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stillpop
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2,5
Publiée le 17 juillet 2011
L'amour à mort est manifestement l'obsession de Cameron. En fait, si vous n'avez jamais ressenti dans les tripes l'amour qui vous donne envie de mourir pour l'autre, inutile d'aller voir ce film. C'est son seul sujet, et c'est traité sur le mode ... compliqué à suivre ! C'est plus que long, il n'y a absolument aucune action, quatre effets spéciaux au maximum, super divertissement non ? D'un autre côté, une photo plutôt belle, une musique répétitive et prenante, une planète fractale originale, des décors SF à la Blade Runner, c'est à dire non futuriste, bref que des qualités pour un sujet bien trop austère. Voir aussi ma critique de la version originale plus touffue et intéressante, celle de Tarkovsky.
L'une des qualités de Steven Soderbergh est cette capacité de renouveler son cinéma à chacun de ses long métrages. "Solaris" n'est pas son film le plus connu mais il est indiscutablement l'un des plus fascinants. Soderbergh ne nous plonge pas dans un récit de science fiction classique auquel on pourrait s'attendre mais à un film qui sur fond d'histoire d'amour interroge sur notre perception, l'illusion et sur les capacités de l'esprit humain à y faire face. Le film est très intéressant par son approche et soulève un tas de questions passionnantes. Le long métrage est convaincant sur le plan visuel et possède une certaine élégance dans la manière de représenter à l'écran les illusions et les flash backs. La performance de George Clooney et l'acteur américain inonde le film de sa classe et son charisme. "Solaris" souffre toutefois d'un problème de rythme et a parfois du mal à se réinventer et à éviter une impression de répétition dans sa narration. Le scénario est parfois un peu vide même si l’histoire d'amour est aussi belle que convaincante. Au final, "Solaris" est un film quelque peu inégal mais reste aussi passionnant qu'émouvant et Soderbergh a réussi son pari de reprendre le film du meme nom d'Andrei Tarkovski.
Soderbergh livre un film captivant avec un Georges Clooney exceptionnel. Le scénario et l’intrigue sont très complexes et il faut s’accrocher, mais ça vaut le coup quand on voit la justesse de la réalisation. La science-fiction et l’amour se rejoignent dans ce long métrage avec beaucoup d’émotions à la clef. A voir et à méditer.
Un film original pour un huis-clos se déroulant dans une station spatiale. Il mélange habilement science-fiction et fantastique avec de bons acteurs et une idée originale. Le film est peut-être un epu long à démarrer un peu complexe, mais il ravirra les amateurs de ce genre de film. Il propose aussi une réflexion sur le lien entre la mémoire et la personnalité, et sur les conséquences de la vie ou mort d'un proche.
A la fois repoussant car peu compréhensible et lent et fascinant pour les mêmes raisons. Ce film est unique en son genre et offre un rôle intéressant à George Clooney. Le mélange de l'émotion à la froideur de l'environnement alentours est assez déroutant. Peut-être trop pour qu'on s'y laisse prendre vraiment ... C'est spécial. L'atmosphère et l'histoire m'ont assez déstabilisées. C'est comme un voyage en espace: on reste en apesanteur longtemps après l'avoir vu... Mais c'est que pour mieux chuter et se rendre compte que le film ne peut pas valoir plus de deux étoiles. En même temps, ce n'est que mon opinion. Alors, à vous de juger...
Vraiment pas terrible!Je n'avais pas vu celui de Tarkovsky mais celui-ci est raté. On s'ennuie quand même pas mal et le problème est que cette sorte de résurection des morts dans la navette spatiale à solaris n'est même pas expliquée. Il arrive donc des réapparitions comme celle de la femme de george clooney morte 10 ans avant mais on ne sait pas pourquoi?. Un film plat, peu intéressant. La seule chose qui semble bon dans ce film sont les décors qui sont très esthétiques et qui nous mettent bien dans une ambiance galaxique et la bande son qui est réussi comme à chaque fois chez Soderbergh. Il faut dire que je ne suis pas un adepte de science fiction non plus et c'est pas ce film qui va me convaincre de mieux aimer. Je suis déçu par Soderbergh qui a fait beaucoup mieux dans d'autres genres.
À la base, il y a le livre éponyme de Stanislaw Lem, classique de la SF, qui a déjà été adapté par Tarkovski en 1972 : une adaptation assez fidèle et plutôt axée sur la réflexion scientifique, spirituelle, philosophique (la prétention des hommes au savoir, les limites de leurs connaissances, l'opposition entre raison et émotion...). Soderbergh a délaissé quant à lui la dimension métaphysique du roman pour se concentrer sur le mystère de la relation amoureuse, le pouvoir du souvenir, l'idée d'une deuxième chance, d'un amour éternel. Ce film est moins complexe, moins profond que la version de Tarkovski, mais pas moins troublant. Sublime mise en scène, tout en clairs-obscurs, qui plonge dans les méandres de la conscience et de l'inconscient. Subtil scénario qui dévoile peu à peu le passé pour mieux appréhender l'inquiétante étrangeté du présent. Rythme lent, beauté envoûtante. Jusqu'à un dénouement différent de celui du livre, mais très beau et très mystérieux. Quant à George Clooney, il a l'air aussi perdu dans ce film que son personnage dans l'espace. Ça lui donne quelque chose d'évanescent et de touchant, une facette qu'on ne lui avait pas vue auparavant.
Plein de belles images, on dirait des photos, plein de séquences cultes, que de toute façon Mozinor à repris dans Cache-cache à Solaris, alors pourquoi perdre son temps avec ce film qui fait paraître les minutes comme des heures...
Ouille !!! 47 000 000 $ pour ce remake ?!!! Je veux bien que le beau Georges ait touché une prime pour montrer ses fesses à l'écran mais quand même, là, les producteurs ont carrément escroqué les banquiers (que je ne plains pas entre nous). Mais n’empêche qu'ils se foutent ouvertement du monde. OK, le roman de base est bien scénarisé. Seule une séquence où Clooney, en plein délire, les yeux exorbités, assiste à une série d'apparitions sans lien commun, déconne complétement. Les acteurs tiennent bien la route. Ils inspirent par leur jeu, la terreur et l'onirisme que la technique défaillante de cette adaptation ne parvient pas à produire. Mais nous sommes en-dessous de la version de Tarkovski. L'étalonnage des couleurs de ce "Solaris 2003" est carrément minable. Le film est sous-exposé et fade dans l'espace, sur Terre, il est à la limite d'un mauvais "found-footage" style : "Grave encounters". Les décors pratiquement invisibles, auraient pu se limiter à des toiles peintes, ce qui n'aurait pas fait péter le budget. C'est réellement un beau gâchis car cette approche différente de "Solaris" n'est pas mauvaise. Les longueurs décriées par certains, sont nécessaires à l'ambiance du récit et nous sommes dans un récit de véritable SF sans explosion et Alien ineffable. Dommage ...
Film psychologique que j'ai trouvé profond, même si je n'en ai pas compris toutes les facettes. George Clooney joue avec un naturel impressionnant, comme d'habitude. De même pour Natascha McElhone qui m'avait déjà conquise dans The Truman Show. Le scénario est confus mais qu'importe, le tout est si bien filmé, de façon si lente et si juste, si précise. C'est un film que je devrais revoir pour mieux comprendre.
Amateurs de science-fiction où l’action déchire l’écran du début à la fin, vous risquez d’être déçu en regardant « Solaris » En effet, pas de combats intergalactiques, pas de créatures venant d’autres monde, non rien de tout cela. Ici le contemplatif remplace le tournis visuel de cette catégorie et nous plonge dans un huis-clos oppressant dans une station spéciale bien mystérieuse. La clé de l’énigme est l’esprit humain… bien des questions sont posées, les réponses sont à découvrir. « Solaris » est bien trop court pour permettre un développement optimal des personnages et si la psychologie est bien au centre du film, on reste un peu sur notre faim, malgré le jeu convaincant de George Clooney. C’est beau, les contrastes de couleurs entre le rouge de la planète limitrophe (qui d’ailleurs laisse à penser qu’elle n’est pas étrangère à la psychose) et le bleu de la station donne un esthétisme qui transcende l’atmosphère. Belle surprise donc mais pour les amateurs avertis.