Les Granges brûlées. Une intrigue simpliste mais le plus important est ailleurs, la découverte de cette famille du Jura. Sobre et efficace. Trois étoiles et demie.
S'inspirant peut-être d'un fait divers provincial et judiciaire tel celui, célèbre, des Dominici, Jean Chapot tourne une intrigue policière où il oppose le jeune juge Larcher au clan paysan des Granges Brûlées mené par le fort caractère de Rose. Une jeune femme a été sauvagement assassinée et l'un des fils de Rose est soupçonné. En dépit de la diversité thématique du sujet que Chapot prétend exploiter (l'histoire criminelle, la relation entre le juge et Rose, l'observation d'un monde paysan laborieux et méritant), son film est plutôt un film médiocre. Une écriture superficielle et une mise en scène poussive (que de plans et de scènes inutiles!) plombent un drame sans inspiration ni relief. Le regard que Chapot porte sur la vie rurale manque d'authenticité; la relation, silencieuse, de sympathie entre le juge et la matriarche est vaguement montrée mais guère justifiée ( pas plus que n'est caractérisée la personnalité soi-disant exceptionnelle de Rose) et l'intrigue, déjà banale, se traine, diluée dans ce contexte artificiel. Le face à face Delon-Signoret, dépourvu d'intérêt psychologique et dramatique, frôle l'insignifiance. Les acteurs demeurent dans une composition morose, voire glaciale, à l'image de la campagne enneigée du Haut-Doubs. Les auteurs se maitiennent dans l'anecdotisme autant que dans une certaine "qualité française" des années 70, et passent à côté d'une intéressante chronique de moeurs.
Qualité d'écriture, interprétation portée à son paroxysme, Les Granges Brûlées est un incontournable. Retrouvez l'intégralité de mon avis sur https://www.american-cinema.com/les-granges-brulees-signoret-vs-a-delon:
J'ai tout aimé dans ce film! L'histoire, les très bons acteurs, le beau décor naturel du haut Doubs, la musique etc.. La dureté de la condition de vie des paysans se confond avec la dureté de l'hiver franc comtois. La fidélité des parents, l'envie d'autre chose des enfants, la solidarité, l'amour du travail sont bien retranscrits. A voir ou à revoir
Que c'est bon de se glisser dans ce thriller et dans un film qui laisse le temps aux acteurs de jouer et de ne pas seulement déblatérer paroles sur paroles. On ne filme plus aujourd'hui les visages, les expressions et c'est bien dommage. Les gueules de Signoret et Delon en disent bien longs. Filmé dans la campagne jurassienne, ce huis clos est génial. Le pitch: une jeune femme est assassinée au milieu de nulle part près d'une ferme tenue de main de maître par une Simone Signoret au sommet de son art. Une enquête a lieu. Un juge (Alain Delon) est envoyé sur place pour résoudre l'affaire. L'intrigue est sympa, les jeux irréprochables et les débuts de Miou Miou et Bernard Le Coq sont convaincants tout comme la musique de Jean Michel Jarre, très 70's mais bien flippante.
C est toujours un plaisir se voir 2 monstres sacrées su cinéma français joué. Les granges brûlées est un drame, information importante c est le 1 et film co réalisé d Alain Delon qui par la suite réalisera 2 autres films. La mort d une jeune fille de la ville et de surcroît riche dans un village près de la Savoie va tenir en émoi les habitants, et surtout un famille importante dont la mère joue par simone signoret qui est une véritable matriarche dure et émouvante à la fois et tient ses 2 fils , son mari et ses belles-filles d une main de fer. Un juge d instruction joue par Alain Delon qui mène son enquête, va très rapidement suspecté cette famille. Un jeu de chat et de la souris entre 2 magnifiques interprètes, raison pour laquelle il faut voir ce film.
Le duel Delon/Signoret est magistral. La confrontation de ces deux personnages ressemblent plus à celle entre la France campagnarde desservie par Mme Signoret au sommet de son art et la France citadine interprétée par un Delon imposant de par sa prestation. Le tout est assez agrèable à regarder malgré quelques longueurs dans le scénario. A noter que la BO est signée Jean-Michel Jarre.
Un polar/drame ou l on suit un Alain Delon au sommet en juge d instruction enquêtant sur un meurtre dans le Haut Doubs. Les granges brûlées est un film d ambiance décrivant des personnages vivant entre campagne et ville dans un monde froid et hostile. J ai beaucoup aimé le travail qui était fait par les acteurs et la mise en scène sur les regards décrivant la aussi un monde où le mots ne sont souvent pas prononcés. Dommage que le film ne soit gâché par l horrible musique de Jean Michel Jarre ne collant pas du tout à son ambiance et qui finit même par être franchement désagréable.
Sorti en 1973, "Les granges brûlées" est un long-métrage dont la réalisation fut d’abord confiée à Jean Chapot. Ce fut ensuite Alain Delon qui l’assura, à la suite de mésententes si fortes avec le réalisateur que certains parlent même d’un putsch ! Du remous donc pour ce projet visiblement inspiré de l’affaire Dominici. Au cœur du Doubs enneigé, l’intrigue prend en effet pour cadre le meurtre d’une jeune fille parisienne, déliant peu les secrets et mécanismes sociaux de la région. Le résultat est un policier français captivant, assez peu reconnu. Certes, un coup de vieux est visible à plusieurs reprises et des longueurs ne sont pas évitées. Mais le film tient aussi la route grâce à une bonne distribution, notamment deux merveilleux acteurs principaux. Si Alain Delon s’avère impeccable dans sont rôle de juge, on aura une mention spéciale pour Simone Signoret en matriarche qui dirige d’une main de fer son exploitation. Un polar qui garde son charme.
J'avais un peu d'appréhension avant de regarder "Les granges brûlées " , je ne connaissais pas la filmographie du réalisateur et co-scenariste Jean Chapot, j'ai même entendu qu'il était remplacé par Alain Delon derrière la caméra, je dois dire que ce long métrage est peut-être filmé un peu à l'ancienne mais je n'ai pas été déçu dans son ensemble , il a pas mal de qualités. Le premier atout, c'est le tandem de nouveau réuni entre Alain Delon et Simone Signoret , deux ans après "La veuve Couderc" de Pierre Granier-Deferre, qui fait des étincelles, le premier jouant un juge chargé d'une enquête d'un meurtre mystérieux d'une jeune femme dont l'un des suspects pourrait être le fils de cette dernière. L'enquête avance , la mère est inquiète et noue avec le juge des échanges bien humaines jusqu'à l'inattendu. Autre bonne idée du film, mettre l'intrigue dans un endroit rural ou il y a beaucoup de neiges (pendant 5 mois) qui amène du charme à l'intrigue. Il ya de très bons seconds rôles comme Bernard Le Coq, Miou-Miou, Jean Bouise ou Renato Salvatori entre autres. La musique de Jean-Michel Jarre est assez étrange mais accompagne bien l'atmosphère de l'histoire. Pas mal.
Très bon polar des années 70 qui nous retranscrit parfaitement cette époque. Alain Delon est exceptionnel dans ce rôle. Comme tout le casting d'ailleurs... Cet univers pessimiste d'un autre temps m'a captivé ! Egalement dû à un scénario de qualité qui frise le 5 étoiles. ----Décembre 2025----
Le duo Delon Signoret revient après l'excellent " La veuve couderc" et une fois de plus on est pas déçu...Une femme retrouvé morte dans les collines du haut Doubs ... un juge , des coupables et une ambiance glaciale.... Un suspense jusqu'à la dernière minute... L'erreur est humaine parfois... les seconds rôles contribuent beaucoup : Paul Crauchet , Bernard Le coq ( top ) , Miou miou, Christian Barbier.... Un bon moment de cinéma