Les Naufrageurs
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Estonius

4 734 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 15 novembre 2017
Une photo superbe, des acteurs principaux au top (y compris Renée Cosima), un thème envoûtant, une ambiance inquiétante. Et pourtant ça ne le fait pas en raison d'un scénario aussi incohérent que le comportement des personnages qui s'y agitent.
TTNOUGAT

699 abonnés 2 530 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 octobre 2017
Quatre étoiles pour la qualité de cette reconstitution (moitié du 19 siècle et située sur une de nos iles de Bretagne). Il y a plus à regarder la nature qu’à écouter ce qui est déjà une grosse qualité au cinéma, qualité qui a tendance à s’atténuer aujourd’hui concernant les extérieurs, faute en partie aux images de synthèse. Le scénario est simple mais convaincant, il est conçu pour nous montrer ce que peut devenir un groupe de personnes lorsque de grandes difficultés se produisent (du moins à cette époque). Dans ce contexte Dany Carrel dénote par un jeu trop moderne donc déplacé. Renée Cosima par opposition est parfaite et donne au film une force inattendue. Les scènes suggérées avec les couteaux ouverts et plus simplement en les imaginant ouverts sont d’un réalisme saisissant. Pour les spectateurs qui doutent de l’utilité du noir et blanc, c’est un des meilleurs exemples pour tenter changer d’avis.
islander29

1 026 abonnés 2 658 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 juillet 2023
UN coup de cœur pour ce film de reconstitution historique...Le noir et blanc est superbe, le montage et la musique parfaitement synchrones....Cela donne un côté romancé et pittoresque en parfaite harmonie avec la Bretagne...Il est fou de penser que les visages d'abrutis d'hier sont devenus si nobles aujourd'hui;....C'est un peu la cour des miracles....les paysages sauvages, les maisons de granit, les plages de sable du Finistère rayonnent littéralement sous la caméra de Charles brabant...Du grand cinéma, qui n'a pas vieilli, au contraire, qui rentre dans le patrimoine par la grande porte????Les acteurs sont lumineux, ( Charles Vanel entre autre) la musique émouvante, bref l'on vibre pour un film de 1959, qui raconte une vraie histoire, qui raconte un pays de souffrance et de d'authenticité comme le rappelles les chants bretons lors du pardon final....Merci à CINE PLUS, de m'avoir fait découvrir ce petit bijou.....
soniadidierkmurgia

1 433 abonnés 4 334 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 septembre 2017
Charles Barbant réalisateur français des années 50 passé par le court métrage aura une carrière assez courte de douze ans où il pourra achever six longs métrages. Ses rapports avec les producteurs de l'époque comme il le dit lui-même étant assez difficiles du fait de son refus des concessions commerciales, l'amènent à se tourner vers la télévision où en sus de la fiction il se consacre au documentaire. "Les naufrageurs" tourné en 1958 en Bretagne est une sorte de conte bâti à partir des problèmes rencontrés par les habitants de Balz-Mor une île bretonne fictive battue par les vents qui doivent en 1852 faire face à l'isolement, la dureté du climat et surtout les maladies qui déciment leurs troupeaux. La famine se profilant à grands pas, les comportements comment à devenir irrationnels et la paranoïa gagne. La communauté se tourne rapidement vers la jeune Moïra (Renée Cosima) aux mœurs libres pour l'accuser de sorcellerie. Parallèlement s'affrontent Yann Le Cœur (Henri Vidal) meneur des pêcheurs partisan de briser les fanaux qui indiquent l'île pour provoquer un naufrage en vue de piller la cargaison et le vieux Marnez (Charles Vanel) qui tente d'empêcher le basculement de la population dans la barbarie. Pour pimenter le tout la fille de Marnez joué par la pétulante Dany Carrel est la fiancée de Yann Le Cœur. Le scénario écrit par et Roland Laudenbach et Gwenn-Aël Bolloré (l'oncle de Vincent Bolloré et mari de Renée Cosima) utilise tous ces ingrédients pour concocter un drame où se mélangent de manière assez attendue rivalité masculine et intrigue amoureuse sur fond de vieilles rancœurs et de superstitions villageoises. Si l'ensemble est assez convenu, Brabant aidé par Pierre Lhomme et Ghislain Cloquet à la photographie parvient à rendre palpable l'isolement de la population et la rage collective qui peut la saisir dès que le contexte devient propice. C'est là le véritable mérite de ce film non dénué d'intérêt mais qui n'est pas le meilleur de Charles Brabant nettement plus inspiré quand il avait adapté trois ans plus tôt "L'île aux chèvres" d'Hugo Beti pour "Les possédées". A voir donc comme une curiosité.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

89 abonnés 4 216 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 6 juillet 2025
Sur une île bretonne, en 1852, les habitants affamés envisagent de faire échouer des navires.
Dans un beau noir et blanc et en cinémascope, le décor et les personnages introduisent une action singulière et rustique dont l'étrangeté invoque l'intemporalité et la légende. Sur la forme, le film est plutôt séduisant.
Dépaysement garanti...avant que le scénario et les protagonistes affichent leurs limites. D'abord, il y a cette jolie marginale souffre-douleur, qui passe pour une sorcière : le gros cliché ; ensuite, la figuration constituée par les villageois est une masse inerte qui fait décoration. Et puis, il y a les quelques rôles principaux, qui n'ont pas l'air breton insulaire très longtemps. Le vénérable Charles Vanel, en chef de village, fait illusion mais Henri Vidal et Dany Carrel beaucoup moins.
Il faut dire que l'histoire qui se met en place et les incidents qui en émanent introduisent désormais pas mal de banalités dramatiques et des personnages pas dégrossis. Ces derniers, peu ou pas caractérisés, ne reflètent pas la vie authentique et austère d'une population isolée. Le réalisateur aurait dû privilégier ce qu'ils sont plutôt que ce qu'ils font. A cause de quoi, le sujet perd de son intérêt.
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