjour, ne jamais avoir l'air étonné. À (re)voir en se laissant porter par cette escapade.
Du beau jeu d'acteur. Un Anconina aux petits oignons et un Belmondo sobre mais roublard. On aurait d'ailleurs aimer voir plus souvent Bébel dans ce type de jeu... Bref, on passe un bon moment. Comme toujours avec Lelouch, il y a ses figures de style, mais ça se suit...
J’ai trouvé la première partie du film insupportable ce qui gâche forcément le film. La seconde partie est beaucoup plus intéressante (avec notamment une scène culte entre Belmondo et Anconina) mais le tout reste brouillon et certaines scènes ennuyeuses. Je n’ai pas vraiment accroché à cet « Itinéraire d’un enfant gâté » et reste sur ma faim.
Toujours cette atmosphère très survol/à côté de la plaque qu'on a dans tous les films de Lelouch. Toujours filmé avec amateurisme mais ce film est plus digeste que tous les autres Lelouch. L'histoire est très basique, un homme riche a besoin de retraite et part à l'aventure. À regarder quand on est un peu dans les vappes, ce film vous bercera ! 2,9/5
Des surprises mais pas trop. Des banalités mais pas trop.
L'aventure du Nord au Sud. Partir se perdre pour se retrouver.
Les choses les plus évidentes, certains les trouvent vite et s'en lassent. D'autres bataillent désespérément une bonne partie de leur vie pour les toucher du doigt.
Le réalisateur Claude Lelouch offrait un ultime succès populaire à Jean-Paul Belmondo en lui confiant le rôle d’un homme d’affaire à succès ayant grandi dans le milieu du cirque décidant de tout plaquer et de simuler sa mort. Après une magnifique première partie sur l’errance de ce personnage unique usant d’un montage audacieux à base de flash-back, le récit redevient plus classique sur sa fin mais demeure un long-métrage émouvant grâce à la prestation pleine de sensibilité de l’acteur au sein d’une histoire évoquant la transmission et la perte avec une profonde délicatesse.
Un film magnifique dans lequel Lelouch fait le portrait émouvant de Sam Lion interprété par un sublime Belmondo (césarisé), rempli de scènes monumentales (comme celle où bébel apprend à Anconina à dire bonjour et à ne jamais paraître étonné) et parcouru par une énorme BO. Dommage que la fin soit un peu à rallonge.
Un beau film rempli d'émotions! Le casting est royal et ils nous transmettent magnifiquement bien les émotions ! La première heure reste quand même longue...
Assurément l’un des tout tous bons Lelouch, pour ne pas dire le meilleur. « Itinéraire d’un Enfant Gâté » c’est surtout l’un des grands rôles de Jean-Paul Belmondo. Parsemé d’une poignée de délicieuses séquences où intervient souvent Richard Anconina, un film à la fois original, drôle et émouvant dont le découpage peut désorienté.
Du pur Lelouch, un assemblage de bric-à-brac qui repose sur un scénario écrit sur une feuille de cigarette à rouler... Bref, Bébel est en roue libre et nous gratifie de sourires enjôleurs et d'yeux humides dans le rôle du merveilleux père et chef d'entreprise qui décide de tout laisser pour mieux se retrouver. Ce n'est pas léger-léger et l'interprétation d'Anconina, dans son personnage habituel de faux-jeton (cf. "Police"), alourdit un peu plus le tout. On sauvera quelques scènes en Afrique, plutôt bien filmées. La fin est carrément bâclée, enchainant les invraisemblances pour - semble-t-il - le plus grand bonheur des admirateurs du cinéaste et de l’acteur.
Comment résumer Itinéraire d'un Enfant Gâté en quelques phrases ? Ce véritable bijou, signé Claude Lelouch, est incontestablement truffé de qualités, et offre à Jean-Paul Belmondo l'un des plus beaux rôles de sa carrière, tout en confiant à Richard Anconina, également très prometteur, quelques scènes des plus réussies. La musique est superbe, les dialogues splendides, le décor magique, les mots manquent pour désigner cette perle française des années 80. Mention spéciale aux scènes où le maître guide l'élève, dans la chambre comme dans la voiture, extrêmement drôles et travaillées à la fois.
Un de mes Bebel préféré, parce que improbable, marrant, plein de clin d'oeil, décontracté et exotique. D'accord, c'est un peu cousu de fil blanc mais c'est divertissant et on ne demande rien de plus au cinéma grand public.