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Pernille
30 abonnés
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4,5
Publiée le 11 septembre 2025
Les rencontres improbables font parfois bien les choses; Mais là, cette comédie savoureuse de la belle période d'Annie Girardot des années 70 permet un duo explosif avec Philippe Noiret. La première est commissaire, profession peu féminisée dans ces années-là et le second est professeur de grec à la fac, un brin anar ou en tout cas assez remonté contre la police. Mais l'amour va faire le reste dans un contexte ô combien agité d'arrestations faites par la policière. Résumé très léger : mieux vaut voir le film et se laisser embarquer dans les aventures d'une Annie Girardot au sommet de sa forme.
un très bon film où l'on retrouve de tout : humour,suspense, policier avec un tandem excelllent : Annie Girardot-Philippe Noiret et les seconds roles excellents : Catherine Alric, Hubert Deschamps, Raymond Gérome, Paulette Dubost, Guy Marchand, Simone Renant. Un très bon divertissement francais à voir et à revoir
Le début du film n'est pas sans rappeler l'accident le plus culte du cinéma français avec la fameuse 2CV dans "Le Corniaud" (1965), mais en moins drôle et en plus anecdotique. Ce qui fonctionne d'abord c'est le couple Girardot-Noiret dont la complicité est évidente, et surtout leur personnage respectif où madame policière doit gérer un homme qui lui plaît mais anti-flic par principe. L'équilibre entre leur osmose comme prémices amoureux et ce décalage post-soixante-huitard du prof offre une partition savoureuse. L'enquête n'est pas en reste, qui nous balade joyeusement au sein des moeurs légères de nos politiques. Par contre les dialogues de Audiard sont, une fois n'est pas coutume, un peu trop sages et n'offrent pas de répliques ou de joutes verbales réellement marquantes. Le plus gênant sont les nombreux faux raccords et autres maladresses (micros, caméras...etc), notons entre autre l'accident lui-même où Noiret tombe avant même qu'il y ait un choc, où l'acteur qui ne sait pas conduite mais finalement qui sait (?!). La comédie romantico-policière surnage donc surtout à cause du couple et de son duo truculent et des seconds rôles pittoresques qui créent un ensemble bien équilibré. Site : Selenie.fr
"Eh ben mon vieux, une bonne femme pareille, ça doit pas être facile tous les jours". "Tendre poulet", c'était la belle époque ça quand même. Quand la comédie française était encore capable de nous offrir régulièrement ces films débridés bien chargés en vitamines, faits par des pros de l'exercice (De Broca en ce qui nous concerne ici) et interprétés par des acteurs qui se prêtaient bien volontiers au jeu, quitte à s'éloigner radicalement de leur zone de confort. Annie Girardot avait de l'expérience en la matière, c'est exact, mais Noiret nettement moins. On n'aurait jamais cru le voir un jour dans un truc pareil qui va à 100 à l'heure. Et comment ne pas parler de Catherine Alric, clone de Catherine Deneuve. Peut-être pas tout à fait aussi belle qu'elle, mais dix fois plus solaire et énergique. "Tendre poulet" pourrait se revoir à l'envi rien que pour elle.
Le genre de film qu'on regarde par respect et avec un brin de nostalgie des années 1970. Annie Girardot s'agite du début à la fin sans entraîner le monde qui l'entoure. Philippe Noiret interprète un prof gauchiste soucieux avant tout de son confort. Le scénario ne tient pas debout. Ainsi on ne comprend pas le mobile du tueur. À part peut-être un transfert de pseudo paternité de la jeune et jolie Christine Allier (alias Catherine Alric). Les voitures semblent souffrir le martyr à chaque embardée. Au final, on frise l'ennui. À réserver aux amoureux de cette période.
Philippe de Broca signe avec ce film une trépidante comédie policière emmenée par un formidable duo : Girardot / Noiret. Annie Girardot incarne une commissaire de police intrépide et fougueuse tandis que Philippe Noiret joue une professeur de grec, vieux garçon et épicurien. Ces deux personnages aux caractères fort différent se rencontrent par accident et le charme opère. En parallèle de cette romance, le film suit l'enquête menée par la commissaire pour mettre la main sur un meurtrier qui assassine des hommes politiques. C'est un film vraiment très agréable à voir ou revoir et qui a très bien vieilli. De Broca donne du rythme à cette comédie et l'achimie entre Annie Girardot et Philippe Noiret fonctionne à merveille.
Cette comédie policière française de P. De Broca avec A. Girardot et P. Noiret est franchement moyenne. A moins d'être fan de Girardot et, ou de Noiret, je ne recommande pas ce film. C'est un divertissement, bien sur, bien réalisé, avec de bons acteurs, mais l'ensemble reste moyen et le scénario pêche selon moi en plusieurs occasions en prenant des raccourcis.
Ce film est un drôle d'amalgame entre la comédie et le film policier. En effet, les relations entre les 2 protagonistes, Noiret et Girardot relèvent réellement de la comédie, tendance romance, et le fond du film relève vraiment du policier. Et on assiste en un tango permanent entre ces 2 piliers, comédie et policier, mené de main de maitre par un scénario superbement construit. C'est donc, un très bon divertissement avec de grands acteurs. A voir par tous les amateurs de comédie, en premier, et de policier en second.
Un bon polar bien français avec beaucoup d'humour. Une histoire d'amour entre la carpe-Philippe Noiret- et le lapin-Annie Girardeau, avec une mention spéciale pour le brillant second rôle de Guy Marchand.
Annie Girardot incarne Lise Tanquerelle, ce commissiare de police qui est le personnage central -précision pour signifier que le rôle de Noiret est plus en retrait- d'un sujet partagé entre comédie policière et comédie sentimentale. D'un côté, Philippe de Broca met en scène une femme flic dans un milieu habituellement machiste; de l'autre le réalisateur oppse le caractère énergique et la fonction de Tanquerelle respectivement au tempérament débonnaire et aux vieux réflexes anars du professeur de grec qu'interprète Philippe Noiret. La bluette cocasse entre les deux quadragénaires célibataires se greffe d'ailleurs harmonieusement à l'intrigue policière. Et heureusement d'une certaine façon. Car l'enquête que mène la commissaire à propos des meurtres successifs de députés reste, par manque de rigueur et d'originalité, d'un intérêt relatif, en dépit que de Broca entretienne le suspense sur l'identité et les mobiles de l'assassin. Aussi, la qualité des portraits (des premiers comme des seconds rôles), domaine où le cinéaste est généralement habile, enrichit utilement un scénario de polar assez commun.
Girardot à beau courir dans tous les sens, la comédie manque de rythme. Noiret cabotine et joue les seconds rôles. Et puis, un commissaire qui saisit l'arme du crime à pleine main sans se soucier des empreintes, faut pas pousser, mème pour rire. Un De Broca poussif.
Un peu de mal au démarrage avec une direction d’acteurs appuyée, dans une ambiance à la fois franchouillarde et post-soixante-huitarde, puis le film trouve son rythme de sympathique comédie policière opposant deux personnages (Annie Girardot surdynamique et Philippe Noiret jouisseur perché), agrémentée par les dialogues de Michel Audiard.
Le problème c'est le "à la française". Ni polar, ni comédie légère. On dirait du poulet, mais c'est peut-être du veau. Les dialogues sont de Audiard? On ne s'en rend même pas compte, il ne devait pas être en forme. Dommage que Girardot ait tant fait dans le sentimentalisme larmoyant. Elle était tellement meilleure dans le genre truculent comme "elle boit pas ...". Même chose pour Noiret et ses "Ripoux". Hubert Deschamps avait tout pour jouer ici un tueur inquiétant à la "Frenzy" : raté, il se contente d'un dialogue niais avec Noiret. Malgré tout, c'est sympa de retrouver le Paris encore apaisé de 1970 avec de bonnes bouilles comme celle de Guy Marchand. Pour ça, et rien que pour ça, merci Broca.
Rythmé (presque trop :on à du mal à suivre les paroles), bien interprété. Donne un aperçu des mentalités en 77 sur les questions féministes, notamment le contraste entre la commissaire (vision moderne) et la femme entretenue (vision du passé, bien que plus jeune). L'intrigue policière traitée avec un peu de second degré n'est pas du tout crédible.