Derniers Avis : Une question de vie ou de mort - Page 3
Une question de vie ou de mort
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belo28
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5,0
Publiée le 15 mai 2011
Un film de procès au paradis, autrement l'une des histoires les plus originales depuis la création des histoires! Bref, une inventivité technique autant que narrative (qui se représenterait le paradis en Noir et blanc alors que le monde vit dans un sublime technicolor)! L'escalier qui mène à la mort est une trouvaille absolument ahurissante! Le film qui plus est repose sur une logique de fraternité et de solidarité qui entre en complémentarité avec celle du Colonel Blimp où des hommes et des femmes dans l'adversité peuvent devenir plus proches qu'ils n'auraient jamais imaginés l'être avec des étrangers ou même des ennemis! Une histoire d'amour à travers le temps et l'espace! Une histoire d'amour sur une question de vie et de mort!
Ce qui frappe à la vision de A Matter Of Life And Death c’est l’imagination fertile de nos compères Powell et Pressburger qui signent ici une œuvre très originale. La réalisation est superbe et les astuces utilisées comme le changement noir et blanc/couleur, l’arrêt du mouvement fonctionnent très bien, tout autant que la musique. Le monde de l’au-delà comporte son lot d’images oniriques tout en comportant une certaine dose d’humour bienvenue. L’interprétation est bonne globalement, David Niven et Roger Livesey s’en sortent très bien mais je suis moins enthousiaste au sujet de Kim Hunter qui donne un ton peut-être un peu trop langoureux aux scène romantiques et Marius Goring qui joue un révolutionnaire français un peu caricatural, surtout dans l’accent. Ce qui embête un peu dans le film c’est sa vocation à traiter des relations britanno-américaines, notamment lors de la première partie du procès. Cela place le film à l’après-guerre, lui enlevant un caractère universel souhaitable pour la morale très simple du film : « love is heaven and heaven is love». En tout cas A Matter Of Life And Death est un très bon film qui se doit d’être vu ne serait-ce que pour son originalité.
Une question de vie ou de mort (A Matter of Life and Death), 1946, de Powel et Pressburger, avec David Niven. Comme dans Le Ciel peut attendre, réalisé par Lubitsch trois ans avant, on explore ce moment supposé du passage de vie à trépas, occasion de réflexions existentielles, philosophiques et de prendre un peu de recul sur la vie, pour teinter d’humour ce passage délicat. Voici donc un pilote de la RAF, qui s’apprête à sauter de son avion en flammes…sans parachute. Sa mort est certaine et son contact radio, une charmante américaine, en est bouleversé. En plein délire, l’Anglais lui déclare son amour. Son équipage, déjà au paradis, quelque part parmi les soleils et les étoiles du cosmos (merveilleuses images du début) l’attend de pied ferme. Mais cette nuit du 2 mai 1945, les Anglais sont dans une purée de pois si dense, que même l’envoyé du ciel va rater le rendez-vous avec le mort programmé. Miraculeusement échoué sur la plage, miraculeusement trouvé par la belle américaine. Les voilà amoureux pour de bon. C’est là que le film prend tout son sens, grâce à un scénario ciselé, mélangeant réalisme (un homme choqué, qu’il faut soigner) et fantastique (l’homme est approché par un envoyé du ciel venu le récupérer). Une négociation s’engage alors, le pilote arguant que s’il pouvait mourir hier sans problème, il ne le peut plus maintenant, dès lors qu’un amour, né pendant la période de sursis, le retient sur terre. Les « hallucinations » de l’homme alternant avec les situations terrestres, on est pris dans un tourbillon magique, avec des effets de pellicule très avant-gardistes, des trouvailles visuelles, jusqu’à ce que se tienne son « procès », au ciel, et, en parallèle, son intervention chirurgicale du cerveau, sur terre. Mais, ce procès, qui aurait dû être le morceau de bravoure de l’œuvre, est mal écrit, et le film s’empâte sur la fin, alors qu’on était proche du chef d’œuvre !. On passe néanmoins un très heureux moment de cinéma, avec un David Niven épatant.
Un des chefs-d'œuvres du cinéma d'après-guerre, signé Michael Powell, qui donna toutes ses lettres de noblesse au cinéma anglais. Avec "une Question de vie ou de mort", Michael Powell fait éclater au grand jour toute sa poésie "shakespearienne" faite de bruit et de fureur, mais aussi de rédemptions et d'amours impossibles. Le résultat de ce mélange improbable est pur enchantement, quasi magique, magnifié par un scénario époustouflant de finesse et des images d'une rare beauté. Du grand cinéma en somme.
Un scénario finement ciselé par le brillant duo Emeric Pressburger-Michael Powell, des décors incroyables, une photographie inoubliable qu'elle soit en couleurs ou en noir et blanc, des trouvailles visuelles éblouissantes, un casting d'acteurs fabuleux, David Niven, à qui l'uniforme d'officier de la RAF sied à merveille joue son plus beau rôle, Kim Hunter, est tout simplement magnifique et Roger Livesey est comme à son habitude grandiose ce qui est le cas aussi de Raymond Massey. En bref, tout ces éléments font d'"Une Question de vie ou de mort", en plus d'être un incontestable chef d'oeuvre absolu du septième art ainsi qu'un des plus grands films britanniques de tous les temps, un joyau inestimable et indémodable du cinéma. C'est aussi une preuve de l'immense génie de son cinéaste Michael Powell.
Film bien british avec une tres belle photographie, un scenario tres original et empli de bons sentiments Anecdote: le groupe de rock metal Iron Maiden reprendra le titre du film en clin d'oeil (plus que ça meme)pour intituler leur dernier album en date qui tout comme le film aborde fort le theme de la guerre.
"Une question de vie ou de mort" est un film plein de qualités cinématographiques mais d'une légèreté de ton telle qu'il en sombrerait presque dans la mièvrerie... Faire un film, au lendemain de la guerre, optimiste et quasi féérique, évitant scrupuleusement d'aborder avec un minimum de sérieux la gravité de la situation, n'est pas un mal. Mais il n'était sûrement pas nécessaire pour autant d'auréoler cette intrigue amoureuse d'un romantisme gentiment idyllique que l'on qualifiera sans peine de "cul-cul". L'imagerie "arlequinesque" du couple, haute en couleur et légèrement floutée, ne fait pas que me laisser froid et indifférent: elle a le don de me désintéresser totalement de ce que je regarde. Ce penchant pour le romantisme guimauve des romans photos de nos grand-mères a toujours été une des faiblesses du cinéma du duo Powell-Pressburger ("Les chaussons rouges", "Le narcisse noir",...), mais les qualités cinématographiques de leurs films rattrapaient toujours ces faiblesses. Ce n'est plus le cas avec "Une question de vie ou de mort", malgré certaines trouvailles et certains procédés cinématographiques très imaginatifs pour l'époque. Ne pas oublier non plus qu'à l'origine, le film est un film de commande, au lendemain de la guerre, pour réconcilier Anglais et Américains. Powell et Pressburger rempliront bien leur mission dans une dernière partie de film frôlant parfois, dans les dialogues, le ridicule. Dommage, le duo britannique tenait là un scénario et des idées de cinéma dignes de donner naissance à un chef d'oeuvre. Leur film aujourd'hui est un film sympathique, que l'on pourra toujours montrer à nos jeunes bambins, un dimanche après-midi de Noël, bien installés au coin de la cheminée...
Un monument du cinéma fantastique, et un monument du cinéma tout court. Une question de vie ou de mort est sans aucun doute l'une des oeuvres les plus grandioses du tandem Powell-Pressburger, qui signe ici un chef d'oeuvre de lyrisme, de poésie et d'émotion. De plus, les couleurs sont resplendissantes, et le scénario d'une richesse inouie. Mais le film se révèle être aussi une réflexion sur les enjeux de la vie, de la mort, de l'amour, tout cela sans la moindre mièvrerie, mais au contraire, avec toujours plus de sensibilité et de brio. David Niven trouve ici l'un de ses meilleurs rôles. Un chef d'oeuvre.
Cest une romance belle par sa simplicité, touchante par sa naïveté, adorable par son optimisme. Une question de vie ou de mort fait du bien. (...) Comme laurait dit Lubitsch, "le ciel peut attendre". Ici, il le fait merveilleusement bien. Lun des films préférés de Martin Scorsese.
Powell et Pressburger livrent une perle du cinéma fantastique, d'une surprenante modernité, que ce soit dans la virtuosité technique de leur mise en scène, dans leurs audacieuses envolées narratives et dans leur direction d'acteur. Poème cinématographique, alternant couleurs et noir et blanc, ce film est époustouflant de magie, d'émerveillement et d'enthousiasme. Impressionnant.