D'abord, il y a ce titre, assez risible "Destination Finale 2". Ca fait penser à ces sagas fantastiques de série B aux noms totalement débiles ! Sceptique à l'égard de la qualité de la suite du déjà très bon "Destination Finale", c'est un peu sans grandes espérances mais juste pour voir comment ça a évolué (et aussi je dois l'avouer pour me taper une deuxième grosse marade) que j'ai voulu regarder ce deuxième opus. Et je dois dire que le film a échappé, avec une certaine aisance déconcertante, au piège de la suite ratée tant aperçu dans les sagas américaines. Ce "Destination Finale 2" offre de nouveaux accidents tout bonnement hallucinants de réalisme, et, au risque de paraître, comme le film, totalement sadique, tous sont incroyablement jouissifs ! La trame narrative suit logiquement le premier opus, première scène d'accident de voiture à travers la vision du personnage principal, la jeune Kimberly ici en l’occurrence, au passage exceptionnelle, puis la traque de la Mort des survivants du crash. On retrouve ces éléments efficaces, ces nombreux signes de prémonition au début, comme le panneau "End of Line", le titre d'AC/DC à la radio "Highway to Hell", le gamin à l'arrière qui cogne ses petites voitures, bref, le ton est à nouveau donné d'entrée de jeu. La suite du film va plus loin que dans le premier volet. Les accidents sont de plus en plus spectaculaires, l'humour noir est davantage prononcé. Si le scénario aboutit sur une fin un peu tirée par les cheveux, ça amuse toujours, c'est bien fait, et c'est paradoxalement jamais prévisible. Surtout la dernière scène, très brève et diaboliquement drôle qui pousse le sadisme à son paroxysme. Une belle réussite. "Destination finale" m'apparaît donc pour l'instant comme une bonne saga fantastique.