Au début, on y croit: avec un casting aussi alléchant et James Mangold aux manettes, ça devrait le faire. Peu à peu, on se demande si on n'est pas devant une caricature, tellement les rebondissements se voient venir à des kilomètres, tellement les acteurs surjouent leurs réactions, et puis on relève l'absence abyssale d'humour, alors on se dit que non, ce n'est pas une caricature. Identity accumule ce qu'il y a de pire dans les clichés du film de genre, tente une pirouette à mi-parcours pour retenir le spectateur, mais force tellement le trait que c'en est ridicule. Aucune subtilité, aucune tension véritable: un ratage total.
Identity est un film très intelligent, et à vrai dire c’est une de ces bonnes surprises, qui laisse un peu dubitatif au début, et qui finit réellement par prendre au jeu. Le casting est déjà très attrayant à la base, avec des acteurs bien choisis, tantôt de premier plan, tantôt de second plan, mais qui tous apportent une plus-value au film Cusack est à l’aise, et endosse bien le premier rôle, mais il faut avouer que la présence charismatique et imposante de Ray Liotta fait qu’à mon sens ce dernier emporte un peu le morceau ici. Entre ces deux-là, qui restent les têtes d’affiche, j’ai trouvé le reste du casting bien présent, et il ne se laisse pas monter sur les doigts de pied. On remarquera dans des seconds rôles prestigieux Alfred Molina et Rebecca de Mornay, truculente alors qu’elle apparait finalement peu. Le scénario est futé, et c’est lui le gros atout du film, principalement de par son dénouement surprenant. Le film se présente essentiellement comme un thriller, presque un slasher par moment, baignant dans une ambiance angoissante. Le film est rapide, nerveux, et il est rapidement prenant, posant ses personnages vite et bien pour se concentrer sur l’affaire. On est dans un suspens très prenant, très sombre, qui pour ma part m’a fait très plaisir. Après on pourra peut-être trouver à redire sur un rebondissement ultime pas forcément des plus crédibles, un peu abusif en fait, et sur une tendance au « on se sépare » pour un rien qui reste relativement lourd. Visuellement l’esthétique est vraiment soignée. Le film baigne dans une ambiance glauque, avec une photographie très réussie qui contribue grandement à créer une atmosphère ténébreuse prenante et en même temps sans abus. Les décors sont limités mais judicieusement choisis, et Mangold montre que lorsqu’il s’éloigne de produits un peu trop « blockbuster », il peut retrouver la patte qu’il avait eu sur Copland et offrir un spectacle attrayant avec peu d’effets. On notera quelques moments sanglants justifiant le – de 12 ans, mais enfin rien d’abusif. La bande son est efficace, mais je regrette un peu sa sous-exploitation, alors qu’elle aurait pu être un gros plus. En conclusion Identity reste un métrage de belle facture, soigné, intelligent, et dynamique. Pour ma part Identity est la preuve qu’on peut faire un film sur un sujet abstrait de façon intelligible, et ce n’est pas donné à tous. 4.
Une première partie un peu longue pour commencer et arriver au motel, mais suivi d’une nette accélération à partir du premier meurtre qui fait plaisir. L’atmosphère devient alors plus sombre pour ce thriller haletant qui tient son spectateur en haleine devant un bon suspens et un scénario simple mais efficace. L’action parallèle avec le jugement d’un prisonnier est bien réalisée ne laissant pas apparaitre de lien avec le motel. Le film est prenant, le twist final bon et la dernière scène laisserait presque à réfléchir sur le système judiciaire. Un très bon thriller, un très bon film.
Identity multiplie ouvertement les références à Psychose et l'hommage est réussi. La qualité visuelle du film est incontestable. On se perd facilement dans ce motel paumé au milieu de nulle part avec cette pluie battante qui ne cesse jamais de tomber et de nous abrutir, ce décor labyrinthique sans fond aux chambres toutes semblables les unes aux autres, glauques, noires et tourmentées. Tout y est décomposé et altéré. Chacune de ces 10 personnes cache sa vraie nature, sa véritable personnalité. Les meurtres se multiplient et le nombre de suspects se réduit vite. Cependant, la logique n'a pas prise là où se passe cette histoire et le film ressemble davantage aux Dédales de René Manzor au final. Pour ceux qui sont des habitués de twists de fins de film, vous aurez une vague impression de déjà vu. Pour les autres, ce sera le pied !
Thriller servi par de bons acteurs et une intrigue très originale qui déconcertera même les plus futés des spectateurs. Ce huit clos, où se mêle film policier, film psychologique est à découvrir sans hésitation
j'ai été positivement surpris par Ce film qui commence avec des retours dans le temps grâce à une utilisation astucieuse du montage puis après avoir présenté tout les personnages on entre enfin dans le vif du sujet! Après cette introduction, vous savez déjà que vous avez affaire à un film appliqué qui développe des personnages avec des caractères propres à chacun et une atmosphère de tension grâce à un vieux motel mal éclairé et la pluie omniprésente. Le suspense est parfaitement géré et il y a une sensation de danger palpable. Les scènes de meurtres sont assis réaliste pour donner des frissons et le film arrive quand même à nous emmener ou il veut malgré qu'il soit assez facile de prédire certains événements. La fin bouleverse un le tout mais reste intéressante. En conclusion, un film qui prend un concept un peu classique mais qui en fait quelque chose de distrayant et de bien ficelé même si certaines questions reste en suspend même après le denouement...
Je suis sortit partagé par ce film qui s'annonçait bien au départ, des personnes vont se rencontrer sous une forte pluie nocturne dans un motel au milieu de nulle part des personnes étaient victimes d'accident, perdu sur une carte géographique ou plus fort un tueur détenu par un policier. Comme au jeu du "Cluedo" , des meurtres ont ètre commis mais qui est l'assassin parmi ces gens qu'on soupçonne paniqués ou manipulés. J'avais bien aimé les longs métrages qu'a fait James Mangold jusque là, on lui les excellents "Copland" ou "Night and day" , ambiance crispante autour de ce motel bien maitrisé à la mise en scène mais le problème, c'est la fin sans dévoiler les détails qui m'a déçu, 10 dernières minutes grotesques à vrai dire. Le casting est tout de même impeccable avec John Cusack, Ray Liotta, Amanda Peet, Cléa Duvall ou Alfred Molina entre autres. Bof.
Un thriller assez efficace au scénario tordu (même s il comprend pas mal d esbroufe). Le suspens est tout de même rondement mené, l ambiance de paranoïa parmi un groupe de 10 personnes coincées dans un motel un soir d orage est pesante et réussie. C est donc un bon petit film du genre qui mérite le détour.
J'ai eu le malheur de tomber sur la bande-annonce et évidemment elle en montre beaucoup trop, même si elle remplit son but premier : donner envie au spectateur. L'ennui c'est que Identity ce n'est pas Sixième Sens, l'atout principal du film c'est la fin et il n'y a pas de grandes idées de réalisation derrière pour rattraper l'intérêt de ceux qui ont été spoilés. Ce n'est pas mal fait pour autant, mais c'est filmé de façon assez plate, il n'y a guère que l'introduction des personnages en flashback imbriqués les uns dans les autres qui est réussie. Mais le réalisateur a réussi à donner à ce huis clos un sentiment d'enfermement réel et pesant, c'est déjà ça. Le casting est assez fourni en têtes connues et on peut noter la présence de quelques seconds couteaux habituels (principalement Clea DuVall !). Malheureusement tout ce beau monde joue plutôt mal. Le jeu des acteurs est correct lors des dialogues simples, mais dès que leur personnage se met à paniquer/pleurer/être choqué par une révélation cela devient tout de suite plus maladroit, en particulier le prisonnier qui surjoue pendant tout le film. Comme je l'ai dit j'avais une vague idée de la fin donc j'avais déjà une piste sur laquelle réfléchir, mais je pense que même sans cela le scénario laisse des indices beaucoup trop gros, dont un qui m'a fait souffler du nez tellement c'était grossier. Du bon et du moins bon pour Identity, un bon postulat de base et une ambiance parfaitement géré qui sont tiré par le bas par des ficelles assez visible et une direction des acteurs à la traîne. Dommage, on tenait là une bonne idée.
La première fois que j'ai vu ce film, en salles donc, j'ai été déconcertée. Je m'attendais à un "banal" slasher ("banal" avec tout de même un casting 4 étoiles, John Cusack et Ray Liotta en tête, sans oublier Alfred Molina dans le rôle du psy), au final le film est plus intrigant qu'il ne le laisse paraître au premier abord. En le revoyant, on comprend mieux ses tenants et aboutissants, on prend garde à certains détails dont on n'aurait pas forcément fait attention lors du premier visionnage (je pense notamment à l'attitude de Timothy, le jeune garçon, lors de certaines morts). Cela dit, certains points restent encore confus, pas assez explicités à mon sens (même dans la version étendue). Peut-être est-ce dû au doublage, toujours est-il que je n'ai pas trouvé les explications des docteurs pour déterminer l'état mental de leur patient très "faciles d'accès". Cela dit, la partie slasher est la plus réussie. Le fait d'avoir choisi comme cadre un motel sous une pluie battante, par une nuit noire, participe pour beaucoup à l'atmosphère d'étrangeté et d'épouvante qui se dégage de l'ensemble. Les acteurs sont tous très convaincants. La tension est bel et bien présente tout du long et ne faiblit jamais. On se demande sans cesse: qui est l'assassin? Et ce jusqu'à un dénouement à l'image de ce qui a précédé: déconcertant.
Identity fait partie des films dont la fin est censée être le gros point fort, à l'image de Psychose (dont le réalisateur fait un gros clin d'œil) ou d'autres. Pourtant, elle est ici totalement ratée. Elle est plus risible que terrifiante, elle arrive aussi trop vite. Le film n'est pas raté, on se demande pendant pas mal de temps qui est le tueur, mais bon ce n'est jamais réellement captivant.
Avec un pitch tout droit inspiré des Dix petits nègres d’Agatha Christie, Identity semblait ne surprendre personne ; et pourtant ! Indentity dévoile bien plus que des meurtres en série d’un petit motel, au contraire le film cache d’un étonnant twist final.
Le début d’Identity laisse croire au spectateur qu’il assiste à un slasher classique avec toutes venues fortuites dans un motel perdu. Mais Identity est un réel film sur la schizophrénie avec un très bon twist final, plus ou moins attendu. La réalisation est bien menée et fait vite monter la pression aux spectateurs.
Mais au final, Identity perd son équilibre et son intensité lorsque le twist final est révélé ; car celui-ci intervient trop tôt dans la narration du film. Et beaucoup de questions restent en suspens comme par exemple : pourquoi avoir choisi de dévoiler la blessure de Ray Liotta sans la développer ? ou bien qui a été vraiment assassiné ?
spoiler: [SPOILER] On peut trouver les réponses à ces questions avec l’explication suivante d’Identity. En réalité, les personnages du motel sont des personnalités de Malcom Rivers. Afin d’éviter la peine de mort, le psychiatre veut prouver aux juges que la personnalité qui a assassiné quatre personnes (quatre ans auparavant) a été « tué » mentalement par Malcom Rivers : c’est pour cela que Joan Cusak tue Ray Liotta. Ainsi, toutes les personnalités nuisibles de Malcom Rivers ont été nettoyées lors de l’épisode du motel et la personnalité restante est celle de Paris, la prostituée. Mais à la fin, on découvre que le vrai tueur était en fait Timmy, le petit garçon, et en tuant Paris il reprend le contrôle de la personnalité de Malcom Rivers. [/spoiler]
Identity aura fait vibrer son audience par son ambiance angoissante mais aura déçu par le dévoilement précipité du twist et d’une fin mal mené. Et, au final, Identity ne passe pas le cap du second visionnage car l’intérêt du film ne repose que sur son scénario surprise.
Tout d'abord, j'ai acheté Identity en DVD et j'ai été positivement surpris. Ce film commence avec des retours dans le temps grâce à une utilisation astucieuse du montage puis après avoir présenté tout les personnages on entre enfin dans le vif du sujet! Après cette introduction, vous savez déjà que vous avez affaire à un film appliqué qui développe des personnages avec des caractères propres à chacun et une atmosphère de tension grâce à un vieux motel mal éclairé et la pluie omniprésente. Le suspense est parfaitement géré et il y a une sensation de danger palpable. Les scènes de meurtres sont assis réaliste pour donner des frissons et le film arrive quand même à nous emmener ou il veut malgré qu'il soit assez facile de prédire certains événements. La fin bouleverse un le tout mais reste intéressante. En conclusion, un film qui prend un concept un peu classique mais qui en fait quelque chose de distrayant et de bien ficelé même si certaines questions reste en suspend même après le denouement...
Excellent film avec un scénario très intelligent et un casting haut de gamme.... pas grand chose à rajouter....Le genre de film à ne pas dévoiler pour que le 1er visionnage reste un plaisir....mais tout aussi efficace dans les visionnages suivants
un thriller plutôt grotesque, avec toute une flopée d'acteurs de seconde zone à leur niveau (c'est à dire mauvais), qu'un scénario certes ambitieux mais mal maîtrisé ne sauve pas du naufrage quasi total.