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SCHWARTZ P.
9 critiques
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4,5
Publiée le 7 mai 2024
J'adore ce film , pour moi le meilleur Bebel , de plus très bien entouré par une pléiade de seconds rôles classieux , Denner , Rochefort , Dessailly , Gravina ... Un film "punchy" où on ne s'ennuie jamais , sans effets spéciaux ni violence gratuite à deux balles . Philippe Labro aurait dû tourner davantage , le talent est bien présent dans ce film . Il y a un côté grands reportage qui donne beaucoup d'épaisseur à la trame ...
U honnête film de Philippe Labro avec en vedette un Belmondo moins gouailleur et cascadeur qu'à l'accoutumée. Le thème est celui d'une machination sur fond de capitalisme familial avec des relents politiques et des prolongements de choses pas très claires datant de la seconde guerre mondiale. ça ne manque pas rythme, mais un peu de ressort et de surprise. la scène qui m'a le plus marqué c'est celle du restaurant entre l'hériter et les deux rivales, le tirage à la courte paille avec des pinces de langoustines pour savoir laquelle pourra danser avec lui...c'est dire !
Je l’ai regardé avec plaisir à l’époque et maintenant encore. Je ne me prononce pas du point de vue cinématographique. Ce qui transparaît le plus dans ce film , c’est la vision de Philippe Labro du monde des affaires, de la politique, des médias etc , fortement teintée d’américanisme et ce porté par un français. Tous les poncifs de la jet set y sont, avec ce que ça trimballe de vulgarité. Et sentencieux avec ça. Les codes de la bourgeoisie parisienne y sont aussi cela va sans dire, un peu snob mais qui doit s’en défendre. On retrouve ce même défaut lourdingue dans d’autres films de Philippe Labro.
Héritier des aciéries Cordell, riche, séducteur, volontaire, costaud, méprisant le grand Capital et ses notables, Bert Cordell a tout pour lui, tout pour faire un héros populaire...sauf l'authenticité. Jean-Paul Belmondo s'offre un rôle tout en frime devant la caméra d'un Philippe Labro dont la direction d'acteurs n'est pas le point fort -il fera pire avec "L'alpagueur"... Ce Bert Cordell dont le réalisateur veut faire, dans une mise en scène démonstrative, un type extraordinaire, aligne les sentences et les formules toute faites, prend des poses avec un sérieux désarmant qui n'ont que l'effet de stigmatiser un personnage factice et mal dégrossi. Et j'enrage de voir des comédiens comme Jean Rochefort ou Charles Denner servir la soupe à ce Belmondo-là.
Cordell est au centre d'une intrigue industrielle, familiale, criminelle, dont le principal enseignement est que le milieu de la finance est un panier de crabes, une pègre en costume-cravate. Le sujet de Philippe Labro, tel que le réalisateur le met en scène, est à l'image de ses personnages: tout en surface. Labro semble vouloir édifier le spectateur profane sur la "France d'en haut" mais il simplifie, il vulgarise, tant et si mal que le film, mi-polar, mi-satire de moeurs, n'attrape que les poncifs, flirte avec la démagogie. Sa mise en scène impersonnelle, sèche sinon austère, subit diverses influences dont celle du cinéma américain de la même période et ne parvient pas à installer un quelconque suspense. On s'ennuie.
Un film bien réalisé, “ à l’américaine “, par Philippe Labro, meilleur écrivain que cinéaste et qui était un grand amoureux des USA et un grand admirateur de Melville. On en retrouve le style mais ça s’arrête là, d’autant que ce genre prisé des années 70 date beaucoup désormais. D’autant plus que l’histoire est montée avec de grosses ficelles et déroule des poncifs qui pèsent lourdement à la longue. On a droit à tous les clichés sur le pouvoir, le capital ou la presse. L’interprétation est solide avec un Belmondo sobre et sans guignoleries – que j’adore quand il y en a – et une belle distribution. Plaisant pour revoir cette belle brochette d’acteurs disparis mais c’est tout.
Vu à la télé hier soir. De Labro j'ai vu et critiqué "Sans mobile apparent" avec Trintignant. Trintignant court, Belmondo marche, ça meuble. Certains notent la misogynie des personnages. C'était pareil l'autre fois. A se demander si ce n'est pas une constante chez Labro. Ce qui me frappe aussi ce sont les jeux de scène idiots. Par exemple Belmondo et son confident Denner se font des passes au bureau avec un ballon de rugby. Y a t-il là un sens caché ? Labro a tenu à ce que Bébel meure à la fin. Dans "le professionnel" de Lautner il meurt aussi, rafalé dans le dos. Le public s'en est remis. Le thème de fond du film ce sont les difficultés de certaines successions capitalistiques. Pour ma part, j'ai eu un patron considéré comme un playboy avant d'hériter. Il roulait en moto 1000 cm3. Pourtant, une fois qu'il eut hérité il s'en tira remarquablement grâce à ce qu'il avait appris à Polytechnique et à ses qualités propres. Il est mort dans un accident d'avion où il y avait des personnages plus importants que lui. Son héritage a été dilapidé par les pouvoirs publics : pas de regrets pour ça. Belmondo n'a pas de chance, soit il fait des cascades et c'est du guignol, soit il n'en fait pas et c'est rasoir.
C’est un bon vieux Bébel dans un rôle un peu plus intellectuel que d’habitude (traduire : il ne donne pas de coups de poing). L’histoire est intéressante et l’interprétation assurée. Le rythme est cependant un peu lent et du coup le film un peu trop long : le scénario se perd sur les performances de beau gosse du personnage principal alors que le volet politico-financier aurait mérité plus de place. Il y aussi des incohérences notables, comme par exemple ces personnages ultra riches sans gardes du corps. On est sur un film qui a 50 ans donc le style est d’époque avec zoom sur les visages pour montrer qu’ils ont bien compris quelque chose ou qu’ils réfléchissent intensément.
Film où il ne se passe rien, scènes du début où l’on se replonge brièvement dans le passé de l’héritier nulles et inutiles. Dommage de grands acteurs qui sont embarqués dans un navet
Assez sombre. Le scénario est plutôt réussi et fait preuve d'un certain panache. Belmondo assure avec plus d'austérité que d'habitude. Dans l'ensemble cela a bien vieilli.
Un film accrocheur. Un film dérangeant. Un film avec une kyrielle de bons acteurs. Un film sans concessions. Un scénario qui tient la route. L'allusion spoiler: de l'hebdo Globe ressemblant a un célèbre hebdo politique est a peine masquée . Le tandem Belmondo-Denner fonctionne à merveille. Belmondo, qui pour une fois, ne réalise presque pas de cascades, et c'est assez rare pour être souligné. Un film de Labro qui sait de quoi il parle et qui le dit intelligemment dans ce film. A voir absolument !!!
Un film qui a vieilli au niveau de sa trame. En effet sa critique de la construction de l’Europe industrielle et l’ascension de gros conglomérats financiers paraît un peu désuète avec l’œil d’aujourd’hui. Dommage aussi que le final paraisse trop improbable et bâclé. Il reste quand même un Belmondo en grande forme dans ce rôle de richissime héritier, et quelques très bons seconds rôles comme Charles Denner et Jean Rochefort.
Je n'avais jamais vu ce Belmondo, que j'adore pourtant. Pas de regrets du coup. Ce film paraît plus vieux que sa date de tournage. Qualité de l'image et du son mauvaise, des flashs de souvenirs sans arrêt qui nous font perdre le fil de l'histoire. Scénario moyen. Des scènes assez ''risibles'', spoiler: telles par exemple le mitraillage lourd opéré depuis un balcon en face par plusieurs mecs armés jusqu'aux dents, mais que Belmondo arrive à neutraliser avec une seule grenade qui tombe pile sur le balcon.
Belmondo toujours excellent, mais ne suffit pas à sauver pas le film.
L'intention était louable : décrire l'héritier sympa d'un empire industriel, propulsé du jour au lendemain dans un monde de loups où tous les coups sont permis. Le soucis c'est que les bonnes intentions ne suffisent pas. Nous avons affaire ici à un film mal fabriqué. Trop monté à ce point que parfois certaines scènes n'aboutissent sur rien ou sont à la limite du compréhensible. La psychologie des personnages est rudimentaire. Les scènes d'actions tournent au grand n'importe quoi, (les mecs qui tirent sur les encadrements de photos et qu'on déloge à la grenade !). Les rares tentatives d'humour tombent à plat (Bebel qui se baigne en pantalon, qu'est-ce qu'on rigole !) Les dialogues sont souvent artificiels (voir le premier échange entre JPB et le curé) A sauver : le sourire de ces dames qui sont charmantes (Carla Gravina et Maureen Kerwin) Mon Dieu , que ce cinéma populaire français là a mal vieilli !
Intrigue plutôt bien construite. La musique criarde surprend ; mais, finalement, elle s'accorde plutôt bien avec le rythme de la mise en scène. Reste une narration pas toujours crédible et surtout un Belmondo pas du tout convaincant ... Bref, l'atout de ce film ce sont les péripéties de cette intrigue. Mais cette production, qui semble vouloir singer un genre américain de l'époque, est un polar d'entre deux gares qu'on lit vite et qu'on jette aussi vite une fois lu. Donc film pour occuper un temps vide.
Malgrés la présence toujours forte de Belmondo, ce film m'a séduit à moitié pour son intrigue dévoilé en puzzle, et une réalisation un brin ennuyeux. Récompensé quand même par jolie actrice et Jean Rocheford, et les habitué de Belbel, Charles Denner ou Michel Beaune. La vieille France de l'époque, nous fait replonger dans le passé, ce passé tellement meilleur. Une bonne B. O.. Très politique, ce film met en scène la mort d'un grand homme d'affaire, dont le fils renommé, hérite de sa fortune, il doit continuer le combat, devenir lui aussi un homme d'affaire. Mais des personnes sombres semble vouloir en décider autrement. Cordell semble en savoir plus sur la disparition de son vieux. Certainement le crime organisé. La machination prend son envol dans la conclusion. Qui remet les pendules à l'heure. Traîtrise. Complots. Et le coup de théâtre final, émouvant.