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Scorcm83
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3,5
Publiée le 11 janvier 2017
Sentiment assez étrange après visionnage du film. J'ai beaucoup aimé la mise en scène et le montage. On sent, dans la construction des scènes ainsi que dans la structure complète du film que Roger Avary provient de la même école que Tarantino. De fait, les quatre personnages principaux qui jalonnent le film sont suffisamment différents et bien interprétés pour être intéressants. Néanmoins, leur vie et les choix qu'ils effectuent tout au long du film sont assez frustrants tant ces derniers œuvrent à leur propre malheur. Toute cette débauche de sexe, pour quel but ? Seulement celui de trouver l'amour. Seulement, on se demande si 1h45 pour en arriver à la thèse du film étaient nécessaires. Le film aurait gagné à quelque chose de plus travaillé dans sa seconde partie même si certaines scènes sont clairement très intéressantes (celle du bain ou du voyage en Europe).
En clair, une sorte d'American Pie intellectuel qui déconstruit le mythe du campus étudiant et révèle toute la misère sociale et sexuelle qui en ressort. Peut-être le traitement est trop superficiel pour véritablement marquer.
De Bret Easton Ellis, je n'avais lu qu’American Psycho, que j'avais plutôt aimé. Mais là, je visionnais Les Lois de l'Attraction, film mettant en scène le frère du malade mental d'American Psycho, Sean Bateman.
Réalisé par l'ancien compère de Quentin Tarantino, Roger Avary, je plaçais pas mal d'espoirs dans ce film. Interprété par des stars du petit écran à l'époque, comme James Van Der Beek (que j'aime beaucoup), Jessica Biel ou encore Jay Baruchel et des acteurs qui montaient comme Shannyn Sossamon ou Kip Pardue, qui jouent tous bien cela dit. La façon de filmer de Roger Avary peut en décontenancer quelques uns mais au bout d'un moment, on s'y fait tranquillement, ressemblant quelque peu à Harvard Story de James Toback.
Le problème, c'est que la qualité du film est égale à celle de Harvard Story. En effet, le film est d'un nihilisme assumé jusqu'au bout (prends-ça, Jan Kounen), ce qui est réellement pénible car le spectateur n'a aucun répit et tout s'enchaîne pour plomber un film déjà bien glauque et graveleux. Le film est monté avec les pieds, est répétitif, malgré une séquence très sympathique sur le voyage de Kip Pardue (sauf qu'au bout d'un moment, cette bonne idée traîne en longueur). Quand le film commence tout juste à trouver son rythme, il ne reste plus qu'un quart d'heure. La fin abrupte clôt le film d'une façon plutôt... logique.
Mais en gros, on s'ennuie ferme et on est plus dégouté qu'intéressé par cet univers...
Au sein de l'Université américaine de Camden, s'entrecroisent les aléas amoureux de trois étudiants autrefois proches, Lauren (Shannyn Sossamon), Paul (Ian Somerhalder) et Sean (James Van Der Beek), dont les parcours respectifs sont présentés de façon tout à fait obscène au cours de la soirée de fin de semestre. À divers degrés, chacun d'eux va vivre une expérience personnelle impliquant sexe et drogues, qui ne sera pas sans conséquence sur leur état mental... Second long-métrage de Roger Avary réalisé en 2002, après "Killing Zoé" (1994), "Les Lois de l'attraction" est une production indépendante dont l'affiche provocante titille malicieusement notre curiosité, annonçant un récit d'une obscénité diffuse. Manifestement implanté dans l'univers du "campus movie", mettant en place un univers universitaire peuplé de jeunes gens et de leurs créatures, le film choisit l'audace d'en prendre assez radicalement le contre-pied, privilégiant la mise en avant de la brutalité et de la solitude du milieu au lieu de l'insouciance et l'hédonisme. Opère notamment dans sa formidable séquence introductive une succession d'allers-retours dans l'espace et le temps racontant à chaque fois le parcours d'un nouveau protagoniste, en repartant depuis un instant précis marqué par un lieu commun. On se retrouve alors particulièrement attentif à certaines opérations narratives, telles que les variations de l'attribution de la voix-off faisant office de filtre subjectif tout au long de cette séquence. Elle livre à l'histoire un accès au point de vue optique et moral de chaque protagoniste semblant se passer successivement le relais de l'énonciation. Chaque action est filtrée non seulement par les choix de mise en scène, mais également par les commentaires effectués par le personnage lui-même (omniscient) sur ce qu'il est en train de vivre. La dimension "a posteriori" de la voix-off nous octroie un voyage dans le temps favorable à faire chevaucher deux scènes différentes qui se répondent, ce qui est très éloquent vis-à-vis des motivations des personnages sur leurs faits et gestes spoiler: La force du montage permet à Paul de nous apprendre que, quelques temps après une interaction malheureuse avec un garçon homophobe, celui-ci se révèle lui-même être gay. C'est donc à l'encontre de toute évocation possible de sa propre homosexualité que nous déduisons la barbarie. Cet état de témoignage faiblira dans la seconde partie du métrage, pour laisser place à un récit un peu plus sommaire (alibi d'une intrigue classique en somme) mettant davantage en suspens les attentes du spectateur sur le devenir des protagonistes. Dans l'ensemble la mise en scène soutient profondément la dynamique d'évasion, en agrémentant au niveau visuel de longs plans rapprochés aux visages et champs / contrechamps,... spoiler: isolant un personnage dans le cadre en signe d'enfermement ...arrêts sur image et mouvements de réversion très significatifs sur l'état psychologique des personnages (sentiment d'introversion, impossibilité de se joindre au conjoint désiré...). Au niveau sonore, c'est en mixant plus bas tous les bruits de la scène actuelle pour permettre à la musique ou à la voix-off de s'élever. Le cas échéant, découle un exemple de la complexité de la relation morale des personnages en plein coeur de situations accablantes ; la mise en scène vient en quelque sorte à leur secours, en soutenant leur dynamique psychique d'évasion perturbée par les étudiants indésirables. On y présente ainsi l'amour comme un terrible moment de solitude, ce qui est évidemment paradoxal. Sujet profond cerné dès le début du film, la troublante métaphore des boules de billard y fait écho et on fait alors le rapprochement avec le double-cryptage du titre "Les Lois de l’attraction". Il renvoie d'une part aux critères déclenchant le mécanisme de l'attirance entre les étudiants et le mécanique physique et énergétique de l'attraction des corps en mouvement dans un univers donné. Tout part d'un big bang, en l'occurrence, l'instant T où les trois protagonistes se croisent, se manquent, et, à l'image des boules de billard, partent dans leurs directions respectives, en suivant d'autres lois de l’attraction moins euphorisantes pour eux. Porté par sa brillante mise en scène et sa narration non-linéaire des plus ambitieuses, "Les Lois de l'attraction" est un drame social à demi-teinte, qui aurait gagné en reconnaissance s'il avait gagné en profondeur dans sa seconde partie. Saluons sans concession quelques brillantes idées dans sa peinture d'une jeunesse au rabais, épicurienne et profondément corrompue qu'est la nôtre. L'organisation du récit, les phénomènes de mise en scène et de montage, changent un courant film de campus en parabole sur la solitude émotionnelle et les jeux tabous de l'amour et du destin. Tel Kassovitz, le cinéaste canadien s'empare d'un sujet tabou et actuel pour rappeler à nous tous et au cinéma témoins de notre époque: l'important, ce n'est pas ce qu'on filme (dans la mesure où tout peut être filmé), c'est comment on le filme.
Avary sort l'attirail: effets de montage à répétition, scènes aguicheuses et jeunes acteurs venus briser leur image trop lisse (coucou Dawson!). Avec du style et peu de fond, le film est loin d'être un ratage complet, mais reste en-dessous du livre de Bret Easton Ellis. L'histoire: à la fac, entre une orgie et une overdose, un garçon aime un garçon, qui aime une fille, qui aime un garçon... Faye Dunaway y fait une apparition et le beau Ian Somerhalder y danse en slip sur du Gainsbourg et du George Michael.
Je n'ai pas rigolé une seule fois ! Je ne comprends pas du tout les critiques ! Voir le film à l'envers est très dérangeant et ne rime à rien ! On ne comprend pas du tout où tout ceci nous mène. Bref, un vrai navet !
Nous sommes ici bien loin d'un de ces énièmes teenmovies que nous a servi le cinéma américain ces dernières années (un genre que je déteste). Ce que Roger Avery, le scénaristes des meilleurs films de Tarantino, nous signe là est une comédie de mœurs parfaitement originale et totalement déjantée sur des jeunes étudiants perturbés. La mise en scène est pleine d’excellentes idées visuelles et l’ensemble est accompagné d’une musique tout aussi dynamique. C'est amusant, c'est excitant, c'est déroutant, bref c'est à voir absolument.
2ème film de Roger Avary, et nettement mieux que Killing Zoé ! Ici, la réalisation est beaucoup mieux travaillée, les acteurs sont très bon (surtout James Van Der Beek), et l'histoire est vraiment originale et captivante (merci Bret Easton Ellis). A voir !
Le film est un peu alambiqué, cela dit comprend très bien que c'est pas un film qui va te faire rêver, c'est très sombre et très pessimiste , on comprend très vite que ça passe très bien en littérature, voir le livre , éviter le film et le film ne donne pas envie de voir le livre, des heures très sombres, aucun espoir.
Teen-movie qui joue la carte de la provoc pour sortir son épingle du jeu mais qui lasse assez rapidement. Si les dix premières minutes laissent entrevoir une réalisation qui cherche l'originalité, la suite n'est qu'un enchaînement de déceptions : le jeu exagéré d'un James Van der Beek qu en fait des tonnes, les incohérences qui se ramassent à la pelle ou encore la fin ratée qui laisse un goût amer.... le verdict est sans appel.
Marre de ces teenage-movies qui se veulent branchés, bandants, cools... Marre de cette impression de déjà-vu, de ces produits clinquants, ce ces versions sophistiquées des programmes MTV... Marre de ce cinéma qui prend le spectateur pour un con. C'est vulgaire et abrutissant, prétentieux et racoleur. Sans avoir lu le bouquin, j'aime à croire que ce dernier est largement meilleur. Les Lois de L'attraction, ce n'est pas du cinéma, c'est de la pornographie : on n'y parle de rien, on ajoute quelques scènes bandantes susceptibles d'émoustiller les ados et on multiplie les effets gratuits ( je suis moi-même tombé dans le panneau, faute à l'affiche alléchante de ce navet ). Pourtant les pornos, ça peut avoir du bon ( à court terme, j'entends ! )...Ici, la marchandise dure près de deux heures ! Roger Avary filme bien, connaît sa grammaire et les conséquences d'un bon casting ( ici, pas un seul laideron, c'est dire ! ). Mais l'histoire dans tout cela ? Les Lois de L'attraction ou la quintessence du vide et du racolage...
Rien de neuf dans les universités américaines ou les étudiants boivent, fument et baisent. Alors fallait-il vraiment faire ce film qui n'apporte rien de neuf au genre? Ah si, le générique de fin défile à l'envers, wouaahh!!!
Oui oui c'est bien la jeunesse occidentale qui s'emmerde. J'étais quand même curieux de voir comment Avary allait se débrouiller pour adapter un (très bon) roman de Bret Easton Ellis, quand je vois que le film American Psycho avec Christian Bale était pas vraiment terrible, j'avais peur pour celui-là (qui était pour moi déjà plus dur à adapter, dans le roman on suit plusieurs personnages et c'est parfois très confus) mais non le film ne s'en sort pas trop mal. Même si je suis un peu déçu du choix de casting, qui a être crédible j'aurais pris un acteur qui ressemble à Christian Bale pour jouer son frère (mais je crois qu'Avary s'en fout, ça doit bien être son genre, il a sans doute pris un blond pour emmerder). Rien à dire, c'est trippant. Ça se regarde, ça s'admire !
C'est original tant au niveau de la narration que de la mise en scène. Ainsi qu'un certain humour dérisoire, noir. Après c'est pas non plus géant mais c'est un bon film.