Un film plutôt raté. Mis à part Dana Andrews, les acteurs ne m'ont pas convaincu, notamment Niall MacGinnis, l'interprète du docteur Karswell. Le scénario est minimaliste, et faire reposer la transmission de la malédiction sur un parchemin m'a paru bien simpliste.
Brillante réalisation et brillante interprétation pour ce joyau du film fantastique. Le démon et les différents effets sont très bien faits et ne semblent pas avoir vieillis.
Venant d'un maître comme Jacques Tourneur, on était en droit de s'attendre à mieux. Le film baigne autant dans le surnaturel que dans un faux rythme. On a du mal à plonger complètement dans l'histoire.
Tourneur aurait regrette l'apparition des diables au début et à la la fin Ce en quoi eu raison. La peur générée par ce film se justifiait dans le cadre d'un conflit entre la raison (mal exprimée par D'ana Andrew) et les superstitions, les Hallucinations. Ce film utilise des situations trop grotesques pour distiller la moindre émotion.
Grand classique du fantastique réalisé par le français Jacques Tourneur qui a émigré très vite aux USA pour tourner ses films, sauf celui ci qui a été réalisé au pays de la Hammer. Partisan d'un cinéma fantastique plus insidieux, il choisit souvent de ne pas montrer l'horreur et de surtout jouer sur la lumière,le cadre et l'ambiance. Dans celui ci c'est de secte et de démons qu'il s'agit, je dois dire que je n'ai pas été totalement convaincu mais je veux découvrir l’intégralité de Jacques Tourneur pour pouvoir avoir une vision d'ensemble de son œuvre.
Atmosphère troublante et parfois inquiétante mais il est regrettable que l'histoire ne soit pas assez développée. Rendez-vous avec la Peur est plus un film d'ambiance dans le but est de vous faire avoir les chocottes, assez sympa à voir tout de même.
Rendez-vous avec la peur est un film aux allures métaphysiques entre rêve et réalité. Comme Descartes dans ses Méditations métaphysiques, Jacques Tourneur instaure le doute pour faire table rase de tout ce qui pourrait s’avérer faux, incertain ou erroné. Une fois les aspects superficiels écumés, les personnages reposent les bases et se trouvent confrontés à ce qui les touchent le plus : leur propres peurs. Dès lors, ils deviennent hantés par celles-ci symbolisées par les démons. [Spoilers] Rongé par la curiosité, un premier scientifique (le professeur Harrington) enquêtera sur son existence et conclura un pacte avec le diable pour remédier à ses peurs. Cherchant ainsi une échappatoire à son aporie, tel Faust avec Méphistophélès, il le paiera de sa vie. Un autre scientifique (John Holden) s’y aventurera lui aussi, et, ayant le courage d’affronter ses peurs car capable de douter de lui-même, il triomphera contrairement au diable en personne (Julian Karswell) qui, pensant avoir atteint la paix intérieure en détenant le secret lui permettant d’effacer ses peurs, trop sûr de lui et incapable de douter, se verra périr. Finalement, le réalisateur conclut que les peurs sont parties intégrantes de la vie et qu’il vaut mieux ne pas les renier mais vivre avec une brume mystérieuse et rester dans le doute : « It’s better not to know ». [/Spoilers]
Le Dr. Holden est un cartésien pur souche, un vrai sceptique qui réfute toute forme de sorcellerie, possessions, et autres fantômes. Il arrive au Royaume-Uni après l'étrange mort de l'un de ses amis, un faux sceptique qui enquêtait sur un étrange culte. Rapidement, les choses vont chauffer pour Holden, à cause d'un chef de culte menaçant... "Night of the Demon" bénéficie d'une excellente réputation parmi les amateurs d'horreur. Ce qui peut surprendre au premier abord, car sur le papier il fleure bon la série B typique des 50's, sympathique mais pas inoubliable. Et pourtant c'est bel et bien une très jolie surprise en ce qui me concerne ! Le canevas du scientifique absorbé dans un univers surnaturel est un trope devenu conventionnel dans le cinéma fantastique ou horrifique, mais il fonctionne très bien ici. Grâce à l'interprétation des personnages (le rigide et sournois Dana Andrews face à l'énigmatique Niall MacGinnis). Grâce à l'écriture maligne, et même très moderne. Et évidemment, grâce à la mise en scène soignée. Concernant le fait de montrer le "démon", y compris dès le premier acte, il faut savoir que c'était un choix des producteurs. Jacques Tourneur a catégoriquement refusé de tourner cela, préférant miser sur le suggéré. Les producteurs voulaient que le public comprenne la menace d'entrée. Ce choix final me laisse partagé, car les effets visuels ont forcément vieilli... mais il faut admettre que cela permet de comprendre l'ultimatum adressé à notre héros. S'il on met ce démon de côté, Tourneur dose savamment son atmosphère. Il joue avec les ombres, la profondeur de champs, la BO inquiétante, ou les décors, dont ceux de Stonehenge et de la bibliothèque du British Museum... Le réalisateur produit quelques jumpscares bien flippants. Parfois tout simples : une porte qui s'ouvre, un patient qui s'excite. Parfois plus sinistres : cette main qui suit notre protagoniste à des endroits pourtant impossibles au vu des autres angles ! Bref, c'est un film d'horreur en avance sur son temps, intelligent, et toujours très inquiétant à regarder. A noter que le charcutage des producteurs ne s'est pas limité à l'intégration du démon, puisqu'il existe deux versions du film. La version complète de 1h35, et celle prévue pour le marché américain, plus "rythmée", qui coupe plusieurs scènes pour se limiter à 1h23.
Jacques Tourneur... Il en est un autre, grand cinéaste, que le monde du cinéma a oublié. Et il n'aurait jamais dû. Je ne vais pas citer de titres, c'est inutile, mais plutôt donner un exemple visuel. La première apparition de la créature. Tourneur la regrettait (sans doute par rapport à son allure et à sa façon de se mouvoir) et on peut l'entendre, mais dans sa mise en scène, qui pourra dire qu'elle ne marque pas les esprits ? Et il en sera de même pour les deux autres. Mais à côté de ça, il faut le dire, "Rendez-vous avec la peur" (quel titre horrible...) est un film qui souffre d'un scénario qui manque de chair et d'une interprétation approximative. Dana Andrews s'en sort à peu près, ce qui n'empêche pas que le tandem qu'il forme avec Peggy Cummins n'est pas des plus assortis. C'est vraiment l'habilité de Tourneur derrière une caméra qui fait que. En aucun cas on ne peut le considérer comme son meilleur film, si l'on compare avec "La main du Diable" par exemple, il n'y a pas match.
Très classique dans sa narration, ce récit baigné de surnaturel fonctionne par l'évolution efficace de son intrigue ainsi que le principe de la parole (incantatoire) performative. Laissant sourdre la tension voire l'angoisse, l'histoire évite l'écueil de la romance intrusive alors que la vision du monstre invite davantage à rire qu'à frissonner. Sans originalité ni point d'orgue significatif, voici un bon petit thriller suranné. Sympathique.
Bien qu'ayant pris quelques rides, l'atmosphère angoissante du film est parfaitement rendue grâce à une très bonne mise en scène. Le scénario reste quand même assez léger (le passage du parchemin, peu d'explications) et effectivement la suggestion du démon est plus intéressante que son apparition finale. J'ai quand même préféré ses films précédents comme "out of the past".
Déjà rodé dans le genre horrifique avec des films comme "La féline" (1942) ou "Vaudou" (1943), Jacques Tourneur récidive avec "Night of the Demon" en 1957. On apprécie forcément son talent pour la mise en scène et sa facilité à installer une bonne petite ambiance angoissante. Cette dernière conserve d'ailleurs une certaine force malgré les années passées. Avec "Night Of The Demon", Tourneur institue aussi des effets techniques et visuels appréciables qui seront repris dans le cinéma de genre jusqu'à aujourd'hui. En revanche, le jeu laborieux des acteurs et la pauvreté du scénario portent un coup à la qualité du film.
Night of the Demon sait comment tenir son spectateur en haleine. L'ajustement des options est simple, relativement efficace car il joue, et de manière très habile, à sans cesse entrecroiser le scepticisme scientifique à la croyance religieuse, dans une ferveur relativiste d'un pan, de l'autre dans une dévotion absolu et certaine !
Le hic tiens sur sa représentation du mal au fond assez peu enivrante de peur formelle. Franchement, une subtilité dans la mise en scène aurait bien plus retenu l'attention. La frustration est grande car il fausse en cela une mise en scène exquise. Jacques Tourneur contourne et déforme avec attention et mimétisme son imagerie et déploie un condensé florissant de style et d'audace.
Du coté des interprètes, le jeu est standard, dans les clous, juste mais sans véritable atouts ... Hormis peut être lors de la scène ou l'hôte et ses " dévotes " entre en communion avec les défunts, le tout, sous le regard des deux invités !
Un film sur l'occultisme qui fait gage de référent historique, il y manque une fièvre obscure toutefois !
Plus d'un demi-siècle après sa sortie, et malgré quelques maladresses visuelles, Rendez-vous avec la Peur demeure un très bon film d'angoisse, un classique à l'influence visible chez plusieurs générations de cinéastes... Lire notre critique sur le site terreurvision !