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Un visiteur
4,0
Publiée le 29 septembre 2006
Un film austère ? Certes, mais peut-on en vouloir à Benoît Jacquot ? Non, car il a eu le mérite d'adapter de façon très fidèle (ce n'est pas si fréquent au cinéma) le roman de Benjamin Constant. Isabelle Adjani est parfaite dans le rôle d'Ellenore et représente à la perfection ce que peut être une femme mourrant d'amour. On retrouve aussi, avec plaisir, Jean Yanne dans un de ses derniers rôles,le rôle du comte qu'Ellenore semble presque ignorer que se soit avant où à la fin de son histoire avec Adolphe, ce qui explique qu'il passe presque inaperçu dans le film. Stanislas Merhar,parfait,nous apparaît très a l'aise dans ce personnage passant du jeune homme amoureux et en admiration devant Ellenore,à un homme plus mûr et sûr de lui (grâce à cette relation avec une femme de 10 ans son aînée). Cette souffrance ne fera qu'accroître cette maturité. Adolphe est prêt, à la fin de l'histoire ,à affronter la vie. Un très beau film.
Quest ce que lamour ?Je ne peux répondre à cette question, car jen ai pas la réponse. Mais ce film définit clairement lamour, une réponse royale. Une femme qui ne demande rien, tombe malgré elle amoureuse dun jeune homme immature et enfantin, Adolphe. Ce jeune homme androgyne, qui est à la quête de ce qui est inaccessible, découvre la ravissante Eléonore, qui va tout faire pour la séduire.( comme dans les liaisons dangereuses). Il désire ardemment la posséder, pour cela il met tout à sa disposition, et finalement il lobtient, elle succombe à la tentation. Son désir assouvie, il néprouve plus de sentiments, dattirance envers son égard, juste de la pitié, car elle laime passionnément et quitte tout pour lui, même ses enfants( comme dans Anna Karénine). Nest ce pas magnifique ? je trouve quAdolphe nest pas méprisable mais grandiose, car il naime plus cette femme mais malgré cela il reste à ses cotés jusquà sa mort !Oui elle meurt à cause de lui mais, sa présence éternelle comble son égoïsme. Il la fait souffrir car lui même souffre, il souffre de son devoir dêtre responsable delle, de rester à ses cotés ! Cest ça lamour, aimer en souffrant. Soublier pour lautre Ce film reflète deux aspects primordiales de lamour, deux notions assez complexes, aimer et désirer, aimer cest mourir pour lautre, cest souffrir, cest soublier, devenir fou, être limite une personne que lon ne voulait pas être, bref cest faire des sacrifices. Désir, désirer, cest un terme qui a une connotation sexuelle, cest juste physique, cest un manque qui doit être assouvie absolument. Cest éphémère, non éternel, cest pourquoi cest méprisable ! Pourquoi avoir peur daimer ? a ton peur dêtre malheureux, de souffrir ? nest pas la souffrance qui nous guide vers la passion, qui nous aide à apprécier lamour? Enfin ce film est exquis, cest pourquoi je ne comprends pas les gens ne peuvent pas apprécier ce chef duvre ! Ce film à leau de rose est fait pour les ames sen
Un film honteux. On nous le présente comme littéraire, il n'est que pompeux. Les commentaires appliqués en voix off de l'insignifiant (et très laid) Stanislas Merhar sont plats, sans relief, sans vie ; et pire, ils relèvent d'une idéologie puante, d'un piètre point de vue sur la nature humaine. Benjamin Constant était-il un abruti puéril ? On nous le présente comme romantique, il n'est que morbide et malsain. Tous les personnages, guindés ou hystériques, sont antipathiques ; le ridicule pointe même plus d'une fois le bout de son nez, par exemple lorsqu' Eléonore se roule sur son lit en pensant à son Adolphe... Les interprètes ne sont pas nécessairement à mettre en cause, mais ils ne relèvent pas le niveau décidément médiocre du tout : certes, Adjani reste magnétique, belle et habitée (du moins pendant la première partie du film). Mais finalement elle en fait trop, et en devient exaspérante. La soit-disant passion destructrice qui hante son personnage relève plutôt de la pathologie, et ne suscite guère d'empathie de la part d'un spectateur comme moi. Quant au "héros", outre qu'il est joué par un acteur au charisme d'une serpillière, il ne présente aucune qualité, mais non plus aucun trait de caractère qui pourrait au moins susciter de la fascination : non, c'est juste un pauvre type, enfantin et immonde. Même l'esthétique du film est laborieuse : entre des plans baveux sur un baiser censément fiévreux des héros, entre la léthargie ambiante qui ressort de la mise en scène et des dialogues, et ne suggère que négativité paresseuse (n'est pas Racine qui veut...), Adolphe ne vaut finalement à peu près que pour sa photographie, aux partis-pris tout à fait respectables (bien que là encore sans génie).
Benoît Jacquot est décidément sur la mauvaise pente !!! Adolphe n'est qu'une plate illustration sans intérêt d'un livre pourtant remarquable et essentiel. Adjani est frémissante mais ça ne suffit pas à nous faire vibrer une seule seconde. De la bonne qualité française comme on dit, c'est-à-dire lisse, insipide et ennuyeux ... mais avec de beaux costumes !!!