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Michael78420
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4,0
Publiée le 29 mai 2026
L'encart final fait froid dans le dos : "Aux États-Unis un viol est déclaré toutes les six minutes." Ce qui était le cas en 1987, au moment des faits exposés dans le film. Près de quarante ans plus tard, on est passé à un viol déclaré toutes les quatre minutes. Et on ne parle là que des viols déclarés. Certes entre temps la définition a changé et concerne désormais les hommes comme les femmes. Mais comment expliquer que ce grand pays n'arrive pas à traiter ce problème ? Notons que le phénomène est similaire en France. L'interprétation bouleversante de Jodie Foster n'aura malheureusement pas suffit. Son personnage Sarah Tobias est au fond une pauvre fille, mais rien ne justifie ce qu'elle a subi. Heureusement Sarah est bien accompagnée par la procureure adjointe Kathryn Murphy (Kelly McGillis), et semble trouver une voie de reconstruction avec l'astrologie, comme elle le montre en offrant à Kathryn son thème astral. Le pire étant que le film s'inspire d'une histoire vraie.
Il y a quelque chose de pourri au royaume de hommes. Ça c'est sûr. Tout d'abord, ce film vaut pour ses actrices. Personnellement, j'ai un faible pour McGillis. Foster, excellente, remporte un Oscar. Loin d'être passionnante, l'intrigue a le mérite de sa cohérence et d'éviter la caricature. La dramaturgie est un peu mollassonne, sans doute à trop vouloir éviter le pathos. Le sujet du film a le mérite de sa sincérité. A voir pour tout cela, et plus encore.
Film assez puissant sur la masculinité exacerbée des années 80. Acteurs convaincants et auteurs convaincus. Un réquisitoire contre le machisme, où Foster vomit aux mecs son cauchemar et en profite pour donner un bon coup dans les parties (civiles).
Sur un scénario classique de drame judiciaire, c’est un film puissant qui décrit avec précision la lâcheté et la veulerie des hommes, le désarroi de la victime et les hésitations de l’accusation coincée entre la justice et la réalité juridique. Il est prenant grâce à un montage qui apporte au spectateur la réalité des faits au moment de l’interrogation du témoin clé. Jodie Foster a amplement mérité ses récompenses dans une interprétation poignante et criante de vérité. A regarder en version originale parce que sa voix en français réussit le contraire du message souhaité.
LES ACCUSES (1988): Jolie, aguicheuse, pleine de vie, Sarah n'aura pas mesuré le danger qu'elle aura créé en se donnant en spectacle dans un bar où l'alcool, la drogue et la débilité humaine feront déraper cette soirée dans un véritable cauchemar. Une réalisation inspirée d'un fait divers, un viol collectif qui se sera déroulé dans le Massachusetts en 1983. "Les accusés", un film un peu vieillot par sa mise en scène, par sa bande musicale totalement dépassée (l'époque du synthétiseur), mais surtout pour ce manque de conviction des deux actrices Jodie Foster (Sarah) et Kelly McGillis (l'avocate Kathryn Murphy) pour ce traumatisme destructeur, une douleur pas assez accentuée. Une petite déception pour moi.
5 ans seulement 5 ans pour avoir tué une femme psychologiquement, physiquement et mentalement. Jodie Foster est excellente dans ce film ainsi que Kelly McGillis qui elle a subit un viol. Dans les procès et encore maintenant ce sont des hommes qui dirigent, décident etc. Mais il ne connaisse aucunement le sujet les blessures que cela comportent. Jodie Foster rentre dans la peau d'une serveuse aguicheuse elle est "vulgaire", fumant et buvant alors elle n'a aucune importance comme le précise l'avocat des accusés. Il est très rare de voir un film de cette qualité abordant le viol. Je mets 5 étoiles car il ne m'est pas possible de mettre plus et c'est bien dommage car le viol est un meurtre.
Un film poignant que je viens de regarder. Le jeu des acteurs est à applaudir. Et la scène du viol, même regardant ce film 1000 fois, il sera toujours difficile de s'y faire. Un film magnifique.
Un très beau film de procès. La deuxième partie du film est incroyable, les deux actrices principales sont époustouflantes. Tellement réaliste, on est happés par l’histoire.
Premièrement, quelle prouesse (Jodie Foster) ! On plonge dans un film pesant & lourd de sens, en plein dans un climat extrêmement machiste et donc non progressiste. Le procès tient en haleine, notamment par le fait que ça se situe dans ce climat précis. Quelques scènes, dont celle de la danse, mythiques, qui resteront dans la tête, sinon le film ne se cristallisera pas par sa technique artistique...
Les accusés est un très bon film sur l’horreur des viols en réunion et comment la justice pouvait traiter ces affaires. Il est important de revoir ce film maintenant, cela donne le ton d’une réflexion, sur comment à l’époque était considéré le viol. Tout y est. C’est très juste et oh combien choquant comment l’avocate de Jodie Foster, laissait presque banaliser ce fait divers avant d’avoir un déclic fort. Bref un bon moment de cinéma, et le 1er oscar de meilleur actrice à la clé pour Jodie Foster qui est encore une fois bluffante. À voir ou à revoir.
Un film poignant par son atmosphère pesante. Le sujet du viol a rarement été traité aussi bien (au sens juste). Jodie Foster est excellente et mérite pleinement les récompenses reçues pour ce role.
Les Accusés est un très bon film judiciaire porté par un duo d'actrices remarquable. Le film aborde avec intelligence mais aussi crudité la question du viol. Le calvaire vécu par le personnage de Jodie Foster, qui après avoir subi un cauchemardesque viol en réunion, doit subir mépris de classe, insulte, insinuation calomnieuse, … durant l'épreuve du procès. C'est très bien réalisé, la scène de viol reste terriblement en mémoire de par la violence physique et morale qu'elle montre à l'écran. Kelly McGillis joue très bien et Jodie Foster crève l'écran (comme toujours). A voir.
Il y a 3 leçons à retenir de ce film fort : D’abord le viol, qui après un jeu de puzzles de divers témoignages, nous est présenté en détail et dans toute son horreur à la fin (nous étions seulement en 1989) Ensuite, la mécanique complexe de la justice américainespoiler: (entre accusation rapide, mais libération sous caution et « transactions » ) aberrante vs la nôtre spoiler: (innocence de plein droit, préventive et sans transactions, du moins officiellement)
Enfin, la performance exceptionnelle de Jodie Foster, qui lui value un oscar très mérité (il fallait être sacrément forte pour jouer certaines scènes) Si le déroulement est classique, et la juge d’instruction modèle 80’s un peu dépassée, il laisse peu de place au pathos, ce qui rend l’œuvre plus forte
Pourquoi ce film présente un intérêt ? Par le fait que ce n'est pas un cas simple, mais qu'il y a tout un contexte compliqué à prendre en compte. La défense se saisit forcément de la moindre ouverture ou faiblesse de la victime. La grande force de ce film repose sur la prestation remarquable de Jody Foster qui se coule parfaitement dans ce personnage de fille violée, amère de voir ce qu'il advient de tous les responsables.
En 1988, date de sortie du film, le sujet était déjà primordial ; encore aujourd'hui, Les Accusés n'a pas pris une ride dans ses dialogues. Il réunit tous les a priori et remises en contexte sexistes que nous servent non seulement les violeurs, mais aussi ceux qui cherchent des prétextes au viol.
Jonathan Kaplan a la décence de repousser la scène de viol vers la fin du film. Le premier réflexe pourrait être de se demander si la description orale du crime n'aurait pas suffit. Mais, pour un spectateur dubitatif, au jugement altéré par la culture du viol, la scène rend état de la sauvagerie et de l'interminabilité du crime.
Nous glanons, çà et là, des informations, et vivons en direct, avec Sarah Tobias, l'incrédulité et la culpabilisation à laquelle elle est confrontée. Un film important, par ses questionnements et par sa condamnation de l'inaction face au crime.