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Un visiteur
1,5
Publiée le 9 février 2013
Après avoir lu le livre Solaris de Stanislas Lem, j'étais ravi d'apprendre qu'il en existait un film, en me disant "Le livre est excellent, le film ne pourra pas me déplaire !" ... eh bien si ! Ce n'est pas tant la lenteur du film qui me dérange, car elle est aussi présente dans le livre et participe à créer l'ambiance qu'il faut. Mais pourquoi avoir supprimé tout un aspect du livre ? En effet, entre deux moments de folie, il y a normalement des phases d'exploration de la planète où l'on comprend l'appellation "science fiction" du roman... Là, il n'y a rien d'autre qu'un psychodrame (inintéressant selon moi) et je suis soulagé qu'il ne dure que 1h34 !
J'adore les films de science-fiction, je m'attendais a un film dans l'espace avec des dénouement paranormal ou même apparition d'extraterrestres. J'étais bien loin de m'attendre a sa, car il faut l'avouer sait terriblement mou et il ne se passe pas grand chose. George Clooney est un peut caricatural mais sa passe encore, le pire sait sa compagne dans le film, Natascha McElhone qui c'est simple n'a aucun charisme et donc aucune présence a l'écran. Un scénario un peut bancal et une fin plutôt "bizarre". Bref, vous l'aurais compris beaucoup de point négatif et pas grand chose a sauver dans ce film.
Environ 30 ans après le film d'Andrei Tarkovski (que je n'ai pas encore eu la chance de voir), Steven Soderbergh réalise un remake de Solaris, avec George Clooney dans le rôle principal. J'aime beaucoup la science-fiction, en particulier au cinéma, mais là, je dois avouer avoir été un peu largué. C'est lent, très lent, et surtout très mou. Et ça n'a rien d'un film de science-fiction, si ce n'est que l'histoire se situe dans l'espace. Il s'agit en fait d'un film un peu romantique et métaphysique dans lequel on se retrouve avec pleins de flashbacks bien lourds. En fait, à part voir George Clooney rêver de sa copine, il ne s'y passe rien. Il y a bien un peu de mystère au début, avec une créature dont on parle, mais quand on découvre ce que c'est, on se demande si la moquette qu'ils ont fumé était bonne. De plus, je ne suis pas du tout fan de Clooney, et ça aurait pu être un bon rôle pour lui, mais là, on dirait qu'il est lui-même perdu. Jeremy Davies qui joue le fou de service, en fait beaucoup trop et rend son personnage pas du tout crédible pour un sou. Solaris ne dure qu'une heure 34, on a l'impression qu'il dure le double. Je me suis fort ennuyé, même si je lui reconnais certaines qualités. L'idée n'était pas mauvaise, mais c'est répétitif et soporifique. En tout cas, dans l'espace, personne ne m'entendra bâiller.
À la base, il y a le livre éponyme de Stanislaw Lem, classique de la SF, qui a déjà été adapté par Tarkovski en 1972 : une adaptation assez fidèle et plutôt axée sur la réflexion scientifique, spirituelle, philosophique (la prétention des hommes au savoir, les limites de leurs connaissances, l'opposition entre raison et émotion...). Soderbergh a délaissé quant à lui la dimension métaphysique du roman pour se concentrer sur le mystère de la relation amoureuse, le pouvoir du souvenir, l'idée d'une deuxième chance, d'un amour éternel. Ce film est moins complexe, moins profond que la version de Tarkovski, mais pas moins troublant. Sublime mise en scène, tout en clairs-obscurs, qui plonge dans les méandres de la conscience et de l'inconscient. Subtil scénario qui dévoile peu à peu le passé pour mieux appréhender l'inquiétante étrangeté du présent. Rythme lent, beauté envoûtante. Jusqu'à un dénouement différent de celui du livre, mais très beau et très mystérieux. Quant à George Clooney, il a l'air aussi perdu dans ce film que son personnage dans l'espace. Ça lui donne quelque chose d'évanescent et de touchant, une facette qu'on ne lui avait pas vue auparavant.
Steven Soderbergh est connu pour alterné les projets de grandes et plus petites envergure, il n’est ainsi pas étonnant de le voir mettre en scène un drame sentimental naviguant dans un univers de science-fiction alors que son "Ocean’s Eleven" cartonne. Dans "Solaris" le docteur Chris Kelvin monte à bord de la station spatiale Prométhée en mission de reconnaissance afin de venir en aide aux membres de l’équipage mais son amis et commandant de la mission est déjà mort alors que les deux autres scientifiques montrent des signes de stress et de paranoïa aigus. Chris va mener l’enquête pour découvrir quelle est la cause de ce phénomène bien qu’il revoit l’amour de sa vie comme si elle ne s’était jamais suicidée, signe qu’il est également atteint. Le casting est de qualité même s’il pioche dans un catalogue d’acteurs peu connu du grand écran. En revanche la chose doit être dite, que ceux qui pensent trouver ici un divertissement dans le style d’"Armageddon" ou "Terminator" passent leur chemin, en effet le film de Soderbergh s’efforce à surtout décrire les méandres du deuil de l’être aimé. Au final les éléments de science-fiction ne sont que des prétextes pour mettre en scène cette histoire dans un cadre peu conventionnel et ce malgré qu’ils soient bien utilisés.
Sur les quelques dizaines de milliers de films vus durant mon existence, celui ci fera partie in fine de mon top 50 a n en point douter !
Juste culte ! (Et j adore les films d action holywoodiens aussi ; c est pas incompatible). Ce film est une introspection sur la vie, l amour, le doute ou l imagination et la realite s entrelacent a en perdre nos reperes, le tout dans un decors et une ambiance SF totalement envoutants. Bref, ce film traite en fait de la condition humaine, si complexe, incertaine et surtout insaisissable . A noter enfin la bande son genialissime de Cliff Martinez qui sublime le tout. A ceux qui aimeront (car manifestement cela ne plait pas a tout le monde, en tout cas a ceux qui sont peut etre un peu trop conditionnes a ne voir que des cascades, explosions, ou effets speciaux), c est un film que vous n oublierez jamais, contrairement a tous ces films d action, thriller ou autres dont je suis moi meme devoreur mais qui s oublient pour la plupart aussi vite qu on les a vus. Juste spectaculaire de sensations, d esthetisme et de remise en question de la realite que nous croyons saisir ... Magique
Je ne pense pas que ce film est un chef d'oeuvre mais quand je vois les commentaires laissés, du genre "chiant", "mou", "pas d'action" je me dis que des choses n'ont pas été comprise. On peut ne pas aimer Monet, soit, mais quelle valeur aurait une critique du genre : "Monet, ça ne ressemble à rien!"? ..............................................................................Soderbergh a crée une oeuvre superbe, hallucinante qui interroge le spectateur en permanence. La mise en scène est grandiose, l'arrivée sur Solaris, magique, la musique totalement envoutante et comble de tout on y trouve parmi les plus belles scènes de rencontre amoureuse vues au cinéma. J'ai failli ne pas voir ce film à cause des commentaires sans intérêt (c'est la première fois que je me permets ce type d'écart) laissés. C'est la même chose pour le diptyque "Che", le même genre de commentaires. Je viens de voir ces trois films qui végétaient chez moi depuis plusieurs mois par peur de m'ennuyer ferme. J'ai chaque fois été transporté dans une histoire, qui certes prenait son temps, mais où à chaque seconde j'étais actif, réfléchissant à ce que je voyais, ému par la force des images, stupéfait par les situations étranges qui parsèment ces 3 films, emporté par ces ambiances enveloppantes dans laquelle on reste emmitouflé même après la fin du film. Solaris, est une exploration grandiose dans ce qu'il y a de plus étrange : l'homme. A voir absolument.
soporifique et casse pied, l'histoire est tres bien mais le traitement de soderbergh auto proclamé meilleur réalisateur de la galaxie, gache tout. j en convient cette critique n 'est pas objective ! je met 2 et demie par ce que j aime bien clooney et l'espace et que je suis de bonne humeur
Pas terrible parce que difficilement divertissant. C'est calme et très intellectuel...comme beaucoup de films impliquant le duo Soderbergh/Clooney. Je lui reconnais par ailleurs une très belle photographie.
Ce remake du "Solaris" de 1972 de Tarkovski ne se contente pas d’être un vulgaire copier/coller, c'est aussi une relecture du livre (qui semble malgré tout très éloignée de l’œuvre de Stanislas Lem). Il donne un éclairage beaucoup plus important sur l’histoire du couple pour en faire une très belle réflexion sur le deuil, le sentiment de culpabilité, la rédemption, et aussi sur la désagrégation de l’amour. Visuellement "Solaris" est magnifique, on se croirait presque revenu à l’univers glacé et aux vaisseaux aseptisés de "2001 l’odyssée de l’espace", il présente aussi une vision très cohérente d’un futur proche. Ce qui séduit également, ce sont quelques scènes d’une rare virtuosité soutenues par une musique envoutante. Je retiens particulièrement celle de la rencontre du futur couple, une pure merveille de montage qui ne se contente pas d’être très belle, mais qui mélange présent et flashbacks forts précieux avec une grande fluidité et limpidité. Alors "Solaris" est un grand film de science-fiction qui n’a pas le mérite d’être une œuvre originale, mais qui réussit a imposer sa beauté et son ambiance mystérieuse à une époque où le sensationnalisme visuel et les scénarios vides sont de rigueur.
Il y aurait beaucoup de questions à soulever durant l'expérience Solaris, pour au final assez peu de réponses. Que ceux qui s'attendent à un voyage spatial ne s'enthousiasment pas trop, le film tend davantage du voyage de l'esprit, cet esprit torturé qu'est celui du personnage de George Clooney. Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si une bonne partie du film s'attelle à nous présenter des flash back de la vie antérieure du héros, où s'entremêlent la naissance d'un amour, son évolution et sa chute. Soderbergh exploite le cadre des confins de l'espace pour traiter ce thème avec psychologie et philosophie. Un mélange d'idées et d'idéaux, qui vibrent au gré des surprises que semble créer la planète Solaris.
Le personnage n'a plus de but, de raison de vivre, sa vie terne va prendre un nouveau départ quand il se retrouve près de cette planète mystérieuse, sur un appel à l'aide d'un ami désespéré. Doit-il essayer de comprendre ce qui se passe ou doit-il se laisser entraîner par les évènements ? Lui-même n'arrive pas à répondre à cette question, balloté entre le déni et l'aperçu d'une seconde chance. Rongé par la culpabilité, il va finalement devenir un spectateur apathique de la vie du vaisseau, devenant un pion comme les autres, subissant l'irrationalité grandissante avec la même acceptation. Solaris devient un monde où tous les rêves sont possibles, où tous les choix n'ont plus d'importance et où la vie peut se fondre à la mort en gardant ses illusions et ses fantasmes.
Le film sonne donc comme un test que le personnage doit subir pour faire son deuil, et la seule question est la suivante : Va-t-il réussir à oublier et aller de l'avant ? Pourtant, une phrase insiste toujours, le ramenant sans cesse en arrière : "L'amour triomphe de la mort". Solaris et l'amour aspire le personnage vers une descente dans les profondeurs de l'esprit, à la recherche de son désir le plus intense, un choix entre vie et amour, comme si les deux ne pouvaient pas cohabiter.
D'un esthétisme intriguant et confiné nous découvrons la subtilité de la relation du couple, ces instants si particuliers que eux seuls connaissent. En les mettant en relation avec des questions plus universelles, on obtient un cadre infini qui pourtant semble si réduit, comme une prison minuscule dans un désert d'immensités. D'un rythme lent et d'une succession d'intrigues ne ressort que la vague sensation que le personnage était déjà perdu avant le début du film et que son chemin est tracé sans qu'on ne puisse rien y faire. Lui seul est maître de son esprit et nous n'y avons pas pleinement accès, curieuse fatalité que de rester bouche bée en nous demandant : Pourquoi ?
Si l'ambiance est posée, le casting concerné (bien que quelque chose me gêne dans ce couple), et le scénario attachant, difficile de ressortir du visionnage pleinement convaincu. Beaucoup d'attentes pour pas grand chose, ce qui peut nous laisser penser que l'histoire manque de consistance. Malgré tout une certaine alchimie opère, de manière assez curieuse, pour rendre l'expérience spéciale et plutôt agréable.