Le film débute avec la désagréable sensation que l'acteur principal n'est pas bon, ou plutôt que François Morel ne semble pas à l'aise ou impliqué. Cette sensation s'ajoute à un style très théâtral, ou plutôt très figé qu'on peut sans doute mettre sur le dos de la direction d'acteur et/ou d'un manque total d'improvisation qui se ressent. Ainsi dès le départ il y a un déficit de naturel et de fluidité qui empêche d'y croire pleinement, qui freine toute immersion dans cette comédie dramatique qui joue la carte du vaudeville trop sérieux. Le scénario semble pourtant bien ficelé, accumulant les quiproquos, les malentendus, les maladresses à un tel point que les ficelles ont bien du mal à rester plausibles. Niveau crédibilité, le pire concerne le flic. Pourtant merveilleusement et justement incarné par un Gilbert Melki tout en ambiguité, le flic agit et réagit de façon complètement conne voir dangereuse ou contre-productive ; le gyrophare constamment allumé (?!), il sort son flingue pour un oui ou pour un non (far-west belge ?!) et pire est parfois une sacré caricature du flic à la Dirty Harry. Dommage... Site : Selenie.fr
Quel excellent résultat et une prouesse géniale. Les films peuvent se voir dans n'importe quel sens et se complètent tellement bien..... Dans le trio c'est la comédie ici et les acteurs sont excellents. Morel en tête. Belvaux commençait très très bien sa carrière. C'est léger et en même temps on sent une tension sourdre.
Ça a été tourné vers chez moi à Grenoble et ça confirme ce que je pense. La ville n'est pas super belle mais tout autour, dès qu'on sort un peu, il y a de très jolis coins à la campagne ! Enfin, ce n'est pas tellement le propos de Un Couple épatant. Premier des trois films tournés par Lucas Belvaux avec Cavale et Après la vie. Pour Un Couple épatant, il s'intéresse au cas de Cécile et Alain qu'il traite sur le mode de la comédie. Alain est entrepreneur mais hypocondriaque et persuadé que sa femme le trompe. Son meilleur ami est un coureur de jupons. Sa femme a des soupçons elle aussi. Sa fille a des problèmes de cœur. A force, on ne sait plus trop qui est réellement amoureux de qui. La secrétaire, tiens, aurait-elle une attirance pour son patron ? C'est peut-être l'usure du couple la cause de tous leurs atermoiements. Chacun enquête dans son coin, dans le dos de l'autre. En filigrane, se dessinent déjà le parcours d'autres personnages cabossés par la vie : un flic pointilleux, sa copine droguée, un voyou en cavale. Ça promet pour la suite car j'imagine qu'ils vont tous être amenés à s'entrecroiser. Et ce sera sûrement moins léger.
Cette comédie douce-amère, affrontement entre deux personnages décalés et disparates, est cohérente avec le projet réussi de Belvaux. Elle n'atteint pas cependant l'intensité des deux autres volets. Les regards de Morel vers la caméra sont des petits clins d'oeil de complicité avec le spectateur inhabituels. La musique a été travaillée différemment pour coller au "genre" du film mais il faut être bien attentif pour s'en apercevoir. Bref, un moment agréable pour attendre la suite, qui est déjà en train d'arriver. DVD2 - fevrier 2018
Un diagramme de Venn, ce sont des cercles qui s'intersectionnent. Quand on en utilise trois, il existe un espace où chaque cercle rencontre les deux autres, et un espace où les trois se rencontrent. C'est exactement comme cela qu'est conçue la série de Belvaux, une trilogie sans ordre ou presque où chaque œuvre existe individuellement mais devient quelque chose en plus en union avec les autres.
Un drame (*Après la vie*), un thriller (*Cavale*) et une comédie (*Un couple épatant*, un peu en retrait par rapport aux autres) s'allient non seulement pour étudier la part d'inconnu et d'incompréhension qui joue dans nos interactions avec les autres, mais aussi montrer celle qu'on considère souvent comme acquise dans un scénario, parfois sans s'en rendre compte - parce que c'est "comme ça". Pourquoi tel personnage se trouve à tel endroit à tel moment, pourquoi il est de bonne humeur ou a mauvaise mine, voilà le genre de détails que Belvaux ne laisse plus au hasard. On saura pourquoi. Chez lui, ce n'est pas simplement "comme ça".
Grenoble sociale, Grenoble grisâtre, Grenoble inquiétante avec ses murs de montagnes, la ville s'entrouvre au passage de cette écriture soignée qui nous fait découvrir, dans la sordidité du crime aussi bien que dans le désespoir d'un foyer ou les idées les plus tordues conférées par les grands sentiments, que les facettes et les humeurs humaines sont bien plus proches les unes des autres qu'on peut le croire. Le bonheur peut surgir sans crier gare et le malheur s'immiscer partout : tous deux sont là, au coin de la rue, à cinq minutes près, derrière la réaction étrange d'une amie ou ce que nous sussurre notre sixième sens.
Merveille sociopsychologique et cauchemar à distribuer, la trilogie est un ensemble lourd et froid qu'il vaut mieux voir sans savoir à quoi s'attendre, mais un travail de tissage narratif énorme.
La trilogie mérite certes 5 étoiles mais Un couple épatant en constitue le film le plus faible. Vendu comme comédie, ce film ne fait que très rarement rire. Cependant on ne peut qu'exulter à la reconstruction du puzzle. Mention spéciale à Valérie Mairesse !
Un couple qui se fait une montagne pour rien, c'est forcément universel. Du manque de confiance en l'autre, jaillit un hypothétique adultère. Un couple qui se dit tout se dire, est en fait coincé par la parole. On ne reconnaît plus son alter-ego, et pourtant il n'a pas tellement changé. Le film est très drôle, le scénario cavale derrière la fresque de l'amour. Mise en scène théâtrale. Il est urgent que je continue cette trilogie.
[La trilogie de Lucas Belvaux n'est pas une suite, c'est un seul film vu sous trois points de vue différents. On suit trois couples qui sont chacun les héros d'un des épisodes, bien qu'on les retrouve plus ou moins importants dans les autres. Même si les trois épisodes sont très différents (une comédie, un thriller et un drame), il peut paraître préférable de les voir dans l'ordre, car ils contiennent de nombreux indices que l'on pourrait invalider en prenant l'histoire à rebrousse poil.] Ce premier volet de la Trilogie est déstabilisant. Il se passe des choses que l'on ne comprend pas, et l'on ne se doute pas encore complètement qu'elles seront résolues dans les deux prochains. Pour ce qui est de l'intrigue, elle cherche délibérément à nous perdre, comme si cet épisode posait la problématique de la trilogie : la vision de la réalité déformée selon le point de vue où l'on se place, et les directions vers lesquelles ces différences subtiles d'interprétation peuvent nous mener. Il suffit d'un détail, et la vision change complètement. A la fois drôle, parfois même loufoque, mais en même temps inquiétant parfois, Un Couple Epatant se joue de ses héros comme des spectateurs. On y voit apparaître tous les acteurs de la trilogie : François Morel et Ornella Muti d'abord, au centre de cette intrigue, puis Dominique Blanc, Gilbert Melki, Lucas Belvaux et Catherine Frot, dont le réalisateur ne dit encore presque rien, n'en esquissant que quelques traits . Autour du premier couple les quiproquos règnent, les phantasmes vont bon train. C'est bien une comédie, même si Belvaux se plaît à mélanger déjà les genres. C'est une comédie légère et grave à la fois, distrayante, une introduction subtile pour cette trilogie.
Plutôt original et caustique ce premier volet de la trilogie de Lucas Belvaux. Même si on rit beaucoup, on regrette quelque peu tant de redondances qui n'apportent rien au scénario. Quelques imperfections donc mais tout de même une très bonne surprise au final avec des comédiens de qualité...
Ce sont pas trois films qui raconte une histoire, c'est une histoire filmé 3 fois. Ça se coupe, ça se recoupe et surtout ça se découpe. Les opinions sur certains personnages changent d'un film à l'autre, des personnages qui passent de protagoniste à secondaire: j'insiste, c'est génial.
Et pris séparément? Oui c'est possible de n'en voir qu'un des trois: comme c'est possible de manger un éclair au chocolat sans toucher au chocolat... ;-)
La partie comédie du triptyque de Lucas Belvaux (et nettement la moins sympa), un vaudeville assez poussif qui détonne avec la noirceur des deux autres.
Ceci est peut-être volontaire mais le film manque abominablement de subtilité. Le jeu grossier des acteurs (positions, raccords, diction, dialogues), les cadrages, l'enchaînement et l'intervention des "gags" confèrent à une mise en scène pataude. La musique (c'est pourtant Ricardo Del Fra, musicien jazz talentueux aux nombreux albums excellents !!) appuie encore plus ce côté maldroit des mauvaises comédies télés qui traînent en longueur et en rythme et ne décollent jamais Bref, on a mal pour tout le monde dans cette histoire et n'y voit malheureusement, hors les qualités d'un sénario en trois épisodes ambitieux et la volonté louable d'être original, que les défauts manifestes.
Franchement je ne comprends pas l'engouement pour ce film. Rien à mettre à son crédit. Le jeu des acteurs est plat et sans effets, même la musique est chiante. Qui est le plus mauvais d'Ornella Muti de François Morel ou de Valérie Mairesse ? Peut être Gilbert Melki.Il se passe tout mais en fait il se passe rien rien. Manque le jaune d'oeuf et l'huile à cette mayo, pour le sel François Morel est bien meilleur dans 3615 quin'enveut. Ni drôle, ni triste. Si je crois que la pire c'est la fille qui passe son temps à Chouiner et elle est d'un médiocre.