Voilà un sujet barbant et rasoir à souhait. On regarde pour le côté cinéphile mais l’austérité et la froideur du film vont assommer voire achever tout spectateur de bonne composition. Au moins le propos se mêle au sujet: une banque ou un billet de banque sont d’une tristesse calamiteuse.
Inspiré d’une histoire vraie, un thriller financier intéressant mais un peu trop austère, qui dénonce les dérives et magouilles de la finance, servi par un excellent casting et récompensé par deux Cesars, celui du meilleur film et du meilleur réal.
Ce thriller financier raconte la descente aux enfers d’un fondé de pouvoir modèle accusé à tort de malversations par sa banque. C’est une étude glaciale sur le fonctionnement d’une institution financière opaque à la Direction glaciale et cynique. La recherche d’embauche qui suit le licenciement du cadre et aussi froide que les pièces immaculées et les interrogatoires à travers un miroir sans tain. L’ambiance kafkaïenne et austère d’ancienne république soviétique où l'homme est écrasé, cumulée à la cupidité omniprésente, est parfaitement décrite dans un scénario accrocheur. Un film précurseur.
"L'argent des autres" est une réflexion brutale sur la finance et sur le travail (celui des cadres du moins) que Christian de Chalonge développe au moyen d'un exercice de style glacial. Les décors sont ici déshumanisés, inadaptés à l'individu, les personnages sont des hommes en noir, hagards et comme résignés.. En ce sens, le film rappelle l'esprit de "Malevil" ou du "Docteur Petiot" du même de Chalonge. Les partis-pris de mise en scène, où l'austérité rejoint une certaine forme d'ésotérisme, visent à signifier l'incroyable cynisme de l'univers obscur de la finance. Jean-Louis Trintignant, cadre bancaire, devient la victime expiatoire d'un scandale financier et découvre brusquement l'envers du décor, la corruption de sa hiérachie (dont le président, Michel Serrault, aussi rigoureux qu'inquiétant), le diabolique réalisme des affaires et, parallèlement, la réalité du chômage que d'ineptes et humiliants entretiens d'embauche contribuent à rendre plus pénible encore. Secondairement, le film est aussi une nouvelle illustration du pot de terre contre le pot de fer, évoquée sans manichéisme ni passion, qui mesure une fois encore la faiblesse et les limites de l'homme seul face à l'institution.
Une bonne vision de cet argent bien souvent confisqué aux justes; et d'autre par contre-vérification de ce fameux adage que seuls les gens les - argentés pensent le + à...
Encore un bon film dont on attend la réédition en dvd. J'avais gardé un très bon souvenir de cet univers de la haute finance et des scandales qui l'accompagnent. A-t-il mal vieilli ?
Pourquoi j'ai vu ce film? Je voulais regarder des films avec Jean-Louis Trintignant. Je dois dire que je n'ai pas tout compris au film. Il faut un minimum s'intéresser à l'économie pour le comprendre entièrement. Ce que j'ai aimé: Les décors et l'ambiance. Tout est froid dans ce film, les longs couloirs de la Banque et l'ambiance pesante qui y règne. Le jeu d'acteur est bon. La mise en scène est efficace, notamment la scène où Jean-Louis Trintignant ce fait licencier. Petit + pour le dessin animé dans l'avion qui est vraiment sympathique. Ce que je n'ai pas aimé : un peu près tout le reste. En ne comprenant pas l'histoire totalement, j'ai vraiment eu du mal à rentrer dans ce film. Je trouve le film trop long et la fin trop bâclée. Bref je ne recommande pas ce film même si il peut être utile de le visionner.
Un film très politique dans tous les sens du terme. On pense au scandale de la garantie foncière des années 70. A contrario je pense que la gravité des scandales financiers s'est fortement aggravée depuis en France, en Europe et aux USA conduisant à des crises financières généralisées mais je pense qu'un tel film aujourd'hui ne trouverait pas de producteurs et donc aucun réalisateur n'oserait diriger un tel film. Notre système capitaliste est de plus en plus obscur et opaque surtout avec les flux financiers quasi automatique dirigés par des IA et des algorithmes fous.