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    Promesses
    note moyenne
    3,7
    28 notes dont 6 critiques
    répartition des 6 critiques par note
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    6 critiques spectateurs

    Sandrine C
    Sandrine C

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    5,0
    Publiée le 15 mai 2019
    Ce formidable documentaire, grand prix des Rencontres Internationales de Cinéma à Paris en 2001 et nommé aux Oscars du meilleur documentaire en 2002, donne la parole à sept enfants israéliens et palestiniens âgés de 8 à 12 ans. Partant du principe que la vérité sort de leur bouche, ce film surprenant a le mérite de poser clairement les problèmes et de n'éluder aucune question dans le conflit Israélo-Palestinien. Le résultat est incroyablement riche et émouvant.
    Cela tient à la justesse et à la générosité du regard porté sur ces enfants. Le réalisateur BZ Goldberg et ses producteurs Justine Shapiro et Carlos Bolado ont su éviter les pièges habituels et nombreux qui se cachent si souvent dans ce genre de projet. Dans "Promesses", pas l'ombre du cliché attendu. Nous sommes très loin du misérabilisme et du sentimentalisme de rigueur dans nos J.T. hexagonaux, quand il s'agit de rendre compte du conflit israélo-palestinien. Ici, foin de la sempiternelle litanie du décompte des morts et des blessés des deux camps qu'on nous assène jour après jour. On peut donc parler de ce conflit autrement qu'en dressant des listes mortuaires. Avec plus d'intelligence et de recul en tous cas…

    En allant à la rencontre de ces enfants, tous très attachants, ce film nous fait comprendre ce qu'ils ressentent, un par un : de Moshé, le petit religieux qui vit dans une colonie, à Mahmoud, le fils du torréfacteur, qui jusqu'au bout ne veut pas croire que B.Z. Goldberg est un "vrai" Juif. Parce que pour lui, Juif = Israélien et Israélien = militaire. Mais Goldberg "n'est qu'un Américain" né à Jérusalem qui parle couramment l'hébreu et l'arabe et qui a choisi ces enfants avec comme unique impératif, que tous soient représentés. Ce qui donne côté juif : Moshé, habitant de Beit-El, une enclave proche de Jérusalem, qui tient des propos terribles contre les arabes car son meilleur ami a été assassiné (un sniper palestinien a tiré sur la voiture de sa mère pendant qu'elle conduisait, l'enfant a été mortellement touché) ; un étudiant de yéshiva (école juive orthodoxe) qui voudrait que le statut de Jérusalem soit confié "aux dix personnes les plus intelligentes du monde" (sic) ; son adorable petite soeur qui s'escrime dans une séquence drôlissime à vouloir désemboîter deux chaises en plastique, tout en nous racontant par le menu comment elle voit sa vie plus tard ; les jumeaux Daniel et Yarko élevés dans une famille laïque et passionnés de volley-ball. Et côté arabe : Mahmoud, petit blondinet de Jérusalem-Est, qui voue une haine sans nom aux juifs (lui aussi a perdu son ami qui était parti jeter des cailloux sur les soldats israéliens et qui n'est pas revenu) ; un réfugié habitant le camp palestinien de Dehishé qui ne vit que pour le sprint et qui rêve de retourner dans la maison que ses grands-parents ont fui en 1948 et dont ils ont toujours la clef ; et Sanabel, fille d'un journaliste proche du FPLP (en prison au moment du tournage et libéré depuis) qui se passionne pour la danse orientale…

    En entrant dans le coeur de ces enfants qui se révèlent souvent drôles et intelligents, quelquefois méchants ou sages, c'est au coeur même du conflit qu'on entre, et par là-même dans le coeur de toutes les guerres du monde. Et au fond de ce coeur, on trouve toujours les mêmes vieux sentiments qui ont pour noms : vengeance, orgueil et humiliation. C'est pour cela que de Jéricho à Kaboul, en passant par le Kosovo, le Rwanda ou l'Algérie, il serait utile que ce film soit vu (en particulier dans les écoles) parce qu'on en sort meilleur et apaisé. Avec un sentiment d'espoir en tout cas. Que cette poignée d'enfants qui vivent tous à moins de 20 minutes l'un de l'autre mais qui ne se sont jamais parlés puissent se rencontrer, rire et jouer ensemble comme on le voit à la fin du film, redonne le moral et fait du bien.

    Enfin, cette image "symbole", qui ouvre et conclut le film tandis que des bébés viennent de naître, nous dit que ce pneu en flammes, qui tourne comme notre monde en feu, n'empêche pas la vie de continuer. En espérant qu'elle soit meilleure et que la promesse contenue dans le nom de Jérusalem (littéralement : la paix universelle viendra) se réalise…
    portnoy
    portnoy

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    4,0
    Publiée le 22 mai 2018
    Les enfants répètent ce qu’ils entendent à la maison, et dans le documentaire, ce qu’ils expriment lors des premières rencontres reflète bien le fossé entre leurs parents selon qu'ils sont palestiniens ou israéliens.
    L’intelligence et la patience des réalisateurs fait que l’on voit changer sous nos yeux l’attitude de la plupart de ces enfants. Lorsqu’ils oublient ce que les parents leur ont appris et se rapprochent des enfants qui n'appartiennent pas à leur monde, cela devient bouleversant.
    Bon, c’est juste une goutte d’eau-ptimisme dans un océan de méfiances, d’incompréhensions et de haines. Mais cela a le mérite d’exister.
    Ce travail de rapprochement est plus plus laborieux et difficile que l’enseignement de la haine.
    Peut être qu’un jour des dirigeants visionnaires sauront faire bouger les regards sur le réel.
    anonyme
    Un visiteur
    5,0
    Publiée le 12 décembre 2007
    magnifique!
    anonyme
    Un visiteur
    5,0
    Publiée le 29 septembre 2006
    Moi je l'ai trouvé super surtout parce qu'il était très réaliste et comme c'était à moitié un documentaire, ça mettait encore mieux les problemes en avant. Enfin c'était bien surtout au moment de la rencontre, ça donne envie de croire que c'est possible. Mais après ils comprennent qu'ils ne pourront pas rester amis .C'est vraiment très bouleversant.
    louis-marie92
    louis-marie92

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    4,5
    Publiée le 3 janvier 2018
    Un film combinant réalisme déprimant et espoir à conserver envers et contre tout. D'une profonde humanité, il ne possède aucune naïveté comme le proclames certains critiques peu malins. L'auteur connaît parfaitement la situation, sachant parfaitement de quoi il parle, mais avec le recul que lui permet sa double nationalité d'Américain et d'Israélien. Comme tout humain sensé, s'il colle à la réalité, il garde chevillé au coeur et au corps l'espoir d'une possible réconciliation à venir. Les enfants sont bouleversants, les grand-parents également. Les parents eux sont pris par la réalité du moment et les problèmes de sécurité pour eux et leurs enfants.L'Histoire nous a malgré tout montré qu'il peut y avoir des trêves ou des améliorations momentanées, à chacun d'y oeuvrer. Considérez l'orchestre créé par Daniel Barenboïm et les action d'autres artistes, sans parler de celles des israéliens et palestiniens pacifistes. On n'en parle que trop peu. Impressionnant le pouvoir (sectaire?) terrible de la religion sur les esprits. L'Espoir, il ne faut jamais l'abandonner quoiqu'il arrive, Cela permet de continuer à vivre et d'espérer. Que serait la vie sans cela ? Au moins ne jamais baisser les bras !
    anonyme
    Un visiteur
    5,0
    Publiée le 13 juin 2009
    Tres Bon film ! realisé principalement par BZ Golberg.
    JE le trouve tres emouvents car des enfants qui se detestent au debut du film sont tres amis a la fin de ce film. Ce film raconte la triste realite de la guerre en Israël. Merci BZ !!!
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