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Mafoipourquoipas
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2,5
Publiée le 20 octobre 2018
2,5 étoiles - Quo Vadis
Ce film hollywoodien est un grand spectacle, où le spectaculaire (décorum, nombres de figurants, tirades vertueuses ...) s'impose avant tout. C'est parfois grandiose et l'histoire racontée est plutôt bien dirigée. C'est toutefois un peu trop clinquant, théâtrale, et suranné ... il y a notamment un évangélisme de missel typique des années 50, avec toute son imagerie édifiante. Film qui occupe un temps mort de votre vie.
Le livre de Sienkiewicz est un chef-d'œuvre, cette adaptation est fidèle même si on regrette la disparition presque totale du rôle de Chilon, personnage très intéressant du livre.
Je ne sais pas si c'est le tout premier péplum qui a lancé la grande mode des péplums (hollywoodiens triple baillement puis de troisième zone à Cinecittà triple navet selon les agences de notation) mais ce Quo Vadis de 1951 est un sérieux client : il vous casse la rétine avec son technicolor et ses projos de 2500W chacun puis vous fait perdre la vue avec ses costumes criards (il manque juste les néons de Las Vegas en fait).
Long comme un jour sans pain comme il se doit, (sur)peuplé de bavardages déclamés les dents serrées comme avant d'aller sur le trône, Quo Vadis se permet également de tordre les évènements historiques à son avantage et surtout à la gloire de la chrétienté naissante dont il se fait l'idolâtre le plus décérébré qui soit.
Ainsi, il n'y a pas le feu au lac (seulement à Rome) et si les lions se régalent, le festin est escamoté et rapidement ajourné à notre grand dam (pour une fois qu'on était réveillé, croyant que le film était fini -ou commencé- nous voilà bien marris). Comme dans Tintin, tout est bien qui finit bien et Néron surjoué sans nuance par le cabotin Peter Ustinov est puni !
Gloire donc au bellâtre Robert Taylor et sa ravie de la crèche, Deborah Kerr en perpétuelle pâmoison mystique. Et gloire à l'avance rapide, vitesse maximale Commandant !
Un peplum de bonne facture servit avant tout par la performance hallucinante et inoubliable de Peter Ustinov en Néron mégalo, parano et à moitié dément. Le film pêche par les longueurs de certains monologues bibliques qui cassent le rythme de la narration.
Un péplum qui a terriblement vieilli au contraire d'autres chefs d’œuvres de l'époque (Ben Hur, Les 10 Commandements, Cléopâtre, Barrabas...). Le jeu d'acteur de Peter Ustivov est particulièrement ridicule et donne l'impression théâtrale d'une mauvaise parodie de la Cage aux folles. Il paraît incroyable qu'il ait pu obtenir un Golden Globe pour ce rôle. L'histoire est cousu de fil blanc et les personnages sont assez pu attachants à l'exception notable de Pétrone, conseiller de Néron. Les dialogues semblent récités, l'émotion est absente, et les scènes tragiques sont bâclées, seuls les décors magnifiques et grandioses valent le détour. Dommage car le thème de départ reste passionnant.
Bien avant Gladiator, et peu avant Ben-Hur, il y a eu Quo Vadis. Un monument du péplum, parfois un peu oublié, qui n'a pris aucune ride. L'interprétation de Néron par Peter Ustinov, mérite à elle seule le détour. Mais je retiens surtout la scène de l'incendie de Rome, incroyablement réaliste, et très émouvante. Curieusement, d'après les dernières avancées de l'histoire, l'empereur Néron n'était probablement pas le despote décris dans ce film.... Comme la célèbre scène où l'empereur chante devant la ville incendiée, tout cela ne serait que pure invention. Mais l'avenir le dira peut-être.....
Les années 50 et 60 furent sans conteste l'âge d'or du péplum et, durant cette pèriode, un des plus emblématiques est "Quo Vadis". En digne représentant du genre, le film comporte de nombreux clichés et souffre des mêmes travers hollywoodiens que nombre de péplums sortis durant ces années. On peut citer, par exemple, la niaiserie des rôles féminins, l'importance d'une romance elle aussi naïve,.... Mais le plus énervant est cette propension qu'ont les producteurs et les scénaristes à placer le christianisme au centre de chaque histoire sur l'Empire romain. L'importance de la croyance religieuse aux Etats-Unis en est bien sûr la conséquence principale et il faut brosser les spectateurs américains dans le sens du poil. Ainsi, nombre de péplums reprenait soit des mythes bibliques ("Les Dix Commandements", "Samson et Dalila", "Salomon et la reine de Saba",...) soit des histoires sur l'origine et le développement du christianisme dans l'Empire romain ("La tunique", "Le signe de la croix", "Constantin le Grand",...) d'une manière souvent peu historique et plutôt propagandiste. C'est le cas pour "Quo Vadis" dont le message ouvertement prosélytique et racoleur m'a gêné car il aidé en cela par un manichéisme poussé à l'extrême. D'un côté, on a les gentils chrétiens, fiers et courageux et de l'autre les cruels païens romains représentés par un Néron ridicule dépeint comme une sorte de clown narcissique. Son personnage, absolument pas crédible, tient plus de la comédie que du film historique. Bien entendu, le film défend une vision du grand incendie de Rome qui tourne en dérision l'empereur et donne le beau rôle aux chrétiens. Cette vision est peu crédible et est d'ailleurs contestés par les historiens actuels bien que l'explication des évênement tient plus sur des hypothèses que sur des faits. Bien sûr, certains spectateurs passeront outre ce message mais ce dernier est si peu subtil et prend tellement de place dans le film qu'il constitue une part importante du film. Bref, le scénario quoique ridicule sur certains aspects (exemple: spoiler: la rapide transformation de la personnalité du général Marcus, toutes les scènes dans lesquels figure Néron ,...) nous présente quelques passages mémorables comme spoiler: l'incendie de Rome ou l'envoi aux arènes des chrétiens . D'ailleurs, d'un point de vue formel, "Quo Vadis" vieillit plutôt bien. Sa photographie conserve son atrait et les costumes et décors sont tout simplement magnifiques. Malgré les défauts sus-cités, ce péplum assure un divertissement relativement correct bien que, sur les trois heures, quelques longueurs se font sentir. Dans un genre similaire, j'ai préféré de loin Ben-Hur.
Ce film reste comme l'une des meilleures illustrations du cinéma hollywoodiens à l'âge d'or du Technicolor. Tant pour le budget considérable pour l'époque que pour les moyens techniques et matériels mis en oeuvre pour reconstituer la Rome impériale. En 1951, c'est donc bien avant Ben-Hur, le premier grand péplum réalisé après la guerre, qui ouvre la voie des superproductions historiques à gros budget, et dont les recettes seront réutilisées, notamment pour les décors, les costumes, les accessoires, l'importante figuration... même si les productions de Cecil B. De Mille comme Samson et Dalila avaient déjà planté quelques jalons, mais c'était plutôt des fresques bibliques, sous-genre qu'on a assimilé parfois à tort au péplum. Bref, le péplum de cette époque à Hollywood aimait le décorum. Ce récit grandiose et tumultueux fut d'abord un chef-d'oeuvre de la littérature qui permit à son auteur, le romancier polonais Henryk Sienkiewicz d'obtenir le Prix Nobel de littérature en 1905. Cette histoire des premiers chrétiens avait déjà fourni opéras et pièces de théâtre. Tourné à Cinecitta où les Américains trouvaient des conditions de tournage adéquates (réduction d'impôts, infrastructure des studios et figuration nombreuse à bon marché), le film brille par ses scènes de foule (le triomphe de Vinicius sur la Via Appia, l'incendie de Rome, les scènes d'arène), mais peut agacer par la romance un peu mièvre des 2 héros et la lourdeur de certaines scènes religieuses, ça manque aussi un peu d'une certaine dimension et d'un style moins pompeux, mais en l'état, le film est une fresque à grand spectacle passionnante qui brille aussi par son interprétation, et dont on retient surtout un Peter Ustinov inspiré dans son rôle de despote dément.
Découvrant "Quo vadis" en 2015, je retiens d'abord et avant tout l'impérissable interprétation de Néron par Peter Ustinov. Sa lassitude et son immaturité n'ont pas vieilli, et sont excellentes. Léo Genn ensuite, dans le rôle de Pétrone fait montre d'une qualité de rhéteur exceptionnelle s'alliant très bien avec le jeu de Néron. La beauté de Déborah Kerr ensuite, qui n'a pas vieilli, là où beaucoup d'autres belles femmes ont souffert d'un mauvais maquillage. C'est enfin le thème de fond qui donne surtout une grande puissance à ce film : la folie de Néron voulant brûler Rome pour la reconstruire et le martyr de ces premiers Chrétiens, contemporains de Sts Pierre et Paul, offerts aux lions... Le film souffre néanmoins d'une emphase un peu trop théâtrale et même "pompiste" : je pense à la dernière scène où les 12 apôtres sont réunis autour du Christ façon tableau dans la villa romaine ; ça sonne complètement faux. Enfin, évidemment, les trucages d'époques font sourire aujourd'hui, altérant la puissance et la beauté du film.
Un peplum hollywoodien dans le sens le plus classique du thème - avec ses grandes qualités et ses petits défauts. Grand spectacle et superbe direction de milliers de figurant dans les scènes de foule. On ne ne lésine pas sur les décors non plus. Si tout cela sent évidemment le film tourné en studio à plein nez, ce n'est pas si grave, le divertissement est au rendez-vous. Inférieur à Spartacus et Ben Hur, mais à tout de même classer dans la catégorie des bons peplum (catégorie au vrai assez restreinte). Sinon, c'est curieux ces critiques brocardant le discours religieux : je suis le premier à m'énerver quand je trouve de la came religieuse dans un film mais cela serait stupide de s'en émouvoir ici, dans une oeuvre tournée en 1950 et qui se passe à l'époque de Néron, de Paul de Tarse et des premières persécutions contre les Chrétiens ! La composition très allumée de Peter Ustinov frise avec le cabotinage par moment mais est assez réjouissante. Le couple Taylor / Kerr arrive à exister à côté de cette performance hors norme et probablement en avance sur son temps. Concernant Déborah Kerr - très grande star dans les années 50 - reconnaissons qu'en plus d'un jeu assez subtil dans le rôle d'une allumée néoconvertie (mais si mais si), elle étale dans Quo Vadis une des plus belles chevelure de l'histoire du cinéma (chevelure qu'elle coupera un an plus tard dans les Mines du roi Salomon, hérésie !).
« Quo vadis » fait partie de ces monuments intemporels et indémodables qui ont marqué à tout jamais l'histoire du 7ème art. Dans les années 1950, les films historiques à grand spectacle étaient plutôt à la mode et ont donné quelques uns des plus beaux films de tous les temps. Ici, c'est l'histoire de l'Empereur Néron qui nous est racontée et à travers lui, les débuts du Christianisme. Dans un technicolor vraiment superbe, le réalisateur Mervin LeRoy met le paquet sur les effets spéciaux. Sa reconstitution de la Rome antique est bluffante mais c'est bien l'incendie, volontairement déclenché par cet Empereur fou à lier, qui reste dans les mémoires encore aujourd'hui. Les centaines de figurants qui fuient la ville en feu donnent une dimension particulière à ce film fleuve, long de près de 3 heures. Il n'atteint probablement pas la qualité et la renommée d'autres grands péplums comme « Ben Hur » mais vaut quand même largement un après-midi canapé. A signaler l'interprétation hallucinée de Peter Ustinov qui lui vaudra logiquement le Golden Globe du meilleur second rôle en 1952.
Un bon péplum de la grande époque (les années 50), pas aussi épique qu'un "Ben-Hur", mais qui vaut largement le détour et ce, malgré les inexactitudes historiques (notamment la fin du film).
je viens de perdre 3 heures de mon temps à me farcir une film de pure propagande religieuse bien sirupeux, bien manichéiste dont mëme l'excellente prestation de Peter Ustinov ne parvient pas à sauver.
Purée ! quand je lis dans les critiques que "Quo Vadis" de 1951 est un film en noir et blanc, je me demande si les modérateurs d'Allociné ne devraient pas sortir les clowns de temps en temps. On peut parfois se tromper sur une date, confondre un acteur de second rôle avec un autre, mais une bourde pareille pour dénigrer un film comme celui-là ça frôle "l'abus". Et puis il y a ces remarques constantes, antireligieuses plus spécialement antichrétiennes que j'ai remarquées dans les critiques sur les péplums. Cela devient gonflant ! Les romans qui ont servi de base à ces films sont toujours à connotations religieuses, ils racontent des histoires qui gravitent autour de l'histoire du Christ. Personnellement, je me fous de la religion et de Dieu, en plus je suis misanthrope, mais, je ne vais pas juger un film ni une personne sur les croyances et les thèmes qu'ils abordent. "Quo Vadis" en dépit des dénigrements, est un monument du cinéma qui, par ses effets spéciaux, l'incendie de Rome, l'énorme masse de figurants, l'interprétation, la beauté de Déborah Kerr, renvoie aux déchets non recyclables les blockbusters actuels. Le gigantesque Peter Ustinov est absolument déjanté dans son rôle de Néron complètement allumé. D'ailleurs il finit par incendier sa ville. A voir et à revoir sur un véritable écran, avec des HP corrects. Surtout, ne baissez le curseur couleur pour venir gueuler après que c'est un film en noir et blanc, alors qu'il bénéficiait du meilleur technicolor des années 1950.
Avec Ben-Hur, le must du peplum biblique de l'âge d'or hollywoodien. Je ne saurais dire lequel des deux films je préfère. Celui-ci a pour lui un Peter Ustinov royal en empereur cruel et puéril, Robert Taylor au sommet de sa gloire virile et Deborah Kerr, lumineuse de fragilité. Le prosélytisme un peu enfantin du film ne m'a pas gênée, bien qu'athée, ni les quelques inexactitudes historiques qui émaillent le film. L'essentiel étant l'émotion qui s'en dégage, le souffle héroïque qui s'en dégage, et qui en font l'un des meilleurs peplums de tous les temps.