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4,5
Publiée le 21 novembre 2025
Incontestablement l'un des films les plus rèalistes sur le monde de la prostitution avec Marie, Maloup, Lulu et les autres compagnes d'infortune alliant bouffèes de dèsespoir et solidaritè! Miou-Miou y est très impressionnante, justement rècompensèe par le Cèsar de la meilleure actrice! C'est en cela que "La dèrobade" (1979) est si rèussie car rare sont les performances à avoir laissè une trace aussi forte que la sienne! C'est le troisième des six long-mètrages que Daniel Duval rèalise, interprètant au passage un proxènète franchement odieux! Même s'il n'a jamais ètè un rèalisateur bankable s'attachant à parler avec son coeur des marginaux ou des paumès, Duval s'imposa ainsi comme un acteur irremplaçable (cf. "Si je t'aime, prends garde à toi"). Quant à la musique (très seventies) de Vladimir Cosma, elle est en parfaite osmose avec l'histoire de cette jeune femme qui veut s'en sortir spoiler: , mais qui paiera très chère le prix de sa libertè...
Le film le plus réaliste concernant l'horrible univers de la prostitution et ses travers. Miou miou est fantastique dans le rôle de cette femme exploitée par un daniel duval ignoble en souteneur violent. Certaines scènes, très hard , ne permettent évidemment pas de recommander ce film à n'importe qui, mais il faut voir ce film au moins une fois pour se faire une idée de ce que doivent parfois endurer ces femmes ( les prostituées), souvent lamentablement vilipendées .
Un film marquant sur la prostitution. Son univers malsain, glauque et pervers est bien rendu. Miou Miou, en jeune fille crédule, abusée, violée et finalement déterminée à s'en sortir, est inoubliable.
Une peinture du monde de la prostitution des années seventies. Le film alerte et réaliste, dur et parfois drole, possède une portée documentaire passionnant. Un monde brutal, affairé ou l'amitié et l'humour servent d'unique remparts. Le duo d'acteurs est plus vrai que nature, Daniel Duval avide, impulsif et rempli de contradictions et Miou-miou qui donne corps et vie à cette fille soumise et capable de s'émanciper.
Sans conteste, l'un des meilleurs films français des années 70. D'une noirceur d'encre, le film évite un à un tous les écueils du genre et fait la nique aux clichés faciles qui accompagnent bon nombre de réalisations touchant au thème de la prostitution. Ici, Daniel Duval, qui forme avec Miou-Miou l'un des plus beaux duos du cinéma français, réussit son pari en plongeant au coeur même du sujet. Balayant d'un trait toute tentative de jugement à l'emporte pièce, filmant au plus près de l'horreur, toujours sur le fil du rasoir, il réalise une oeuvre forte et jusqu'ici, touchant ce thème ô combien difficile, inégalée. Le scénario est un modèle du genre et, malgré les décors qui ont pris un sérieux coup de vieux, l'histoire parvient toujours à captiver sans jamais lasser le spectateur. Et que dire encore de l'interprétation ? Miou-Miou est gigantesque dans ce rôle de prostituée à la dérive. Quant à Daniel Duval, il est tout simplement génial, égalant sans coup férir les performances des plus grands acteurs hollywoodiens... A le voir évoluer aux côtés de Miou-Miou, on se demande encore comment cet acteur n'a pas eu la carrière qu'il méritait ! Un film exceptionnel, qui, pour une fois, à l'instar de ses grands aînés américains, n'a pas peur d'aller à l'encontre du public. Bravo M. Duval !
Marie Mage (Miou-Miou) tombe sous la coupe d’un souteneur et se prostitue, tout comme le faisait déjà sa sœur. Elle a des rapports passionnels et ambigus avec son homme. Le film dépeint avant tout Marie, une jeune femme acceptant tout, mais gardant une force intérieure malgré de nombreux déboires. Il fait aussi la peinture du milieu de la prostitution, avec sa violence et son âpreté, mais sans y jeter de regard moral, et en évitant le plus souvent les clichés L’auteur sait représenter des personnages complexes et attachants, et faire partager l’atmosphère de ce monde si particulier. Un canevas musical sobre et nostalgique vient en heureux contrepoint d’une œuvre portée par l’actrice principale, qui sait être à la fois douce, désabusée, fataliste, mais aussi opiniâtre. Le propos quant à lui est assez maigre, et sa faible consistance est renforcée par un traitement distancié, et l’absence de moments vraiment forts. Un film donc qui laissera peu de traces dans la mémoire, ce qui ne lui ôte pas sa relative originalité.
trente six après sa sortie ce film n'a pas pris une seule ride, j'ai vu ce film à des époques différentes, mais pour l'avoir revu récemment je trouve qu'il n'a pas vielli contrairement à d'autres films de la même date; le film avait scandalisé à l'époque pour la "crudité" de certaines scènes qui apparaissent bien anodines aujourd'hui, et oui les moeurs ont évolué; Miou-Miou et Daniel Duval (qui réalise le film) ont l'air très crédibles lui en souteneur violant et veule et Miou-Miou en femme soumise à son mac qui malgré la violence qui lui est faite le défendra jusqu'au bout; ce devait être un des derniers "rôles nus" de l'actrice qui avec ce film mettait fin à son personnage de femme qui se dévêtait dans beaucoup de scènes mais qui garderait encore se côté nunuche et un peu naïve
Un des films les plus violents et dramatqiues qu'il m'aie été donné de voir sur le theme de la prostitution(avec "La putain" de Ken Russel). Miou-Miou est excellente dans ce role et daniel duval est lui aussi un acteur incroyable. A noter que plusieurs scenes sont tres tres dures(notamment celle de la cave avec els deux freres)et deconseillees a un public non averti. Une descente aux enfers tres pessimiste qui se revele etre un des bijoux du cinéma français des années 70.
Un film fort sur la prostitution. Des actrices excellentes. Un bon film français,mais,qui d'après moi a mal vieilli (il est sorti en 1979). A mettre quand même dans la dvdthèque du collectionneur.
Un film dur et assez difficile à voir aujourd'hui. Le milieu de la prostitution dans les années 70 et le combat de cette femme pour tenter de vivre malgré tout . Miou Miou y est étonnante elle prend ce rôle à bras le corps . Un film qui ne laisse pas indifférent.
Cette adaptation du roman de Jeanna Cordelier doit sa dureté au réalisme qu’il donne au monde de la prostitution et au quotidien des professionnelles du sexe. La fidélité qu’elles vouent à leur proxénète et les violences que leur assènent certains de leurs clients sont les éléments principaux de son scénario. Malgré un rythme lent, il reste passionnant du début à la fin car l’évolution de la relation entre les personnages de Daniel Duval et de Miou-Miou est passionnante. C’est d’ailleurs celle-ci qui, avec son jeu plein de délicatesse, qui porte sur ses épaules la qualité artistique du film.
Dès le début La Dérobade est ennuyeux à vouloir être trop proche de la réalité Daniel Duval oublie l'intrigue, autant voir un documentaire sur la prostitution. sinon c'est bien joué et à signaler que La Dérobade comporte quelques scènes très dures à visionner.
Grand succès littéraire d’abord puis au cinéma, ce film a confirmé Miou Miou comme grande actrice qui s’affranchira ensuite de ces rôles où elle apparaît à moitié nue dans une scène sur deux. Au delà de cela, elle nous sert une parfaite prostituée évoluant dans un univers contraint et malsain auréolée d’un César qu’elle a amplement mérité.