Les Innocents
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89 critiques spectateurs

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Hotinhere

799 abonnés 5 513 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 novembre 2020
Un film fantastique mystérieux et inquiétant, soutenu par une mise en scène sublime en noir et blanc qui accentue les jeux d'ombres, par une ambiance sonore angoissante et par une interprétation remarquable.
onsefaitunetoile
onsefaitunetoile

86 abonnés 1 513 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 juillet 2024
On nous plonge dès les premières images dans une imagerie angoissante, puis le film prend place dans ce manoir, au lieu symbolique, où tout est si somptueux et si sinistre à la fois. Un film de genre, avec ses grandes et belles toilettes, avec ses manières d'un autre temps, et l'envoutement prend place, pour nous comme pour les personnages. La caméra est comme une présence malsaine, les plans crées avec brio un côté oppressant, claustrophobe. La manière dont se comporte le jeune garçon, et ces échanges de baisers avec Deborah KERR sont des summums du tourment, l'horreur suggestive comme dans les films d'épouvante de Jacques Tourneur.
Tout le film est construit pour que l'on ressente l'atmosphère malsaine et lugubre de la situation, jusqu'à la scène finale qui n'offre aucun compromis.
Certainement un tournant dans le cinéma qui aborde ce genre de film d'épouvante, phycologique et intense, où les personnages progresse dans un huit clos feutré, un film qui fera date et qui montrera la voie à d'autres réalisateurs.
cylon86

2 840 abonnés 4 430 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 juillet 2015
Fin du XIXème siècle, Miss Giddens se rend dans un vieux manoir pour s'occuper de l'éducation de Miles et Flora. Très vite, à renfort de visions et d'impressions étranges, elle se rend compte que deux fantômes occupent les lieux et tourmentent les enfants. Subtilement écrit (notamment par Truman Capote), "Les Innocents" joue sans cesse sur le doute et comporte plusieurs niveaux de lecture dont un totalement subversif ! Dans le rôle de cette nounou dont on ne saura jamais clairement si elle est folle ou non, Deborah Kerr est formidable et Jack Clayton nous offre une superbe mise en scène truffée de plans sublimes qui contribuent énormément à l'atmosphère si particulière et si gênante qui règne sur le film. Images marquantes, musique entêtante, jeunes acteurs terrifiants, "Les Innocents" ne laissera pas indemne et il se pose aujourd'hui comme l'un des fleurons de l'épouvante.
Acidus

880 abonnés 3 963 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 mars 2022
"Les innocents", figurant aujourd'hui parmis les classiques du cinéma d'horreur, accuse plutôt bien les années. D'un point de vue formelle et technique, le film de Jack Clayton est une véritable merveille. Photographie soignée, jeux de lumières sublimes, bons effets de mise en scène,... Tout est fait pour instaurer un climat horrifique approprié. Cette ambiance est oppressante et froide à défaut d'être véritablement effrayante. Le scénario, pourtant écrit par Truman Capote, est en revanche assez inégal en ne jouant pas assez avec le doute et le mystère chez le spectateur. Il en résulte que "Les innocents" nous laisse un léger goût d'inachevé et que certains éléments (la psychologie de la gouvernante par exemple) auraient mérité d 'être plus développés.
Shawn777

820 abonnés 3 979 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 23 mars 2025
En adaptant la nouvelle d'henry James, "Le Tour d'écrou", Jack Clayton redessine les codes du film de maison hantée (du moins si on le compare aux films de la même période comme par exemple "La Nuit de tous les mystères" ou "La Maison du Diable") en se concentrant davantage sur une horreur psychologique. Alors nous avons bien-sûr quelques codes inhérents au genre comme une porte qui grince ou une marche qui craque mais le film s'en éloigne assez vite pour aller vers autre chose, en centrant son intrigue sur le mystère, le secret et l'angoisse. La gouvernante Miss Giddens se voit confier la garde et l'éducation de deux jeunes enfants, Miles et Flora, dans une grande maison isolée qui n'est occupée que par quelques domestiques. Mais très vite, Miss Giddens va commencer à ressentir une sorte de gêne et surtout à voir des personnes décédées. Est-elle folle ou y a-t-il une cause logique ou ésotérique à ses visions ? C'est en tout ce qu'elle va essayer de découvrir mais elle n'est pas au bout de ses surprises ! Alors j'avoue que l'histoire en elle-même n'est pas le point fort du film, principalement car la révélation survient beaucoup trop tôt ! Tellement tôt que l'on s'attend en réalité à un autre retournement de situation, ce qui est assez dommage. Néanmoins, l'ensemble reste tout de même agréable à suivre car bien que prévisible, l'enquête est néanmoins bien menée (même si on pourra relever quelques dialogues assez grossiers n'étant là que pour faire avancer l'intrigue plus facilement). C'est en revanche sur son ambiance que le film sort du lot ! Effectivement, sorti en 1961, le film est toujours aussi effrayant aujourd'hui ! Alors bien-sûr, c'est très subjectif mais j'ai été très mal à l'aise tout au long du film ! Il ne cherche pourtant jamais à faire sursauter son spectateur mais à réellement le mettre dans une position inconfortable, comme la scène qui m'a personnellement le plus marquée ; lorsque Miss Giddens joue à cache-cache derrière les rideaux. Cette scène est non seulement particulièrement bien mise en scène mais confère de plus une peur viscérale. Pour rester sur la mise en scène, le film est particulièrement magnifique. Le tout est millimétré comme sur du papier à musique, les transitions sont très douces, donnant cette fluidité constante, et puis nous avons de magnifiques compositions de plan ! Les décors jouent également dans cette ambiance anxiogène avec cette grande maison et ses extérieurs, là encore, tout aussi magnifiques qu'effrayants. Sans parler de tout le travail autour du son, comme ces chuchotements que l'on entend quelques-fois qui n'ont pas non plus fini de mettre mal à l'aise le spectateur. "Les Innocents" est donc un excellent film d'épouvante, au sens propre du terme !
Nicolas L.
Nicolas L.

121 abonnés 2 097 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 avril 2021
Film d'épouvante British mais pas de la hammer. Photo sublime, intrigue qui prend son temps et installe petit à petit l'ambiance pesante qui finit par devenir ultra étouffante. Il est clair que ce film s'inspire d'Hitchcock (je pense surtout à Rebecca) et il est clair également que ce film en a inspiré bien d'autres (je pense à Amenabar et Shyamalan)
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

97 abonnés 4 429 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 décembre 2024
On entre dans le film comme dans la plupart des films fantastiques ou d'épouvante. Jack Clayton cultive, au moyen de quelques sous-entendus et détails sibyllins, une atmosphère de malaise, tout en retardant le plus longtemps possible l'entrée dans le vif du sujet.
Ainsi, le grand domaine où deux enfants sont abandonnés aux seuls soins de deux domestiques et de leur nouvelle gouvernante, introduit d'emblée l'impression d'étrangeté et d'irrationnel développée par la mise en scène. Il m'a fallu, il est vrai, attendre les premières manifestations ostensibles de ce drame fantastique pour me laisser prendre au jeu.
La réalisation, sombre et inquiétante, de Clayton épouse habilement la caractère surnaturel du sujet. Les soupçons que miss Giddens porte sur l'attitude des deux enfants et ses visions (ou hallucinations?) engendrent un suspense métaphysique de plus en plus intense et efficace.
spoiler: Le thème de la possession se développe dans un crescendo de plus en plus anxiogène au terme duquel les enfants, secrets et traumatisés, seront peut-être délivrés de leur démon.
MaxLaMenace89
MaxLaMenace89

65 abonnés 282 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 avril 2015
Encore aujourd'hui pilier inébranlable du cinéma fantastique, The Innocents adapte avec brio un classique de la littérature britannique dans l'ectoplasme du gothique monochrome, se révélant aussi poétique qu'insidieux. L'éternelle force du film est la maîtrise parfaite de Jack Clayton des différentes échelles fantastiques, le doute viscéral de l'élément surnaturel nourrissant la pertinence radicale des multiples motifs qu'il soulève, prières au temps qui passe, aux perversions du reflet et à leur infection. Les fantômes du passé s'incrustent autant dans le psyché des protagonistes que dans la forme même du film, des sublimes jeux de focales aux manipulations stagnantes du fondu enchaîné, structurant une pure œuvre de la contamination et de l'obsession. Tandis que le malaise s'installe sur une comptine envoûtante, l'ambivalence du fond nous happe la gorge : les jeux paranoïaques sur l'immatériel, aussi antiques que précurseurs, invoquent alors la divinité de l'enfant en proie à la corruption des adultes, leur éducation perturbée, leur psychose croyante, voire même leur sexualité menaçante. Chef d'œuvre de l'épouvante, The Innocents est un monument suggestif de l'ambiguïté du Mal, la profondeur visuelle et l'acidité sonore enfermant ses acteurs hallucinés dans le prisme inquiétant de la vulnérabilité et de la frustration.
Chaill
Chaill

26 abonnés 397 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 juin 2019
Miss Giddens est engagée comme gouvernante dans le manoir d'un riche homme d'affaires pour éduquer ses deux jeunes neveux. D'abord ravie du cadre idyllique de l'endroit, elle est peu à peu troublée par le comportement étrange des enfants, puis par la vision de personnages ectoplasmiques qui semblent avoir une influence néfaste sur eux... Notons tout d'abord que Les Innocents est bien un film de fantômes, n'en déplaise aux intellos du cinéma élaborateurs de théories en tout genre, et non un délire psychotique d'une heure trente d'une femme prude et psychorigide, pour preuve: spoiler: Miss Giddens entend la voix de Miss Jessel à peine arrivée sur les lieux (donc pas encore "folle"), le fantôme du valet apparait bien avant que Miss Giddens ne voie sa photo dans le grenier, et la vieille femme de chambre prétend ne pas voir les fantômes, car elle est également sous l'emprise malsaine de Quint pour l'avoir bien connu de son vivant; enfin lors de "l'exorcisme" final, Miles prononce le nom de son corrupteur: Quint.

La peur est omniprésente tout au long du métrage, tout en suggestions et en apparitions sobres (la vision d'une femme de l'autre côté d'un étang suffit à nous glacer le sang), l'athmosphère est de plus en plus pesante, bien aidée par la composition habitée de Deborah Kerr dont le visage effrayé évolue crescendo au fur et a mesure du film. Coupe de chapeau également pour la parfaite interprétation des enfants.
Les Innocents est un modèle pour de nombreux réalisateurs qui s'en sont inspirés par la suite (Mario Bava, mais surtout Amenabar avec ses Autres...)
ferdinand
ferdinand

17 abonnés 453 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 mars 2013
Ce classique de la littérature anglosaxonne est plutôt bien adapté.Mon problème avec cette histoire c'est qu'elle me laisse indifférent... A tout prendre l'opéra de Britten est plus convaincant. Deux hypothèses : soit la gouvernante est folle (pas très intéressant...) soit les enfants sont vraiment possédés et personnellement, ça m'est égal; Mais je comprends que cette littérature et ses dérivés cinéma ait- ses fanatiques!
Parkko
Parkko

194 abonnés 2 020 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 juillet 2011
Bon alors c'est pas mal mais c'est pas non plus inoubliable. Il y a quand même une sorte d'ambiance que le réalisateur parvient à installer, une sorte de malaise ambiant. Le problème c'est que lorsque le film commence à aborder une piste vraiment intriguante et finit par l'abandonner genre ah non finalement là je vais trop loin pour revenir vers des choses plus attendues. Bon, globalement c'est quand même réussi grâce à l'atmosphère que parvient à recréer le réalisateur. C'est dommage qu'en terme de mise en scène il n'ose pas plus, par contre.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 19 août 2019
Un film d’horreur gothique tardif, qui reprend les ingrédients traditionnels (le manoir, les bruits étranges, les rideaux qui volent, etc.), mais y apporte un peu de modernité, principalement visuelle, à travers un travail sur la profondeur de champ, la lumière et le son qui donne aux Innocents quelque chose d’oppressant, esthétiquement proche d’un film comme The Servant. Parce qu’il est plus tardif que les grands films gothiques, Les Innocents est aussi plus inquiétant, voire même plus effrayant (toutes proportions gardées). Mais surtout, s’il mérite le détour, c’est parce qu’il est étonnamment dérangeant et fait un usage très troublant du rapport entre la figure de l’enfant et celle de l’adulte. C’est de l’épouvante à l’ancienne façon Rebecca ou Les Diaboliques, mais qui annonce par moments une horreur plus moderne comme celle d’un Shining. Dommage que l’ensemble soit un peu statique et répétitif.
Candice L
Candice L

56 abonnés 834 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 23 avril 2013
Un excellent film fantastique! Beaucoup de suspens, d'excellents acteurs, de vraies sensations et de magnifiques décors! Malgré ses 52 ans, ce film est très agréable à regarder et nous entraîne dans une spirale haletante jusqu'à la dernière seconde! A voir!!!
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 28 mai 2019
Je suis marqué par ce chef-d’œuvre fantas-magorique, après les vampires roumains de Transylvanie Carpatique. Leur grand maître hypnotique qu’est le comte de Dracula dit « Nosferatu » du cinéma allemand, voilà le britannique qui immortalise ses fantômes à tourmenter les petits snobs que s’occupe la dame du manoir de bourgeois style Victorien. Il y a indéniablement une influence dans la mise en scène sur les autres cinéastes contemporains, Guillermo Del Toro et Alejandro Amenabar avec « ses autres ». Deborah Kerr est Nicole Kidman et inversement. Une actrice originale remakée moyennement et compensée par sa performance formidable à la première, l’âme d’une femme qui divague pour le commun des normaux, elle a un don théorique par sa forte croyance, presque de la prémonition rêve cauchemardesque. Le baiser de l’enfant garçon est troublant, les douleurs physiques vécues par ces esprits martyrs tourmentés dans ce manoir damné. J’ai eu larme de compassion pour une simple magnificence tristesse horrifique, les cris et pleurs de fillette tyrannisée, toute la splendeur enfantine. Que dire de la musique de jouet atypique fascinant, une porte entrouverte menant vers l’antre des limbes, et cette comptine immortalisée qui trotte dans la tête du début jusqu’à la fin envoûtante.
Romaric44
Romaric44

28 abonnés 325 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 décembre 2020
Film à la lumière incroyable, les images sont magnifiques!
Film irrévérencieux pour l'époque le scénario est très bon et les enfants jouent à merveilles ainsi que l'actrice principale particulièrement expressive!
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