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CH1218
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3,5
Publiée le 7 juillet 2021
Ce péplum de Melvyn LeRoy affiche toutes les caractéristiques du gigantisme d’un genre qui allait atteindre son apogée quelques années plus tard avec « Ben-Hur ». Tourné en Technicolor dans les studios romains de la Cinecittà, le film évoque l’émergence du christianisme sous le règne du Néron. Techniquement, « Quo Vadis » fait fort, même s’il apparaît de temps à autre pompeux, longuet et qu’on est quand même historiquement loin du compte. Surclassant Robert Taylor et Deborah Kerr, on s’amuse de la folle performance de Peter Ustinov dans le rôle du despotique empereur.
Evidemment, ce film n'est pas dénué d'un très net militantisme religieux. Qu'importe ! Nombre de dialogues valent le détour et l'histoire est intéressante. Pour ce qui est de la mise en scène, évidemment c'était grandiose pour l'époque, mais à mon avis les Ben Hur et autres Spartacus ont fait encore mieux.
Chef d'oeuvre.Superproduction américaine jouée parc des acteurs britanniques sur l'histoire de Rome avec la b.o. d'un hongrois, le tout tiré d'un roman polonais. Et si l'on tenait avec ce chef d'oeuvre intemporel du 7ième art un des bénéfices de la perverse mondialisation ? La mode dans les années 50 était aux péplums et malgré quelques ratages, ce genre a donné lieu à plusieurs chef d'oeuvres qui ont traversé le temps pour faire la joie des rediffusions des longs après-midi de jours fériés de printemps. Quo Vadis n'a néanmoins pas l'aura d'autres chef-d'oeuvres du genre car il lui manque l'ingrédient principal pour cela : un Charlton Heston ! Robert Taylor est immense dans le rôle de Marcus Vinicius mais il lui manque un léger souffle épique pour le mettre au niveau de Moise ou Judah Ben-Hur. Malgré cela et malgré un certain proséletisme de base quasiment indispensable dans ces films, Quo Vadis reste un modèle de ce genre qui comme les dinosaures de la Préhistoire a disparu de la surface de la terre : le PEPLUM.
Un des meilleurs péplum du cinema. Ce film est assez fidèle au livre (que je vous conseil). Un peu d'eau de rose kitch de l'époque, il relate avec pudeur cette page de l'histoire sur les martyres chétiens sous l'empire romain! A voir si vous aimez ce genre de film!
Néron dont les excès sont plus ou moins contenus par Pétrone flatteur rationnel se morfond de ne briller que pour le peuple et non pour lui.
« Le monde est à moi, j’en suis le maître absolu ».
Rome considérée comme une immonde populace est rongée dans ses palais par le complot et la flatterie protectrice pendant que l’obscurité construit dans la douleur un symbole aquatique logo d’une religion entamant son troisième millénaire.
Certains composants de la ville éternelle s’éloignent lentement du joug d’une divinité impériale pour basculer dans l’adoration d’un Charpentier, des idées nouvelles offertes à un peuple passant de la soumission à la chrétienté en conservant le concept de l’adoration contrainte ou choisie.
Une maquette en puissance s’étale sur les tables, une nouvelle ville éternelle se profile épurant la vision d’une cité obsolète promise aux flammes.
La démesure d’un irresponsable manipulé par ses proches s’acharne sur un peuple microcosmique uniquement contemplé d’un balcon surélevé.
Néron chantant et jouant de la lyre devant Rome en feu est une vision presque métaphysique.
Clairons, combats de lutteurs, danses exotiques, cérémonies somptueuses, banquets fastueux, couleurs chatoyantes, jeux du cirque, ville en flamme, esclave dévouée sont au menu de cette fresque grandiose démontrant avec éclat les pouvoirs illimitées d’un septième art en pleine santé financière d’avoir la possibilité de retranscrire les prestations romanesques, guerrières et religieuses d’une cité palpitant sous l’influence de sa propre histoire.
Les décors sont sublimes, les mouvements de foules impressionnants.
D.W. Griffith a laissé des traces dans ces festivités vues du ciel ou une grappe humaine gérée au cordeau active un principe de reconnaissance se devant à un héros retour de guerre.
« Quo Vadis » magnifique spectacle virtuel d’une épopée historique lointaine et méconnue filme un principe intemporel. Des hommes bons ou mauvais ont la possibilité de se réaliser pleinement dans le contexte tourmenté de leur époque.
Un peplum hollywoodien dans le sens le plus classique du thème - avec ses grandes qualités et ses petits défauts. Grand spectacle et superbe direction de milliers de figurant dans les scènes de foule. On ne ne lésine pas sur les décors non plus. Si tout cela sent évidemment le film tourné en studio à plein nez, ce n'est pas si grave, le divertissement est au rendez-vous. Inférieur à Spartacus et Ben Hur, mais à tout de même classer dans la catégorie des bons peplum (catégorie au vrai assez restreinte). Sinon, c'est curieux ces critiques brocardant le discours religieux : je suis le premier à m'énerver quand je trouve de la came religieuse dans un film mais cela serait stupide de s'en émouvoir ici, dans une oeuvre tournée en 1950 et qui se passe à l'époque de Néron, de Paul de Tarse et des premières persécutions contre les Chrétiens ! La composition très allumée de Peter Ustinov frise avec le cabotinage par moment mais est assez réjouissante. Le couple Taylor / Kerr arrive à exister à côté de cette performance hors norme et probablement en avance sur son temps. Concernant Déborah Kerr - très grande star dans les années 50 - reconnaissons qu'en plus d'un jeu assez subtil dans le rôle d'une allumée néoconvertie (mais si mais si), elle étale dans Quo Vadis une des plus belles chevelure de l'histoire du cinéma (chevelure qu'elle coupera un an plus tard dans les Mines du roi Salomon, hérésie !).
Un péplum qui n'a forcément bien vieilli : si les décors font encore de l'effet et que le côté historique (l'incendie de Rome supposé déclenché par Néron) demeure intéressant, la quasi-propagande religieuse dans laquelle baignent les personnages et un aspect très manichéen irritent dans plusieurs passages. Néanmoins, on ne s'ennuie pas, en particulier grâce à Peter Ustinov, déchaîné dans le rôle de l'empereur fou.
Je ne sais pas si c'est le tout premier péplum qui a lancé la grande mode des péplums (hollywoodiens triple baillement puis de troisième zone à Cinecittà triple navet selon les agences de notation) mais ce Quo Vadis de 1951 est un sérieux client : il vous casse la rétine avec son technicolor et ses projos de 2500W chacun puis vous fait perdre la vue avec ses costumes criards (il manque juste les néons de Las Vegas en fait).
Long comme un jour sans pain comme il se doit, (sur)peuplé de bavardages déclamés les dents serrées comme avant d'aller sur le trône, Quo Vadis se permet également de tordre les évènements historiques à son avantage et surtout à la gloire de la chrétienté naissante dont il se fait l'idolâtre le plus décérébré qui soit.
Ainsi, il n'y a pas le feu au lac (seulement à Rome) et si les lions se régalent, le festin est escamoté et rapidement ajourné à notre grand dam (pour une fois qu'on était réveillé, croyant que le film était fini -ou commencé- nous voilà bien marris). Comme dans Tintin, tout est bien qui finit bien et Néron surjoué sans nuance par le cabotin Peter Ustinov est puni !
Gloire donc au bellâtre Robert Taylor et sa ravie de la crèche, Deborah Kerr en perpétuelle pâmoison mystique. Et gloire à l'avance rapide, vitesse maximale Commandant !
Un péplum qui a terriblement vieilli au contraire d'autres chefs d’œuvres de l'époque (Ben Hur, Les 10 Commandements, Cléopâtre, Barrabas...). Le jeu d'acteur de Peter Ustivov est particulièrement ridicule et donne l'impression théâtrale d'une mauvaise parodie de la Cage aux folles. Il paraît incroyable qu'il ait pu obtenir un Golden Globe pour ce rôle. L'histoire est cousu de fil blanc et les personnages sont assez pu attachants à l'exception notable de Pétrone, conseiller de Néron. Les dialogues semblent récités, l'émotion est absente, et les scènes tragiques sont bâclées, seuls les décors magnifiques et grandioses valent le détour. Dommage car le thème de départ reste passionnant.
Quo Vadis représente tout ce qu'il y a de plus insupportable dans le péplum américain, la propagande religieuse, le film est plombé par son académisme et son manichéisme affligeant, certes on pourrait aussi dire ça de Ben Hur mais au moins Ben Hur était mieux construit, et surtout Wyler était un cinéaste de talent qui savait se montrer inventif et son film est porté par un grand souffle lyrique, rien de tout cela ici, tout est attendu: opposition simpliste entre gentil chrétiens et méchant romains païen, et je ne parle pas de la mise en scène sans aucune originalité. Pourtant je met deux étoiles a ce film et la raison tient en deux mots: Peter Ustinov! A lui seul il justifie la vision de ce film, il interprète un Néron, visqueux, lâche, vaniteux et grotesque tout en parvenant a attirer la pitié sur son personnage. Et il permet d'amener un peu de dérision dans un film qui se prend trop au sérieux il faut le voir chanter devant l'incendie de Rome, c'est absolument énorme! Un film qu'il ne faut pas voir comme un chef d'oeuvre mais juste pour cette acteur qui nous manque beaucoup depuis sa disparition.
Le peplum est un genre flamboyant qui traite de sujets magnifiques et l'Histoire est toujours bien servie. Ici l'arrivée du christianisme est passionnante et la nonchalante folie de Néron face à son guerrier qui lui tient tête par amour mais aussi par conviction d'une nouvelle croyance est totalement crédible. Un très beau film.
Un film qui a vieilli mais représente l'age d'or du cinéma hollywoodien avec ses grands plateaux et surtout une manière de jouer qui retire tout le naturel.
Le livre de Sienkiewicz est un chef-d'œuvre, cette adaptation est fidèle même si on regrette la disparition presque totale du rôle de Chilon, personnage très intéressant du livre.
Ridicule jusqu'à la fin, des acteurs médiocre et pas crédibles une seule seconde. La plupart surjoue leur rôle. Tout est si...théâtrale. On s'ennuie, on ne prend pas à l'histoire.