Martin Roumagnac rencontre une belle femme qui vend des oiseaux. Lui est maçon et son entourage porte des ragots sur elle et les hommes qu'elle côtoie. Martin voit rouge... Un film qui devrait presque commencer par la fin. On y voit la justice française et l’opinion des gens qui se basent sur des "on dit" et faux témoignages. Pas mauvais drame bien qu'un peu confus. On remarque comme l'état d'esprit français est ancré depuis longtemps sur le "Tout le monde parle de ce qu'il ne connaît pas". Intéressant également pour le couple Marlène Dietrich / Jean Gabin.
Un film dramatique et passionnel d’une grande intensité principalement grâce à la prestation exceptionnelle de Jean Gabin qui donne ici un nouveau virage à sa carrière.
Ce film manque complètement du "peps" qu'on pouvait légitimement attendre de la reprise du cinéma dans l'après-guerre, surtout avec Gabin et Dietrich au générique. C'est finalement la même chose que ce que faisait Gabin auparavant, avec cette fois-ci une affiche féminine plus glorieuse et moins faire-valoir mais sans résultat. C'est une oeuvre sans nouveauté qui fait confiance à ses vedettes et s'est laissée prendre au piège de la facilité.
Mélodrame d'après guerre correct qui réunit le couple mythique Gabin-Dietrich, correctement joué (leur complicité amoureuse est évidente). Il ne souffre que de deux défauts, mais majeurs, dans son final : un procès grotesque et caricatural, et une fin ridicule car théâtrale (spoiler: le "suicide" de Gabin).
Sans un être un chef d'œuvre, avec notamment une première partie très classique qui traîne en longueur, le film s'accélère et s'étoffe en deuxième partie. On retrouve avec plaisir Jean Gabin et Marlène Dietrich dans un drame de bonne facture.
(Attention spoiler) Encore un film qui romantise le féminicide. Elle le repousse, il la tue. Combien de femmes sont mortes à cause de cette conception dévoyée de la virilité ?
Quelle belle surprise ! Un superbe drame sur fond de différence sociale ! Et surtout, SURTOUT, l’unique rencontre au cinéma du couple mythique Jean Gabin - Marlène Dietrich… tellement romantique et inoubliable
Martin Roumagnac signé Georges Lacombe porté par le face à face Gabin- Dietrich ,livre son véritable moteur qui est la lutte des classes ainsi que l'incompréhension amoureuse .. Le film oppose la culture ouvrière de Martin (Gabin), entrepreneur en maçonnerie qui travaille de ses mains, à la sophistication contrefaite de la bourgeoisie incarnée par Blanche (Dietrich). Martin se détruit financièrement et moralement pour offrir à Blanche une villa luxueuse qu'il bâtit lui-même, symbole de son obsession dévorante. Le cinéaste parvient à introniser des personnages systématiquement aux antipodes les uns des autres ..Le final tragique et assez subversif pour son époque, rend le métrage encore plus fascinant ..spoiler: Rongé par la jalousie et persuadé qu'elle va le quitter pour un riche consul, Martin perd le contrôle et étrangle Blanche avant de mettre le feu à leur maison. soulignant ici la culpabilité morale plus féroce que la justice des hommes . Le film prend le contre-pied de la morale de l'après-guerre en créant une certaine ambiguïté . Le point fort de l'œuvre reste Marlène Dietrich décrochant là un de ses plus beaux rôles ..Sincère et touchante, elle en devient aux yeux de tous une femme fatale allant à sa perte . Un drame finement réalisé ,embrassant le film noir avec force . Mention spéciale à Roger Hubert ( Les Enfants du Paradis ) et sa superbe photographie noir et blanc .