J’aime bien découvrir de vieux film d’horreur; pour les très bons comme l’est ce rendez vous avec la peur je trouve que ce qui était effrayant à l’époque a aujourd’hui un charme de compte légèrement désuet qui se transmet à travers le temps. C’est le cas de ce film qui avec l’œil d’aujourd’hui ne crée plus le frisson mais qui est plaisant à regarder, réussi au niveau de l’esthétique avec en prime une histoire qui ménage bien ses effets et son déroulé. Ce n’était pas pas première incursion dans la filmo de Jacques Tourneur et j’ai une nouvelle fois passé un bon moment.
Un film fantastique datant de 1957 intelligemment mis en scène par le cinéaste Jacques Tourneur avec des effets spéciaux à l'ancienne qui , au visionnage de nos jours, donne des frissons et c'est très bien fait. On entre dans le vif du sujet des le début avec un homme, sortant d'une demeure d'un soit-disant magicien, se fait attaquer pat une créature auquel sa mort est reconnu par accident par un poteau électrique qu'il a percuté avec sa voiture. Un scientifique se rend sur les lieux, enquête avec la nièce de la victime, et voit avec un manuscrit volant la malchance d'être la prochaine victime à telle date et heure. J'ai beaucoup aimé ce long métrage qui a une atmosphère étrange, inquiétante, qui fascine par sa mise en scène dont l'idée de faire en noir et blanc, les décors, lumières, nous mets dans une ambiance angoissante. Le scénario est original, inventif, bien cousu, qui donne la part belle aux interprétations des comédiens avec en tête Dana Andrews et Peggy Cummins. Un des sommets, sûrement, de la carrière de son réalisateur Jacques Tourneur qui est une réussite.
Le résultat attendu est là : on sursaute quelquefois ! C'est bien réalisé, le thème est chouette. Final simple. La note prend en compte que c'est un ancien film 4/5
Après plusieurs années passées à réaliser des films de divers genres, Jacques Tourneur revenait au fantastique en 1957 avec ce "Rendez-vous avec la peur", assurément l'une de ses plus belles réussites dans le genre. L'histoire voit le professeur Holden, pragmatique et venu en Angleterre enquêter sur la mort d'un de ses confrères, confronté au surnaturel. En effet, l'énigmatique Karswell, maître des forces occultes auto-proclamé, serait responsable de la mort de son confrère et annonce à Holden qu'il ne lui reste plus que trois jours à vivre. Dès lors, les choses prennent une tournure inquiétante pour Holden dont la ferme croyance en la science et à l'inexistence du surnaturel se fissure peu à peu au détour de scènes toutes plus inquiétantes les unes que les autres, au détour d'un long couloir, dans une forêt ou au travers d'un escalier. Si l'on ne peut que regretter le début du film nous dévoilant le démon (et ce sous l'impulsion du producteur contre l'avis de Tourneuur, évidemment maître de l'art de la suggestion), l'ensemble reste un bel exemple de cinéma fantastique où le cinéaste utilise tous les outils cinématographiques à sa disposition (plongées, contre-plongées, lignes de champ distordues, zones d'ombres inquiétantes) pour malmener son personnage et ainsi nous plonger dans une atmosphère de plus en plus terrifiante au fur et à mesure que le temps passe pour Holden. Entretenant habilement la tension de bout en bout et ce jusque dans un final particulièrement réussi, ce "Rendez-vous avec la peur" est l'un des plus beaux du genre, effrayant et diluant peu à peu nos croyances rationnelles dans le bain si délicieusement inquiétant de la frayeur. On ne peut qu'en être charmés et impressionnés par une telle maîtrise d'un registre qui ne tient souvent qu'à un fil.
En Angleterre, un chercheur américain, " allergique " au paranormal, enquête sur la mort mystérieuse d'un confrêre... Toujours un réel plaisir de voir ce film fantastique orchestré par un Jacques Tourneur en très grande forme. La réalisation est évidemment une des grandes qualités du film et rend bien honneur à cette histoire ayant pour sujet le surnaturel et qui terrifiera, à coup sûr, bien des personnes. En effet, l'ensemble contient son lot de séquences de frousse - notamment celles concernant les apparitions du démon qui sont encore aujourd'hui bien flippante, même si celle-ci n'ont pas été voulu par le cinéaste qui aurait préférer que l'on ne voit pas le monstre. Mais, il ne faudrait pas non plus oublier la solide performance de Dana Andrews qui fait preuve d'un certain talent et de son charisme à travers son personnage qui s'avère bien sceptique sur toutes ces histoires de démons. A ses côtés, on retrouve la charmante et convaincante Peggy Cummins ou encore l'excellent Niall Macginnis dans le rôle du docteur Karswell. Précisons également une belle photographie en noir et blanc de Ted Scaife et une partition de Clifton Parker, qui apportent son lot d'angoisse à cette oeuvre de Jacques Tourneur que l'on peut considérer comme étant un des plus réussi de cette époque.
Jacques Tourneur revient enfin, après plusieurs escapades dont certaines réussies, au thème où il excelle, le film d’horreur teinté de fantastique. Ce Night of the Demon est tout à fait digne de sa trilogie de la peur des années quarante. Seule concession, imposée par la production, la vision d’un monstre, chose absolument inhabituelle chez Tourneur, d’ordinaire roi de la terreur suggérée et jamais exposée. On a beaucoup épilogué sur cette « monstration »… Personnellement, elle ne me gêne pas trop dans la mesure où l’essentiel est ailleurs… et jamais montré. Qu’en est-il exactement de ces forces du mal censées être libérées par l’inquiétant Dr. Kardswell ? Qu’en est-il de cette organisation sectaire autour de vieux parchemins dont la possession entraîne la mort ? Comme le disent les deux protagonistes de cette sombre histoire à la toute fin, « mieux vaut ne pas savoir »… Et c’est là encore une fois la force de Tourneur qui, même en nous montrant un monstre à demi ridicule, réussit à ne rien nous montrer ! Sa réalisation est une fois de plus parfaite d’efficacité, notamment dans la scène clé de la course à travers les bois où il affiche sa maîtrise des noirs et blancs d’école. La direction d’acteurs est comme toujours impeccable et Dana Andrews est très correct en sceptique absolu. Malheureusement, le reste de la distribution n’est pas tout à fait à la hauteur, à commencer par la certes charmante mais trop fade Peggy Cummings et Niall McGinnis, un peu falot dans le rôle du méchant maître des ténèbres… Mais le plaisir de retrouver Tourneur dans son répertoire favori quinze ans après l’emporte sur toutes ces petites imperfections.
Jacques Tourneur est considéré comme le cinéaste capable de monter la peur par la seule force de leur suggestion, à travers de petites choses parfois anodines telles ici un poignet d'homme sur un escalier, une tempête qui se lève, un bout de papier qui s'approche de l'âtre, des ombres se projetant sur le mur d'un couloir... Tels éléments qui font de ce film une grande réussite du genre fantastique, qui suscite vraiment la peur chez le spectateur. Tourneur gère aussi au mieux les sons, les qualités de l'image (subtil noir et blanc) (jeux sur les cadrages). Ce film démoniaque (la vision du démon reste bien effrayante) pose aussi le concept de la crédulité chez les scientifiques fussent-ils des adeptes des sciences molles (ici le héros est psychologue). Classiquement, au départ le personnage principal, joué brillamment par un superbe Dana Andrews, refuse de croire mais si l'instinct de sa propre conservation l'enjoint d'adhérer à l'irrationnel, ceci ne dure qu'un temps. A la fin du film, il continue de douter, sensation perçue par la terrible et brillante conclusion à la gare. Cette fin abrupte laisse perdurer l'angoisse et l'interrogation chez le cinéphile. Rendez-vous avec la peur regorge de scènes d'effrois telle lorsque la tempête se lève et trouble la fin d'une fête d'innocents enfants, ou celle où le psychologue s'introduit chez le magicien, etc ... Le fait de faire apparaître le monstre frontalement a été discuté, fallait il le montrer? Je pense en tout cas que oui, il était nécessaire de le montrer à la fin. Lors des premières scènes, sûrement pas, il contredit le système narratif du film et l'inoculation progressive chez le spectateur d'une angoisse réelle qui remonte à des éléments historiques sociétaux très anciens. De plus, le film ajoute une scène quasi documentaire (celle de l'hypnose) et une autre non détentrice d'humour (les esprits qui cherchent à le faire revenir), avec aussi de l'effroi. Plus tard investi dans La Quatrième dimensions (série qui porte son empreinte), nous retrouverons des éléments de ce film et de La féline. Le meilleur film de Jacques Tourneur. Un sommet de la terreur.
À la lisière du surnaturel et du rationalisme, 'Night of the Demon' est un modèle de film de genre, rythmé et malin. Malgré quelques effets ratés, Tourneur parvient à instaurer un climat de tension permanent que seules quelques scènes comiques - et des personnages secondaires un peu stéréotypés - viennent alléger. C'est au final le cinéma lui-même qui apparaît comme la plus puissante des sorcelleries.
Rendez-vous avec la peur, traduction française mot à mot et phrase par phrase à la clé fléchette, night of the demon ridicule excellente série B vielle couleur noir et blanc sur aire d’autoroute, on voit rien dans ce pare-brise brouillard et rétroviseur déformé, ce fut troublant. Que de la suggestion, de l’interprétation, trop d’imagination de la part des protagonistes, intervenants, même antagonistes, le monstre est une métaphore du début à la fin dans ce film d’épouvante-horreur, il y a pas de message délivré à temps.
Mais de bonne scène dose délire, une créature de carnaval ce masque non caché et révélé, de la poésie cette production à coup de censure, discrétion, modeste, reserve, timide, coincée, c’est fun les vieux films, celui-ci datant de 1957-1958 ne déroge pas à la règle amusante. Fan des films effrayants, pour moins que rien, plus de peur que de mal de la terreur, avec du bruit simple, genre qui toque à la porte de façon incisive, pendant la tempête, des effets particuliers, singularité travail des yeux démoniaques.
Pratiquement décolorés dans tout ce cinéma, l’aura que ça fait en donnant le compte-rendu rapport imprimé scientifique medical rationnel sur le surnaturel, force invisible obscure du démon et pouvoirs occulte monstres, examiné par le professeur docteur sataniste. Le pauvre, une victime de plus, l’honorable amabilité prof universitaire doc hospitalier Harrington RIP fictive, comme médusé par la frayeur B-movie venue de l’ombre, c’était mortel les limbes mangeurs d'âme, un savant fou joué avec le feu de cette fiction, qui nous distrait dans ce spectacle du clown fol terrible.
Le démon en nous tous et lui là, avec sa science infuse élue, toujours à intriguer, chercher des histoires magiques où il faut en trouver, c’est monstrueux ses travaux, les spectateurs ont une impression de déjà-vue dans les antécédents réincarnations philosophiques. Plusieurs personnalités de l’environnement d'Hollywood, qui sont tenus par des acteurs et actrices, sont touchées par la grâce de Dieu, bien jouée la réalisation franco-américaine mettant en scène en Angleterre, très cool..... un film anglais outre-mer-Atlantique-manche......
Jacques Tourneur croyait aux revenants et à la vie après la mort. Les choses et les êtres ayant une face cachée, notre perception du réel n’est pas toujours celle que l’on croie et Tourneur qui se pensait lui-même doté de pouvoirs médiumniques, a sublimé cette croyance pour livrer à la RKO sous l’égide du producteur Val Lewton, entre 1942 et 1943, trois classiques considérés comme des chefs d’œuvre de l’épouvante suggestive (« La féline », « Vaudou » et « L’homme Léopard »). Par la suite, son éclectisme et sa capacité à tenir un budget en ont fait un des artisans (c’est de cette manière qu’il voulait que son travail soit considéré) les plus prisés des grands studios pour leur production de séries B. En 1957 cela fait quatorze ans qu’il n'est pas revenu à son genre de prédilection alors passé de mode. Une période durant laquelle il s’est spécialisé dans le western et le film d’aventures. Quand le scénariste Charles Bennett le contacte via la Columbia pour réaliser l'adaptation d'une nouvelle de l'auteur fantastique anglais Montague Rhodes James ("Casting the runes") dont l'approche subtile des phénomènes paranormaux s'apparente à la sienne, Tourneur est immédiatement séduit par ce projet qui le transportera un temps en Angleterre. Mais l'arrivée sur le projet du sulfureux Hal E. Chester en qualité de producteur exécutif va considérablement compliquer les choses à la fois pour Bennett qui se finira par se retirer de l'affaire et pour Tourneur qui devra faire face à l'interventionnisme (Chester se fera créditer à la co-écriture du scénario) et à la pingrerie de Chester. De là naîtra la fameuse polémique sur l'apparition du monstre au début du film que beaucoup considèrent encore comme grotesque et surtout comme une trahison à la suggestivité qui était la marque de fabrique du cinéma de Tourneur. Débat un peu stérile et difficile à trancher surtout si l'on considère que cette apparition ne nuisant pas à l'intérêt du film elle peut même en constituer avec le recul, un des éléments attractifs, consubstantiel à cette polémique. La peur surgit de manière inattendue chez Tourneur et ne procède pas comme chez Hitchcock d'une mise en tension savamment orchestrée. Rien de tel pour étayer la thèse de la véracité des phénomènes surnaturels que de leur opposer un scientifique de renom, le professeur John Holden (Dana Andrews) débarqué d'Amérique pour un congrès sur le satanisme et dont les certitudes vont progressivement être ébranlées par des événements inexplicables. Le contraste entre le rationalisme du Nouveau Monde symbolisé par le monolithique Dana Andrews, grande figure du film noir (Lang, Preminger) avec lequel Tourneur avait déjà travaille en 1946 sur " Le passage du Canyon" et les croyances ancestrales de la vieille Europe portées en étendard par le Docteur Karswell (Nial MacGinnis), permet à Tourneur d'introduire un mélange efficace entre enquête policière et mystère né d'évènements paranormaux. Chacun d'entre nous peut à un moment ou à un autre être sujet à la peur face à l'insondable, tel est le message que Tourneur et Bennett nous font partager à travers le cheminement de Dana Andrews aux confins de l'irrationnel. Ebranlé par l'inexplicable Holden conclura son enquête par l'adage : "Il vaut mieux ne pas savoir" qui ramène sagement l'homme à sa modeste dimension d'élément d'un vaste ensemble qui le dépasse. Visuellement, le film est bien sûr magnifique, d'un noir et blanc somptueux jouant savamment sur les ombres et les lumières comme Tourneur, excellent technicien savait si bien le faire.
Le génie de metteur en scène de Tourneur réside dans sa capacité à nous faire ressentir la peur, par des idées simples, par des trucages élémentaires remontant au temps primordial du cinéma et puisant aux sources de l’expressionnisme. Il n’a besoin que de brume et d’ombres, que d’une grande profondeur de champ pour nous faire percevoir la peur en tant qu’envers sensible des choses. Même les insertions en gros plan d'un démon en caoutchouc (imposées par le producteur contre l'avis de Tourneur) ne parviennent pas à briser le charme de ce très grand film fantastique. Voir ma critique complète sur mon blog : newstrum.wordpress.com
Surprise ! Considéré comme l'un des films les plus flippants par le grand Scorsese, "Rendez avec la peur" par le franco-américain Jacques Tourneur est une fable poétique, vibrante et fantastique sur le fait de croire ou de ne pas croire certains choses anormales, voir paranormales. Tout le scénario se joue sur ce mélange, cette certitude qui devient incertitude, ce normal qui devient paranormal autour de nombreux événements maléfiques et surnaturels. On joue sur le tableau de l'ombre et de la lumière avec une interprétation d'Andrews et de Cummings forts sympathiques. En bref, un rendez vous avec la peur qu'on aimerait voir plus souvent tant l'oeuvre semble maîtrisé à la perfection que ce soit dans l'histoire ou la réalisation. Une excellente surprise !
C’est le deuxième long métrage de Jacques Tourneur et on reconnaît déjà son style. Malheureusement, à cause des producteurs, on voit le monstre, qui, de plus, est à la limite du ridicule.
Le film repose aussi sur la tension que le réalisateur arrive à instaurer grâce à une ambiance malfaisante et des acteurs sublimes.
Dans les 20 premières minutes, ça a l'air compliqué mais le fonctionnisme de l'apparition du monstre est très simple ! Le Suspens est au rendez-vous ! Ce film est à voir mais il faut quand même bien se concentré si l'on veut arriver à comprendre.
le monstre est il réel ou le fruit de l'imagination des victimes qui sont morts accidentellement ? toute l'habileté du metteur de scène est de ne pas permettre au spectateur de trancher jusqu'à la fin et comme le dit le personnage principal au final il est préférable d'en savoir le moins possible...le seul défaut du film est peut être de montrer de manière un peu trop voyante et non suggestive un monstre kitch et en carton pâte à deux reprises (sans doute une concession aux exigences des producteurs ) mais même durant ces deux scènes le jeu de clair obscur et le parallèle avec un événement extérieur qui provoque la mort des victimes permettent au doute de subsister et de penser que ce monstre est peut être une fanstamagorie n'existant que dans la tête des victimes. Pendant tout le reste du film, tout est affaire d'horreur suggestive et seuls des fragments qui ne nous permettent pas de discerner le vrai du faux nous apparaissent : un nuage, une main au coin d’un escalier, une bataille confuse dans le noir avec un animal ( simple chat ou chat muté en panthère?),une scène de spiritisme ridicule mais inquiétante à la fois...Du grand art dont devraient s'inspirer certains metteurs en scène de films d'horreur qui préfèrent les effets spéciaux et la surenchère.