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Un visiteur
2,0
Publiée le 30 décembre 2012
Attention le titre est trompeur. Ce film à sketchs est bien trop mou et sans ambition pour être intéressant. Deux ou trois bonnes idées par-ci par-là mais c'est tout. Le meilleur des cinq segment celui de Godard.
"Les Plus Belles Escroqueries du Monde" est une série de courts métrages.
Tokyo - "Les Cinq Bienfaiteurs de Fumiko" par Hiromichi Horikawa L'intrigue autour d'une escroquerie malheureusement trop prévisible et dans un rythme excessivement lent. Amsterdam - "La Rivière de diamants" par Roman Polanski Le court de Polanski apporte un peu de légèreté, mais l'humour noir semble parfois forcé. La subtilité narrative n’est pas au rendez-vous, et l'escroquerie manque de profondeur.
Naples - "La Feuille de route" par Ugo Gregoretti Gregoretti livre une satire sociale qui se perd dans sa propre absurdité. L'intrigue semble inutilement étirée pour un format court, et les tentatives d'humour tombent souvent à plat. Le manque de dynamisme rend ce segment assez oubliable.
Paris - "L'Homme qui vendit la tour Eiffel" par Claude Chabrol Le court de Chabrol brille par son ironie, mais l’ensemble semble manquer de mordant. Si la mise en scène est élégante, l'histoire de l'escroquerie reste prévisible et déçoit par son manque d'originalité. Le potentiel de la prémisse, vendre la tour Eiffel, n'est pas pleinement exploité.
Marrakech - "Le Grand Escroc" par Jean-Luc Godard Le segment de Godard est le plus controversé. Son style expérimental, avec ses dialogues cryptiques et sa mise en scène minimaliste, peut déconcerter. Plutôt qu’une véritable escroquerie, c'est une réflexion sur l'illusion elle-même, ce qui rend l’ensemble trop conceptuel et hermétique pour certains spectateurs.
En le considérant globalement, le film apparait ce que sont habituellement les films à sketches : un ensemble inégal, nécessairement peu cohérent et, peut-être, trop vite tourné, en tout cas trop légèrement assemblé. Dans le détail, le sujet japonais de Hiromichi Horikawa est totalement dérisoire, suivi de près par le récit italien du dénommé Ugo Gregoretti. Celui de Claude Chabrol, illustration de la plaisanterie grossière du farfelu qui achète la Tour Eiffel, fait une farce assez quelconque. Il faut attendre l'histoire de Roman Polanski, avec son atmosphère particulière, ou celle de Jean-Luc Godard, par son originalité provocatrice, pour trouver un commencement d'application. Ces supposées plus belles escroqueries du monde révèlent, en tout cas pour les premières citées, peu d'astuce et guère plus d'imagination. Le genre est décidément un exercice risqué tant il vrai qu'il est dévalorisé le plus souvent par le manque d'ambition de ses auteurs, lesquels s'offre probablement une petite récréation lucrative.
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2,5
Publiée le 28 avril 2009
Lors de sa sortie en salles en 1963, "les plus belles escroqueries du monde" prèsentait quatre filouteries sympathiques rèalisè par Claude Chabrol, Hiromichi Horikawa, Ugo Gregoretti et Roman Polanski ! Elles sont à nouveau cinq avec la rèintègration du "Faux monnayeur charitable", de Jean-Luc Godard, qui fut supprimè à l'èpoque! Autre petite perle à dècouvrir, le film de Roman Polanski superbement photographiè à Amsterdam, jeune auteur polonais de courts mètrages, alors à ses dèbuts! Une petite friandise au charme indèniable et une distribution prestigieuse (Jean-Pierre Cassel, Catherine Deneuve, Charles Denner, Jean Seberg, Francis Blanche...).