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3,0
Publiée le 30 juillet 2012
Après Marlène Dietrich dans le cèlèbre "Agent X 27" de Josef von Sternberg, cette très bonne version de "Mata-Hari", signèe en 1932 par George Fitzmaurice (qui, malheureusement, n'eut jamais l'ambition de passer pour un auteur), cultive avant tout la figure mythique de Greta Garbo la Divine, amoureuse victime de ses sentiments, qui resplendit dans la garde robe conçue par Adrian! Même si le scènario essaie d'insinuer que chaque regard de Garbo est chargè d'une menace d'anèantissement pour le premier homme sur qui il se porte, le spectateur, lui, sait bien que ce regard exprime purement et simplement la vèritè la plus profonde d'un amour total, composè autant de sentiment que d'èrotisme! Un classique du genre où le mythe de Garbo-vamp devrait être remplacè par le souvenir d'une femme qui sut le mieux exprimer la passion au cinèma, un rôle que reprendra Jeanne Moreau en 1964 dans le remake honorable de Jean-Louis Richard, avec un certain François Truffaut pour le scènario...
Le jeu est très théâtral et il y a du romantisme plus marqué que dans l’autre version avec Marlène. C’est une femme douce et aimante. Pas une femme fatale en tout cas.
Enfin vu « Mata Hari ». Dans les annales historiques de la MGM, il est écrit au sujet de Greta Garbo: « Ce n’est pas le meilleur film qu’elle ait tourné ». Je confirme.
Le metteur en scène George Fitzmaurice et la production ont pris le parti d’une Mata Hari ouvertement espionne. En 1931, doutes ou pas doutes, pour la production, il y avait matière pour développer une intrigue passionnante. Seulement, le développement n’était pas passionnant. Pour l’heure, je préfère « Le roman de Marguerite Gautier » et « Ninotchka » pour la période parlant. Greta Garbo la Divine sous les traits de Mata Hari, femme sulfureuse, ensorcelante, je croyais à la promesse d’un récit épique. Ben non. Son jeu fait de sourcils en accents circonflexes répétés pour traduire une duplicité masquée peut paraître vieillot. C’est un peu sa marque, les sourcils en accents circonflexes, non ? C’est vieillot en effet. Le style ampoulé des dernières séquencesspoiler: dans la prison où elle tente de la faire passer pour un sanatorium avaient tous les contours forcés d’une tragédie théâtrale déjà d’un autre temps ! Contre toute attente, c’est la partie que j’ai appréciée.
Pour la grande Histoire, il est à noter que le procureur Mornet avait déclaré quelques temps après l’exécution de Mata Hari : « Il n'y avait pas de quoi fouetter un chat ». Le film aurait sans doute gagné en intensité si l’aspect injustice avait été choisi. A voir en V.O si vous voulez pour Greta Garbo et son accent particulier à jamais éternel…
Greta Garbo en Mata Hari, c'est un peu un de ces rôles qui appartiennent au mythe sans que le film ait forcément les épaules pour en être digne. Greta Garbo a décidément un jeu bien particulier, une beauté aléatoire aussi, tout cela oscille d'un plan à l'autre sans parvenir à trouver son équilibre, mais c'est souvent fascinant. Ramón Novarro n'a rien à se reprocher niveau charisme et talent, mais il ne peut pas faire grand chose d'un personnage soi-disant d'officier militaire agent secret qui est en fait beaucoup plus proche d'un ado excité à l'idée de perdre sa virginité façon American Pie. Le film ne manque pas d'émotion, certaines scènes sont déchirantes, malheureusement d'autres passages abusent de la larmichette. George Fitzmaurice propose une mise en scène volontiers ampoulée dans les instants extrêmement mélodramatiques. Ce que Fitzmaurice fait de sa caméra est par instants impressionnant de maitrise. Sans aller jusqu'à provoquer par ses choix qui sont judicieux. C'est du bon boulot. scénario, on s'ennuie un peu, il manque ce petit supplément d'âme qui aurait pu en faire un film fascinant, au moins esthétiquement parlant. en revanche on n'apprend rien du tout de mata hari ou sa vue ne elle même ne tout cas pas plus que avant de regarder le film c'est bien dommage . il aurait fallut faire durer le film plus longtemps et au loins détailler plus le personnage pour être un grand film .
Trop loin de la réalité. Pas crédible. Greta Garbo n'est pas assez exotique pour être métissée. Le dos pas assez droit pour être danseuse. Pas assez jolie pour être femme fatale. L'hôpital est trop propre, spacieux, tranquille pour un lieu de soins des blessés en 1916. On ne laisse pas un condanné à mort monter des mises en scène de cette façon là avec un tiers. L'accent est ridicule et non crédible. Une femme fatale ne tombe pas amoureuse en un jour d'un crétin qui dit vouloir l'épouser dès la première journée.