Une comédie policière sympathique, à l'intrigue peu crédible mais rehaussée par les dialogues d'Audiard et le charme de son duo principal Annie Girardot/Philippe Noiret.
En adaptant le roman de "Le commissaire Tanquerelle et le Frelon" de Jean-Paul Rouland, Philippe de Broca et Michel Audiard réussissent une comédie ou enquête policière et romance s’intègrent parfaitement. L’action menée par l’agitée et trépidante commissaire est tempérée par le calme et philosophe Antoine Lemercier, permettant au film d’échapper au côté fatiguant et sur joué dont « L’incorrigible » fut le prototype. Annie Girardot et Philippe Noiret, alors au sommet, incarnent avec délicatesse et charme ce couple improbable, au sein d’une œuvre qui ne manque pas de singularité avec comme cerise sur le gâteau une poursuite en voiture volontairement non spectaculaire. Cette scène, unique à ma connaissance, était une réaction aux films policier US avec l’inévitable et spectaculaire poursuite en voiture (« Bullit » (1968), « The French Connexion » (1971), etc). Egalement, la tendance post soixante huitarde avec le dénigrement systématique de la police (qui reste de nos jours très présente dans la France de gauche). Mais surtout, en exceptant Georges Wilson qui en fait des tonnes, les rôles secondaires sont parfaitement choisis à commencer par la jolie et dénudée Catherine Alric dans le rôle de la call girl spécialisée dans une clientèle de député. Mais aussi Guy Marchand (un peu sous utilisé), Hubert Deschamps qui offre un très beau dialogue avec Philippe Noiret, et, cerise sur le gâteau, quelques grands moments de tendresse avec le couple central (le chant de la chorale au restaurant, le petit déjeuner, Honfleur) ou de dérisions avec Raymond Gerôme (le Directeur de la crime). Comme Delerue est en grande forme, la mise en scène de Philippe de Broca souvent plus nuancée qu’il semble à première vue, trouve un parfait support musical. Et Annie Girardot, pleine de charme, est magnifiquement utilisée.
C'est un bon petit film signé Philippe de Broca. Bon, ce n'est pas son meilleur film mais il reste sympathique à regarder. Le film reste très actif et très animé, comme tous les films de Philippe de Broca, d'ailleurs. On y découvre Paris à l'époque où il y avait bien moins de voitures que maintenant. Il y a de très bons acteurs et une intrigue plus ou moins appréciable. Un bon petit film de bon humeur. Le film reste sympa à regarder mais certes il ne reste pas si impressionnant que cela, mais il reste néanmoins un film tranquille.
La commissaire de police Annie Girardot et le prof de grec Philippe Noiret donnent, chacun à sa manière, du corps à cette sympathique comédie policière de 1978. Philippe de Broca a parfaitement choisi ses seconds rôles et Michel Audiard les mots et les verbes qu’il fallait pour tonifier les dialogues.
Qu'on aime ou pas, Girardot et Noiret, il faut reconnaitre, leurs jeux d'acteurs est tres brillant. Le film navigue entre comedie et policier et le scenario est assez sympathique. Bon apres il y a bien ces crimes repetés, ou a chaque fois le meurtrier opere au beau milieu de la foule sans que quiconque ne s'en apercoivent. Et aussi ces scenes ou la commissaire roule et prend tous les risques possibles pour aller donner une lettre sur le quai de la gare, faisant meme arreter le train. Bon on dira que ca fait partie de la comedie. Sortie de cela, on passe tout de meme un bon moment.
Noiret et Girardot en roue libre dans un navet périmé qui dépasse du cageot et dont très logiquement personne ne veut, même pas le clébard. De Broca qui a signé quelques excellentes comédies ici et là livre un film d'une rare paresse, comptant sans doute sur les dialogues de Michel Audiard pour se raccrocher aux branches.
Peine perdue puisqu'il a déjà tronçonné l'arbre et que ce bon vieux Michel est inexistant, ses dialogues étant étrangement plats et sans saveur, faisandés eux aussi en quelque sorte. Bref, ce Tendre Poulet ne sent pas bon et n'exhale qu'un long ennui. Un désastre.
Un très gros succès des années 70 qui permettait le confrontation de deux méga stars : Annie Girardot et Philippe Noiret. Le duo fonctionne à merveille, entre ces deux anciens amis qui se retrouvent 20 ans plus tard. Un personnage farfelu tout en couleur pour Annie Girardot excellente et le maître Noiret calme, professeur de grec, , séducteur plein de charme. Beaucoup de quiproquos ,de l'humour pétillant, et de la nostalgie pour ce Paris des années 70.
Ce film a mal vieilli et Annie Girardot est agaçante, à sautiller et courir dans tous les sens. Mais quel plaisir de voir l'immense Philippe Noiret, et les courses-poursuites en bagnoles de flics dans les rues de Paris.
Cette comédie policière un peu désuète, nous raconte une intrigue plutôt mince et pas très palpitante. Pour ce qui est de la comédie l'aventure n'est pas non des plus exaltante. Heureusement Annie Girardot et Philippe Noiret sont impeccables et les dialogues de Audiard ont de temps en temps quelques sursauts salvateurs.
Un petit polar assez quelconque mais qui nous donne le grand plaisir de revoir Annie Girardot et son formidable débit et le placide Philippe Noiret, et aussi quelques savoureux seconds rôles aujourd'hui oubliés (Guy Marchand etc).
J’ai davantage de tendresse pour la suite de ce film, « On a volé la cuisse de Jupiter », que pour le premier volet que j’ai pourtant vu plusieurs fois. C’est assez rare que je préfère les suites pour que cela vaille la peine d’être signalé. Peut-être est-dû à l’exotisme des décors de la Grèce alors qu’ici, c’est essentiellement Paris qui est filmé ? Annie Girardot est de quasiment tous les plans et vraiment sensationnelle. Philippe Noiret me semble sous-exploité par le scénario. Par contre, Catherine Alric est déjà géniale de désinvolture. Quant à l’histoire, elle est cousue de fil blanc mais ce n’est pas le plus important. Les dialogues de Michel Audiard sont déjà là : cet homme était vraiment un génie dans l’utilisation des mots.
La rencontre a lieu sur un carrefour : le vélo d’Antoine percute la R5 de Lise. Cupidon s’en mêle, et une histoire se noue. Lui, éternel étudiant qui n’a jamais pu se résoudre à quitter la fac ; elle, empotée, excitée, qui vit chez sa mère et attend l’amour. Mais il y a un hic : elle est commissaire. Et elle a une enquête en cours. Ponte du divertissement froggy, aussi à l’aise en aventures que dans le polar caustique, Philippe de Broca signe avec ce Tendre poulet une très réussie comédie tous publics où souffle l’esprit libre et naturel des années 70. Audiard lâche du lest avec son habituelle truculence, et s’applique à coucher des dialogues justes et frais joyeusement repris par une distribution de choix. Noiret et son flegme de rêveur, Annie Girardot en pinson ardent forment un couple adorable, déluré, sémillant, tandis qu’autour les bonnes bouilles creusent leurs seconds rôles sous la partition guillerette de l’inamovible Georges Delerue. Ainsi on se laisse vite aller à cette affaire de meurtres dans les hautes sphères menée tambour battant par l’entraînant tandem. Bonne pioche.
Elle est commissaire de police, il est professeur de grec. Ils se sont connus à la fac et les voilà qui se retrouvent des années plus tard alors qu'elle le renverse en voiture. Mais ce n'est pas facile de commencer une histoire d'amour quand un tueur de députés sévit. Philippe de Broca, spécialiste de ce genre de comédie légère, est ici aidé par de superbes dialogues de Michel Audiard. Mélange réussi entre romance et polar, "Tendre Poulet" ne néglige aucun de ces deux registres et bien qu'étant un film léger, la crédibilité de l'enquête n'est pas laissée pour compte. Ce mélange réussi, porté par les prestations énergiques d'Annie Girardot et de Philippe Noiret est un régal.
bientôt 40 ans et pas une ride ! Un scénario au cordeau qui souffle le froid et le chaud sur des acteurs épatants, un habile mélange de comédie et de polar, je m'etonne que ce film ne soit pas passé 45 fois déjà a la télévision, il y a des prétendus classiques de la comédie qui ne lui arrivent pas a la cheville !