Entre film policier, film d'aventure, film historique et romance, c'est sympa à voir grâce notamment à l'excellent casting et au rythme sans temps mort, les péripéties vont à 100 à l'heure et la mise en scène est de bonne facture. Pas incontournable, mais pas mauvais pour autant.
un film qui se veut léger sur un arrière fond tragique, celui de la débâcle et de l'occupation. C'est sympathique, mais ça manque de punch et de ressort dramatique
Très agaçant ! On dirait que, dans ce film, tout le monde court un 100m en permanence, cette ambiance d’agitation devenant très énervante à la longue. Tout est surjoué et j’avais hâte que ça finisse. Pour moi totalement à oublier, et pourtant j’aime bien le réalisateur.
Particulier comme film ! C'est joué avec beaucoup de légèreté ce qui rend l'histoire peu crédible. Une sorte de pièce de théâtre où les scènes se succèdent parce qu'elles le doivent ! Je n'ai pas spécialement aimé 2,3/5
Je suis un peu surpris que mon enthousiasme pour ce film ne soit pas partagé par plus de spectateurs, à en croire la note moyenne. Pourtant, que demander de plus à un film de divertissement ? Un scenario bien construit qui tient en haleine sans aucun temps mort, de l'humour qui fait mouche et une touche de romance apportés à propos à l'intrigue principale, de l'aventure teintée d'espionnage. Car nous sommes en 1940, les allemands se rapprochent, Bordeaux est pour quelques mois le centre du pays où se concentrent le gouvernement et des foules de réfugiés. Des temps incertains où se croisent beaucoup de gens pressés, contribuant à la frénésie ambiante. A cela s'ajoute un casting étoilé qui ne démérite pas et une mise en scène efficace.
Un bon polar parfaitement réalisé et coécrit par Jean-Paul Rappeneau. Il nous propose avec " Bon Voyage " une aventure très mouvementée aux multiples rebondissement. Elle débute en 1940 lors de l'arrivée des Allemands en France. Le scénario bien écrit nous conte les nombreuses péripéties de Viviane, une actrice renommée, et de son amant écrivain Frédéric. Le film est admirablement servi par un casting ****. Il nous procure la participation de Mr Depardieu dans la peau d'un ministre Pétainiste, et une belle prestation d'acteur de Gregori Derangère dans le rôle principal de Frédéric. L'affiche de ce Drame nous offre également une très belle Virginie Ledoyen en étudiante résistante, une envoutante Isabelle Adjani dans le rôle de Viviane, un très bon Yvan Attal dans la peau d'un voyou vindicatif.
Si trépidante soit-elle au niveau du rythme et de son montage, cette comédie à la distribution pourtant relevée, n’est pas vraiment ce qu’a fait de mieux Jean-Paul Rappeneau. L’invitation au voyage est alléchante mais elle tourne court.
Une pléiade de grands acteurs donnent vie à ce film qui a du mal à se situer exactement entre le drame et la comédie. L'histoire est trépidante seulement les caractères sont assez peu développés, ce qui fait que le spectateur regarde tout sans s'impliquer émotionnellement. Le sujet est grave, traité avec légèreté ce qui fait que ce qu'il gagne en rythme, il le perd en profondeur.
Tout commence par le coup de téléphone passé par une actrice célèbre, Viviane (Isabelle Adjani), à un ancien amant, Frédéric (Gregori Derangère) qui est resté amoureux d’elle : elle souhaite se débarrasser du corps d’un homme, mort chez elle dans des circonstances que Frédéric ignore encore. Par un malheureux concours de circonstances, il est accusé du meurtre, mais parvient à s’échapper de prison et gagne Bordeaux où tout le monde s’est rassemblé, dans la crainte de l’arrivée des allemands à Paris. Il fait plusieurs rencontres sur son chemin (Virginie Ledoyen, Yvan Attal entre autres). C’est bien interprété, plutôt bien, riche en rebondissements, rythmé. Isabelle Adjani est un peu agaçante mais c’est son personnage qui veut ça. Malgré tout, cela reste une histoire assez classique de l’occupation en France avec ceux qui résistent, ceux qui collaborent avec les allemands et ceux qui laissent faire passivement. Ce film a le mérite de montrer les différents types de personnes qu’on pouvait sans doute croiser à l’époque, sans faire dans le pathos par rapport à la difficulté du moment. Je ne me suis pas ennuyée mais il ne me marquera pas.
C'est un grand film de cinéma, pour moi, et pour autant ce n'est pas un de mes meilleurs films, car cette comédie sous fond de débâcle est un peu ennuyeuse. Et ce malgré un casting impressionnant avec Adjani, Depardieu, Attal et Coyote, sans oublier Ledoyen et Derangère que je confonds avec C. Malavoy. Et ce malgré un rythme soutenu, voir endiablé pendant tout le film. L'histoire qui mêle plusieurs thèmes dont celui du meurtre passionnel, et celui de la débâcle et la résistance au sens large, est traitée avec de grands moyens, et notamment des décors de choix et qualité mais l'aspect comédie "américaine" ne m'a pas séduit.
Dans un hôtel bordelais, la foule parisienne paniquée se précipite vers l’accueil dans l’espoir d’obtenir une chambre, un couvert ou juste un lit. Cette horde de bourgeois , déconnectée de la réalité et préoccupée uniquement par la sauvegarde de ses privilèges, se retrouve tout d’un coup pris dans la réalité de la guerre et de la grande débâcle. Bordeaux est assaillit par des vagues successives de réfugiés, qu’ils soient ministres, actrices, étudiantes, espions ou criminels. La guerre et la panique renversera les rôles et , dans cette France pré-Vichyste , les élites politiques, culturelles et scientifiques essaient de se préparer et de s’adapter « au monde de demain ». Jean Paul Rappeneau monte une galerie de personnage plus clichés les uns que les autres : le faux criminel naïf, le bandit au grand cœur, l’étudiante virginale, le ministre corrompu, l’actrice vénale. Cette succession de portraits peut avoir un certain charme s’ils sont bien écrits ; malheureusement le cinéaste n’en fait que des archétypes en les intégrant dans une histoire au manichéisme primaire. Mention spéciale d’ailleurs pour les personnages du ministre et de l’actrice joué par Gérard Depardieu et Isabelle Adjanii. De plus, afin d’assumer la direction pleinement caricaturale du film, Rappeneau ancre son film dans un Bordeaux des années quarante à l’esthétique kitsch. La facticité des décors et des costumes ne permet pas de se projeter pleinement dans l’époque. Les voitures et vêtements n’ont aucun vécu. Tout est propre, soigné et méticuleusement arrangé dissonant ainsi avec la période de migration et de guerre. Cette reconstitution digne d’un film TV peine à convaincre. En outre, cette vision esthétisée et manichéenne de Rappeneau provoque des incohérences grossières dans le scénario, la plus magistrale étant celle de l’espion nazi ( avec l ' accent anglais de Peter Coyote ) parlant allemand au téléphone dans des lieux très fréquentés, notamment un bar ! Ces scènes produisent au mieux des rires et au pire des soupirs de consternation devant tant de crédulité. Malgré tout, Bon voyage est sauvé par sa mise en scène à la cadence infernale magnifiée par une composition musicale correcte. Rappeneau a su retranscrire l’ambiance de la panique de l’époque tout en l’ancrant dans un film souvent cocasse, intelligent et subtil dans ses effets comiques. L’humour puisse sa force dans le rythme du montage et la précipitation constante des personnages. Gérard Depardieu en est l’exemple parfait. Ce ministre surbooké, constamment en train de décider du sort de la France, est toujours en mouvement ; ses grands gestes théâtraux marquent sa préoccupation permanente, lui donnant un air de guignol, d’autant plus lorsqu’il commande du « turbot » à toute une tablée, dans la précipitation, ne laissant nullement à ses interlocuteurs le temps de prendre la parole. La panique générale, provoquée par la rapidité de l’avancée allemande, les décisions devant être prises en urgence dans un pays scindé entre les futurs collaborationnistes et résistants, ne permettent jamais aux personnages de « prendre le temps ». Toutes les rencontres sont manquées. Les discussions de quelques secondes sont sans cesse interrompues. Si certains problèmes pouvaient être résolus en une conversation, leurs courtes durées ne permet jamais de désamorcer la situation. Bon voyage puise son intérêt dans son rythme et son montage rapide . Malheureusement, ce qui aurait pu être un film réellement original pêche par les carences que je viens de mentionner.
Un film dont je n'ai vraiment pas compris l’intérêt à part le choix de deux vies selon plusieurs critères. Une histoire presque à dormir debout dont je ne me suis pas accroché pendant les vingt premières minutes et j'ai même failli m'endormir en plein milieu de la lecture. Un casting assez moyen, il y a des acteurs qui jouent bien et d'autres moins bien. C'est pas mal bien tourné mais il ne se passe pas grand choses. Le film est remplie de sentiments comme l'amour, la joie,... mais rien d'autres à la suite. Des décors et des costumes qui vont bien. Un film presque ennuyeux.
Bordeaux, en juin 1940, est le décor original et déterminant de la nouvelle comédie de Jean-Paul Rappeneau. Destination de l'exode de toute une population fuyant Paris -et notamment les élites, politiciens et bourgeois- Bordeaux est telle que la filme le réalisateur, une foumillière en pleine effervescence et confusion. C'est ici que les personnages de Rappeneau se rencontrent ou se retrouvent, ainsi la star de cinéma jouée par Isabelle Adjani, maitresse d'un ministre défaitiste, qui y croise son ami d'enfance Frédéric. Ce dernier est le personnage central d'une comédie mouvementée épousant le bouillonnement et le désordre des temps. Le film, à cet égard, bénéficie d'une reconstitution d'époque assez remarquable. Cela dit, si le décor et sa nombreuse figuration garantissent pour une part l'authenticité et la singularité du sujet, je n'ai pas été forcément convaincu par l'intrigue dont le tempo elevé et les rebondissements sont comme des éléments un peu artificiels masquant une histoire, un scénario pas souvent emballants. Les personnages eux-mêmes s'y trouvent à l'étroit; certains, typés et épisodiques (Adjani en femme-enfant capricieuse et menteuse, Depardieu, en emblème de la Troisième République moribonde) n'arrivent pas véritablement à s'exprimer dans un sujet qui manque d'unité et de perspectives intéressantes.