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fabrice d.
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3,5
Publiée le 28 octobre 2022
Un beau film sur la France des campagnes des années 70 avec le binôme Delon-Signoret. Elle en cheffe de clan lui en juge d'instruction. Signoret est parfaite dans son rôle de femme de clan possessive et autoritaire. Delon aussi est très bien en juge prêt à tout, mais je n'ai pas toujours aimé ses expressions faciales, qui sont trop hautaines à mon gout. Et bien tous les acteurs secondaires dont Crauchet, Bouise et Allégret ajoutent une touche année 70 supplémentaire. Un beau film sur les mœurs de la campagne, les petites villes de province et l'acharnement de certains.
La neige recouvre tout, sauf les secrets. Derrière les apparences d’un polar classique, le film raconte surtout la rencontre de deux mondes; Celui du juge Larcher qui cherche la vérité dans les faits, et celui de Rose, la matriarche, où la famille, la terre et les non-dits obéissent à une autre forme de justice. Ici, le silence peut protéger et le mensonge devenir une preuve de loyauté, tant la vérité individuelle menace parfois l’équilibre collectif.
C’est dans cette famille fermée que le film trouve sa vraie matière, entre regards méfiants, secrets et tensions sourdes. Rose protège les siens avec une telle force qu’elle finit aussi par les enfermer, maintenant debout un monde rural dont elle devient peu à peu la prisonnière. On pense forcément à L’Affaire Dominici et à Gabin comme chef de famille taiseux, mais le déplacement est intéressant. Signoret reprend cette figure rural tout en la faisant entrer dans une dimension profondément matriarcale. La neige isole la ferme, efface les traces et transforme le paysage en monde suspendu, presque mental. L'athomsphère 'blanche' est le coeur du film. Pourtant, Le scénario policier reste assez conventionnel, et sa résolution paraît finalement moins intéressante que tout ce que le film raconte autour d’elle. Je trouve que le film est meilleur lorsqu’il devient un drame rural sur la disparition progressive d’un monde fondé sur la terre, le travail, la famille et la réputation. Autrement, c'est un polar médiocre.
Simone Signoret est la grande force du film, impressionnante dans la peau d’une femme autoritaire, inquiétante et pourtant vulnérable, dont la dureté semble être devenue une condition de survie. Face à elle, Delon joue la froideur, l’élégance et la distance d’un juge qui observe quand Rose connaît les êtres de l’intérieur. Leur confrontation donne au film une humaine où l’un cherche une vérité individuelle, l’autre défend une vérité collective. Un polar imparfait, trop lent, mais dont les paysages enneigés, les silences et surtout le visage de Signoret restent en mémoire comme les dernières traces d’un monde déjà condamné à disparaître.
Un grand film huis clos où se croise deux monstres sacrés que sont Signoret et Delon autour de nombreux bons acteurs. La musique de Jean Michel Jarre n’est pas la réussite et le talent qu’avait son père en terme de musique de film. L’intrigue est plutôt pas mal, et l’on voit un juge qui ne prend pas assez de recul… Bref à la fin de ce film, on reste sur notre fin quand même…
Ce film m’avait beaucoup marquée dans ma jeunesse. En le revoyant, il est intact à mes souvenirs. Il n’ a pas mal vieilli, bien au contraire. Du bon cinéma comme on n’en fait plus. Évidemment Simone Signoret est magistrale. Son jeu est d’une telle perfection. Et puis le grand Alain Delon, qui campe le rôle du juge, lui aussi à la perfection. Ce duo Signoret, Delon est une grande réussite. Les revoir dans ce film m’a beaucoup émue. L’ambiance est lourde, prenante, les paysages enneigés ajoutent cette sensation d’oppression. Miou-Miou fait sa première apparition dans ce film. Bernard Le Coq est surprenant et la musique de Jean Michel Jarre plaira ou pas…
Interprétation majistrale de Delon et Signoret. J'ai bien aimé ce film. Surprise de découvrir Bernard Lecocq à ses débuts peut-être ? belle prestation également.
Même si l'ambiance du tournage était pesante, rien ne parait dans le film et c'est dû au talent des acteurs
Un polar très prenant, sans aucun doute le meilleur film de Jean Chapot, servi par un super casting (probablement le plus beau duo avec Delon et un des premiers films de Miou Miou, alors inconnue) et l'excellente musique de Jean Michel Jarre. Vu et revu, je ne m'en lasse pas!
Recommandé auprès du producteur par Simone Signoret, le réalisateur Jean Chapot peu expérimenté au cinéma, connut des moments très difficiles sur le plateau du tournage, entré dans la légende.
" Les granges brûlées" (1973 ) mirent même un arrêt définitif à son travail de metteur en scène de cinéma. Les relations entre Delon et Chapot furent exécrables et même Signoret ( tout de même un peu responsable du recrutement de Chapot ) finit par cesser de soutenir le metteur en scène.
Pourtant, le scénario, écrit en partie par Chapot, est loin d'être inintéressant. Sous un prétexte d'enquête policière, c'est l'occasion de brosser un portrait du monde paysan, d'une communauté du haut Doubs toujours porteuse de valeurs anciennes fondées sur le respect des principes de respect, de loyauté, de réciprocité.
La résolution de l'énigme n' est finalement pas le point important de ce film qui reprend les deux acteurs vedettes de " la veuve Couderc" de Pierre Granier Deferre : Delon et Signoret.
Si cet opus de Chapot ne fut pas aussi reconnu par le grand public que " la veuve Couderc ", ce ne fut pas l'échec que le tournage compliqué le laissait prévoir.
Voilà un exemple ou la qualité du casting ( tous les rôles sont tenus par des acteurs très connus à l'époque - on est encore dans la tradition du meilleur de la fameuse qualité française ) et un scénario qui tient la route, se révèlent suffisants pour donner à voir un résultat qui tient toujours le coup .
Notons que c'est avec ce tournage que ( selon le témoignage de Florence Moncorge, fille de Jean Gabin ) Delon acquis dans le monde du cinéma français, la réputation définitive d'être un acteur caractériel, difficile à diriger. Mais on ne prête qu'au riche !
Le duo Delon & Signoret est magnifique ! Au delà de l'intrigue, ce film est une page de notre société rurale des années 70. Le personnage de Signoret représente ces femmes placées au sein d'une famille rurale, avec un comportement matriarcal ! Je conseille N'oublions pas les moyens mis en oeuvre par la Gendarmerie pour promouvoir son image et la réalité du film