Premier gros succès critique de David Lean, cette histoire d'amour impossible n'a pourtant rien de sensationnel. L'ensemble est froid et les personnages peu attachants malgré le sentiment de culpabilité qui les hante.
Un petit bijou d’émotion et de mise en scène. L’écriture subtile et délicate de Noël Coward est sublimée par Lean qui insuffle du réalisme poétique à cette romance du quotidien. La finesse de sa direction d’acteurs, la capacité du cinéaste à « habiter » les décors réels et son lyrisme confèrent à ce mélo intimiste un ébouriffant souffle romanesque. Comme personne, Lean parvient à saisir les frémissements qui animent ses personnages et donner à leur expérience humaine une dimension mythique : c’est celle d’un amour impossible.
"Brève rencontre" est bien structuré, plutôt maitrisé, et porté par d'excellents comédiens. Pourtant, il se révèle terriblement lisse. En effet, malgré la présence de David Lean derrière la caméra, la film ne parvient jamais à surprendre. Cette histoire qui traite de l'amour éphémère et de l'inexorable renvoi au quotidien (à la fois insignifiant et sécurisant) est bien connue. Elle se déroule ici sur des rails, et n'en sort jamais. On attend de voir l'esquisse d'un rebondissement, mais il n'en n'est rien. Aussi, on est ému que par de brefs instants. Décevant donc, surtout de la part d'un réalisateur capable de faire beaucoup mieux.
J'attendais tellement de ce film que ce fût une grosse déception, j'attendrai "peut-être" un 2ème visionnage plus posément pour lui rajouter une demi étoile ou plus. L'histoire est beaucoup trop simple, il y a de belles scènes et de belles images mais ça ne suffit pas. Très bien réalisé par ailleurs mais il manque clairement du gras pour ne pas rester sur sa faim et parler d'un éventuel chef d'oeuvre comme j'ai pu lire ailleurs. En muet il serait peut-être mieux passé.
Histoire d'un amour impossible et du choix cornélien de deux amoureux, déchirés entre leur passion et leur foyer. Un mélo au ton quasi néoréaliste, où les personnages issus de la classe moyenne apparaissent très ordinaires et rendent l'histoire universelle. Ce souci de montrer la vie se double d'une atmosphère esthétique très soignée. Un grand film romantique beau, simple, poétique, émouvant.
Loin des super-productions épiques qui le rendront célèbre, David Lean signe ici un drame romantique intimiste, d'une justesse émouvante, et à la structure remarquable.
Récit de la passion foudroyante entre deux inconnus. Un classique du mélodrame, d'une élégance rare et d'une tristesse infinie, porté par le couple fusionnel formé par Trevor Howard et Celia Johnson, et accompagné par la musique sublime de Rachmaninov.
De la plus simple des façon, David Lean réalise un film à la fois intense et nostalgique. Avec "Brève rencontre", tout est parfait, tout d'abord dans la durée du film ... un film court pour une histoire éphémère, cela semble logique, mais encore plus au fil du long-métrage, cela montre le peu de temps de cette romance, que tout était précipité, sans calcul et sans avenir. Un grand film, certainement, mais "Brève rencontre" c'est avant tout un couple incroyablement beau mis scène part un cinéaste talentueux. Trevor Howard est tout simplement génial, d'une simplicité et d'une justesse impeccable quand à Celia Johnson, elle éblouie le film, sa présence est incontournable, tantôt elle nous fait sourire, tantôt elle nous sensibilise au plus profond de nous, et signe une très belle performance d'actrice, tenant ici l'un des plus beau rôle que j'ai vu jusqu'à présent. Cet amour est simple, authentique, et c'est justement ça qui en fait de ce film, un film touchant. La naissance de cet idylle est magnifique, sa crève l'écran, sa transpire la gaieté, l'envie de tout oublié, tout mettre de côté pour vivre un grand amour, mais ce qui aurait semblé presque logique aujourd'hui, ou plutôt compréhensible dans les moeurs de l'était pas en 1946 ... période où l'adultère était très mal perçu, sans parlé de la Femme en général vis-à-vis des hommes. Mais tout ne réside pas que dans une histoire d'amour, car "Brève rencontre" possède bien d'autre qualité, comme la photographie signé Robert Krasker avec de somptueux clair/obscur. L'ambiance de tous ces endroit, qui devienne aussi bien habituel pour le couple que pour le spectateur, le quai de gare bien sûre, mais également le bar ou encore le pont au dessus de la rivière, scène superbe d'ailleurs. Puis rien ne serais aussi beau sans la sublime musique de Rachmaninov, apportant encore plus d'émotion et de sentiment. En somme, David Lean signe une oeuvre doté d'une grande intensité, enivré, puissante, montrant un amour beau et cruel. "Brève rencontre" rappelle aussi étrangement, "In the mood for love" de Wong Kar-Waï. Bref, le réalisateur britannique offre en 1945 un chef d'oeuvre au cinéma, une ode à l'amour, un poème superbe, défiant l'époque dans un univers s'adressant à la monotonie. Finalement, "Brève rencontre" est un conte amer. Magnifique.
Émerveillé dès mon enfance par les œuvres à grand spectacle de David Lean, j'ai découvert beaucoup plus tard ce bijou. Le souffle du destin incarné par ce train qui emporte l'amant est le point d'orgue du film à mon humble avis. Le train revient d'ailleurs dans les films suivants comme une pièce maitresse : Lawrence d'Arabie, Dr Zhivago, Le Pont de la Rivière Kwaï.
Un superbe mélodrame intimiste, à mille lieux des superproductions pour lesquelles David Lean est aujourd'hui connu. "Brève rencontre" met en scène un homme et une femme, aux vies banales mais tout-de-même heureuses, qui vont découvrir le sens du mot « passion » au contact de l'autre après leur rencontre dans une gare (tout un symbole). On est loin ici des mélodrames à la Douglas Sirk qui feront les beaux jours du genre dans les années 50. Ici, pas d'amours contrariés dans les milieux bourgeois, pas de technicolor flamboyant ni de sous-texte politique. Aucune mention n'est faite de la Seconde Guerre Mondiale qui n'est pourtant pas terminée lors du tournage du film. Les deux héros semblent vivre dans un milieu certes aisé mais certainement pas riche. De même, on est loin des acteurs glamours de Sirk (Rock Hudson, Lana Turner, Lauren Bacall). Car c'est bien à des êtres banals qu'on a affaire ici, du moins en apparence. Car Laura et Alec, s'ils sont à priori très terre-à-terres et peu romanesques, renferment chacun une âme passionnée. Laura se passionne pour le cinéma et aime la poésie tandis qu'Alec semble s'éveille quand il en vient à parler de médecine préventive, visiblement sa passion. Ils sont finalement plus semblables que ne le sont Laura et son mari, lui semblant très prosaïque et réfractaire à toute forme de passion (il n'arrive même pas à trouver se mot dans sa grille de mots croisés !). On peut toutefois voir traduit dans la mise en scène les difficultés du couple à vivre leur histoire. Ainsi, alors que Laura va rejoindre Alec dans un appartement, on la voit passer de nombreuses portes et couloirs tandis que la caméra la filme à travers un grillage ou des barreaux. Et si on dit que les histoires d'amour finissent mal, celle-ci n'en est que plus douloureuse puisqu'elle ne sera jamais concrétisée. On voit d'ailleurs le parallèle avec l'histoire du chef de gare et de la tenancière du café, pendant humoristique du couple Laura/Alec et qui, bien qu'inscrit dans la durée, n'aboutit à rien de concret non plus. Saluons donc le travail proprement génial de l'équipe du film qui a fait de "Brève rencontre" le chef-d'œuvre qu'il est assurément, à commencer par David Lean, Noël Coward (pour son scénario tout en finesse) et les acteurs Trevor Howard et Celia Johnson (ah! l'intensité de son regard lorsque ses yeux se perdent dans le vague).
Un chef-d'oeuvre de David Lean... Et encore un. Grand prix du premier Festival de Cannes, "Brève rencontre", au-delà du simple mélodrame, bouleverse par sa justesse de ton, la tension et la beauté imprimée par son réalisateur à une histoire au départ d'une simplicité absolue. Un homme marié aime une femme mariée. De cette simple histoire d'amour, Lean livre un film d'une force inouïe dont s'inspirera sans doute plus tard Clint Eastwood lorsqu'il réalisera sa "Route de Madison". Un film magique et fort.
Belle réalisation et sujet qui, traité d'une jolie façon, aurait pu donner lieu à un film excellent. Sauf que, David Lean s'est, à mon avis, fourvoyé dans son choix de narration. Ces flash-back à répétitions sont terriblement terne et n'apportent rien. Pire, ils enlisent le récit dans un flot constant d'explication, de dialogues, là où, il aurait mieux fait de faire confiance à la force de ses acteurs et à celle de sa mise en scène. Ce choix narratif vient entacher un film qui aurait pu être bien plus touchant à mon avis. Dommage.
Un des films qui a marqué mon expérience au cinéma. L'ai vu il y a plus de 20 ans et m'en souviens encore très bien. Depuis, ai retrouvé cette intrigue de nombreuses fois au cinéma mais sans la puissance de "Brief encounter", un petit chef d'oeuvre
Quatrième long métrage de David Lean, "A Brief Encounter" m'a légèrement déçu. L'histoire de cette love-story impossible entre une femme mariée et un docteur ne m'a pas emballé plus que ça. En revanche la mise en scène du célèbre réalisateur David Lean est irréprochable secondé par la musique de Rachmaninov magnifique. L'ambiance du quai de la gare en fait des scènes subtiles où chacun peut se reconnaître dans le duo de personnages, car c'est en effet un univers que tout le monde a déjà emprunté et transforme un lieu commun en lieu totalement symbolique tout comme le bar de la gare. Celia Johnson et Trevor Horward assurent leur rôle d'amants troublés, et cette dernière offre une scène finale cadrée majestueusement , très belle. Un bon drame romantique britannique donc, mais qui n'atteint pas le niveau de "L'Aurore" par exemple personnellement.