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Allociné7792
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3,0
Publiée le 12 novembre 2015
Bon film dans son ensemble. Un trio d'acteurs convaincant. Un scénario et une mise en scène relativement efficace. La relation entre les trois personnages est assez intense et étrange. Elle est même carrément ambigu entre les entre la frère et la sœur. Eva Green se met littéralement annule pour ce rôle.
Un film au rythme lent ponctué par de précieuses et superbes scènes de cinéma d'archive, cultes et une super bande originale. Les trois acteurs à l'affiche sont remarquables.
Je garde un bon souvenir de ce huis clos bien barré, trois jeunes enfermés dans un appart à Paris, une famille de barge, des délires sexuels atypiques, le tout réalisé avec classe et subtilité.
Je n'ai pas l'impression que cela mène vraiment quelque part... Les trois jeunes se retrouvent intimement et volontairement liés dans un grand appartement parisien sachant qu'il y a parmi eux un frère et une soeur qui s'adonnent déjà à des jeux curieux inexpliqués. C'est du genre "Dernier Tango à Paris" (Du même réalisateur) mais avec 3 personnes du même âge. Très spécial et révélateur du talent de comédienne d'Eva Green qui dévoile un jeu de charme assez troublant.
Un film qui nous montre le mal des années 68 que se soit au niveau social mais aussi sexuel avec une évolution des mœurs. Image qui pourrait pourquoi pas se refléter sur nos jours actuels. On notera le très beau jeux des jumeaux intégrant dans celui-ci un innocent qui montera en doute tous ses fondements par sa très bonne valorisation de son rôle en tant qu'arbitre.
The dreamers aura au moins la qualité de bien porter son nom. On est plongé dans la vie peu trépidante de jeunes bourgeois bohèmes sous fond de révolution de mai 68 et de liberté sexuelle. Les discussions n'effleurent que les thèmes qu'elles évoquent sans jamais rentrer dans le débat en lui-même, les scènes de sexe ne sont pas vraiment bons et je n'ai vu que de l'immaturité partout (sauf quelques éclaircies de Matthew qui ne sont pas développées)... J'aurai voulu que la question de la moralité soit plus au centre du sujet, car au final on se positionne naturellement du côté de Matthew alors qu'on devrait être au centre, de s'en carrer totalement de ce que pense les autres. Il y a un manque de partie pris du réalisateur que l'on assimile à la passivité de Louis Garrel et de son personnage. Eva Green est-elle la seule à aimer son frère ? ou est-ce réellement réciproque ? J'en doute. Je vois plus un jeu de sa part à lui que de l'amour pour sa soeur... Mais,on ne saura jamais... Non, vraiment à éviter !
Premier rôle pour Eva Green, et on comprend tout de suite pourquoi elle a fait carrière, elle n'a pas que son physique de beau...son jeu l'est également. Une relation entre frère et sœur très particulière, voire carrément décalée, à laquelle vient se greffer un jeune américain, rassemblés par leur intérêt commun, à savoir le cinéma. Leur coté rêveur, ainsi que la fameuse innocence de la jeunesse qu'on connaît, les mèneront tout droit vers une relation (bancale pour l'étranger et habituelle pour ces frère et sœur) où les gages glauques seront de la partie. Enfermés dans leur appartement, ces jeunes se livreront à de drôles de fantasmes pendant que le reste de la population tentera de faire évoluer les choses. Séparés par une fenêtre, le rêve et la conscience pourront pourtant s’interpréter de chaque coté.
The Dreamers est captivant, de part d'abord ses acteurs, Eva Greene et Michael Pitt en grande forme, ils crèvent l'écran. Le scénario est riche en références, clin d'oeils (historique, personnalités, cinéma), un huit clos sous fond de mai 68 qui fonctionne d'un bout à l'autre. C'est très dérangeant parfois, à s'en perdre, ne plus savoir quoi penser de ce que l'on regarde, mais le scénario, le jeux continue, rassure (ou non) et nous mène à la fin d'une superbe oeuvre. Pas culte, mais pas loin, un film à ne pas louper... à regarder si ce n'est pas encore fait. Il vaut le coup d'être vu qu'on adore ou qu'on déteste.
Un huit clos en plein Paris un peu étrange. Trois étudiant (un américain et deux français) vont se retrouver dans un appartement durant Mai 68 où une certaine utopie va s'installer entre jeux sexuelles, cinéphilie et découverte de soi. Les acteurs livrent une performance pas forcement facile (ils se mettent à nu) avec d'un côté, des jumeaux qui vivent en symbiose et qui ne peuvent quitter leur enfance et leur attachement l'un pour l'autre puis un jeune américain qui succombe à certaines folies qu'il n'a jamais osé faire (le plus sain des trois). Un film qui ne m'a pas spécialement emballé mais qui n'est en rien mauvais.
Un huit-clos dans un appartements parisien, avec un américain, une française, et un peu de sexe, difficile de ne pas faire le lien avec "dernier tango à Paris" du même Bertolucci. En fait "les innocents" est plus un hommage sincère à la nouvelle vague, et au cinéma en général. Sincère, mais malheureusement pas à la hauteur de ses ambitions. Le film donne l'impression que Paris a été filmé exclusivement pour un public étranger tant la France des année 60 est idéalisée. C'est touchant, mais parfois un peu exaspérant. Un bon film malgré tout.
Dark Shadows, le dernier navet de Tim Burton n'aura eu finalement qu'une seule conséquence positive, celle de me faire voir ce film. En effet, dur de ne pas être intrigué par la plastique d'Eva Green (et Bertolucci étant réputé pour faire des films non approuvés par le saint père) et de vouloir en découvrir d'avantage. Je n'avais pas vu de Bertolucci avant celui-ci (enfin je triche un peu, j'ai vu son segment du film collectif la contestation, mais aucun souvenir, je ne me souviens que du segment de Godard) du coup je ne savais pas à quoi m'attendre, et je dois dire que c'est assez brillant. En fait c'est un réel hommage, sincère au cinéma de la nouvelle vague, au cinéma de l'âge d'or américain. C'est avec un plaisir communicatif que Bertolucci nous fait entendre la musique d'à bout de souffle, nous montre des extraits de films, et je suis aux anges. Mais le film ne se contente pas de parler de cinéma, c'est aussi un film sur la sexualité, sur Mai 68. Alors on pourrait peut-être reprocher au film que le perso de Michael Pitt soit plus contemporain pendant que les deux frères et soeurs eux appartiennent bien à leur époque. J'ai l'impression en effet que Pitt a une vision contemporaine de Mai 68, sait déjà pourquoi ça a échoué. Mais après c'est peut-être moi qui extrapole. Malgré tout ce n'est pas inintéressant. Après le film est moralement très étrange, un amour quasi physique entre un frère et sa soeur, c'est assez particulier je dois dire. Le film parvient à être vraiment beau par moments, mais garde peut-être un peu trop d'artificialité pour être réellement touchant et déchirant. En tous cas on a un casting de rêve entre Pitt (acteur beaucoup trop sous exploité), Garrel et Green il y a de quoi faire. Il faut noter aussi la présent de Léaud qui vient tenir son propre rôle au début du film, mêlant alors images d'archives et images réelles. Les acteurs se sont vraiment donnés à fond pour le rôle, se mettre à nu comme ça il faut oser. On sent néanmoins une certaine sensualité interdite émaner de certaines scènes et c'est toujours assez troublant. Un bon film, très bien référencé, assez beau, bien joué, intelligent. Mouais, c'est pas mal du tout. J'en verrai d'autres de ce réalisateur.
J'ai regarder avec acharnement ce film tordu dans lequel j'avais l'impression de reconaître mon copain avec sa soeur. Vraiment tordu.. Choquant.. Les décors ne sont pas génial et la fin trop vite bouclé. L'histoire est osé.