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Vladimir.Potsch
23 abonnés
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2,5
Publiée le 2 novembre 2007
Dans ce policier étrange, on remarque le style assez sec de Losey, que l'on retrouvera, dans sa plus parfaite expression, dans le remarquable Temps sans pitié. Losey a tourné ce film en exil en Angleterre (il fuyait la chasse aux sorcières) et sous un nom d'emprunt. Le scénario est pour le moins insolite : un psychiatre peu orthodoxe, plutôt que de remettre à la police un délinquant qui venait de l'agresser, décide de passer un contrat avec lui : le voleur viendra vivre chez lui afin qu'il puisse étudier son comportement et le remettre sur le droit chemin. Cela sent l'intrigue freudienne comme il y en avait tant à cette époque (ex : Maison du Dr Edwards, Freud passion secrètes, le médaillon...). Mais ce thème complexe méritait un développement plus important, et la psychologie des personnages reste trop sommaire pour que tout cela soit très crédible. Si le film échoue à convaincre de ce côté là, il bénéficie cependant d'atouts tels que la distribution de qualité, ainsi que d'une fin ironique (en gérissant le délinquant, le psychiatre révèle toutes les névroses de sa femme) qui laisse le film sur une bonne impression.
Honnête seulement je trouve le scénario sans surprise et les personnages assez caricaturaux, Alexis Smith et dirk bogarde amène une certaine classe tout de même.
Curieux film agréable à regarder mais qui nous laisse sur notre faim. Côté réalisation et distribution rien à dire, les trois acteurs principaux sont très bons (mention spéciale à la très jolie Alexis Smith, bien troublante), en revanche l'acteur qui tient le rôle (secondaire) de l'inspecteur de police à l'air de sortir d'une série Z. Sur le scénario la "transformation" de Bogarde paraît bâclée. Et puis le "message" du film est véritablement ambigu, on a l'impression que Losey nous explique que sur le chemin de la rédemption des criminels, il est dommage que les femmes viennent tout gâcher ! Je ne pense pas que Losey ait voulu nous dire ça, mais c'est l'impression que le film donne ! Moyen.
La psychanalyse à la maison!! C'est pas mal du tout. Étrange et noir à souhait. Personnage qui fait plus peur qu'il n'éveille le désir. L'attachement ressemble un peu à un syndrome de Stockholm !!
Pour un tigre qui s'endort, c'est effectivement un autre qui s'éveille. Les débuts de la période anglaise de Losey. Ce "Sleeping tiger" est intéressant, mais aussi très imparfait. La faute à une histoire qui traîne quelques moments creux empêchant la machinerie de tourner à plein régime. Fort heureusement, Losey (qui n'a pas encore atteint la totale maîtrise de sa mise en scène) peut compter sur le jeune Dirk Bogarde qui commençait déjà à se familiariser avec les rôles complexes et Alexis Smith, tous deux au diapason. Le cinéma anglais de cette époque à donné naissance à beaucoup de grands films (certains furent de Losey même), celui-ci ne sera pas à voir ou revoir en priorité.
Un psychiatre accueille chez lui un repris de justice pour le « guérir » de sa criminalité et lui éviter la prison. Seulement sa femme va s’éprendre du criminel et tout fiche en l’air. Le message qu’on peut en tirer est aussi douteux que les différents ressorts de l’histoire sont improbables. Heureusement il est bien réalisé et plutôt bien interprété, sinon cela aurait été très mauvais.
Cette intrigue, dans laquelle un jeune voyou est recueilli par un psychiatre à des fins thérapeutiques, s'inspire de par sa mise en scène, et bien qu'elle ne soit pas de type policier, de la série noire américaine. De la concision et du rythme pour aller à l'essentiel, du jazz en musique de font et peu d'extérieurs. Joseph Losey ne fait pas preuve de beaucoup d'originalité ni même de personnalité dans ce film. En outre, on s'aperçoit vite du caractère élémentaire des personnages, ce qui est d'autant plus gênant que le sujet repose en grande partie sur un suspense psychologique, lequel fait long feu suivant l'extrême simplicité du comportement de mauvais garçon de Dick Bogarde. Introduit dans la demeure du docteur, Frank garçon séduit, comme une convention, la maitresse de maison. Passion frelatée qui ne débouche que sur un dénouement prévisible. Le vilain petit canard, violent, menteur, névrosé, trouvera-t-il le chemin de la sagesse après que l'habile thérapeute lui aura révélé son traumatisme? N'est pas Hitchcock qui veut et le film trahit à tout moment son ambition (mesurée).
Bien que le ton du récit peut faire sourire à certains moments, il y a dans ce recit là une reflexion sur l'individu et ses libertés; d'autant plus que Losey stigmatise le harcèlement moral tout comme la violence sociale sans appel... De toute façon un drame de la jalousie.
Premier film de Losey à son retour en Grande Bretagne suite à la chasse aux sorcières aux USA. Un coup de maître très hitchcockien du film noir. Dirk Bogarde joue son premier film avec Joseph Losey. Il y en aura 4 autres ensuite. Les 2 scénaristes et l’acteur canadien Alexander Knox qui joue le psychiatre Clive Esmond ont été aussi victimes du maccarthisme. Ce film est à la fois une critique du mariage bourgeois et de la psychiatrie.