La Dolce Vita
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137 critiques spectateurs

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Acidus

872 abonnés 3 937 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 30 mars 2014
Classique parmi les classiques tant du cinéma italien que du cinéma tout court, "La Dolce Vita" ne m'a cependant pas complètement emballé. Composé d'historiettes, de sketchs, le long métrage souffre de nombreuses irrégularités. Effectivement, si certaines de ces petites histoires sont purement géniales, d'autres ne présentent pas les mêmes qualités et s'avèrent inutiles et ennuyeuses. En revanche, on ne peut remettre en cause le génie de la mise en scène de Fellini qui soigne chacun de ses plans et tire le meilleur de ses acteurs. De par son rayonnement dans le cinéma et son influence, on ne peut passer à côté de "La Dolce Vita".
Gustave Aurèle
Gustave Aurèle

184 abonnés 2 626 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 3 juillet 2021
Prendre pour sujet des personnages creux et en faire un parangon de la douceur de vivre ? Si ce n'est la réalisation impeccable, le film est creux.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

92 abonnés 4 231 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 15 janvier 2025
Sur les pas de Marcello Mastroianni qui incarne le personnage "fil rouge" de cette visite -ou plutôt de cette errance- des milieux branchés de Rome, Fellini nous fait découvrir un univers cynique et superficiel qui dissimule sa déchéance dans l'oisiveté et les excès. Marcello, comme attiré malgré lui par ce qui brille, se jette dans des soirées mondaines peuplées de noctambules et de figures dévoyées. Jusqu'à en délasser sa femme.
Car, en moraliste qu'il est, le cinéaste dénonce l'abandon de certaines valeurs, sentimentales et familiales, par un microcosme qui se perd dans l'ilusion: illusion du cinéma par opposition à la vie, illusion du miracle plutôt que la foi. Personnage symbolique, Marcello, journaliste et écrivain, préfère le récit de potins à sa propre création.

Pour autant, le film ne m'a pas intéressé. La mise en scène de Fellini est à l'image des soirées romaines qu'il filme, morne et sans ressort. Les personnages rencontrés dans le film sont distants, ni drôles ni même caricaturaux, vaguement tragiques tout au plus. Aucun n'est attachant, aucun n'est émouvant, et les déambulations de Marcello m'ont indifféré. Je n'ai pas retrouvé dans le films les fantasmagories ou la fantaisie de Fellini qui me séduisent généralement.
Cadreum
Cadreum

60 abonnés 779 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 mai 2025
On pourrait d'emblée dire que la Dolce Vita flotte sur la surface d’un monde dont la profondeur s’est évaporée. Ce que Fellini compose ici, c’est une tragédie sans chœur, une apocalypse élégante dont le héros ne tombe pas mais s’effiloche, lentement, dans les plis d’une réalité sur-signifiante.

Marcello Mastroianni épouse Marcello Rubini, son inconsistance, ses esquives, ses demi-élans. C’est un homme troué, sans lieu fixe, qui ne cesse de fuir le cœur battant des choses pour se réfugier dans les lueurs de la surface. Il est partout à moitié, et nulle part tout à fait. Le père qui s’éclipse, la fiancée que l’on fuit, l’amante trop idéale, l’enfant inaccessible. Chaque figure que le film lui tend, s’efface aussitôt. Ce n’est pas qu’il renonce. Fellini filme ce vide sans le remplir, ce vide qui n’est pas un manque, mais un trop-plein de signes, d’images, de sons dans une Rome saturée de sa propre représentation.

La Rome de La Dolce Vita est un lieu baroque qui tourne sans fin, une ville possédée par son propre reflet. L’image y est omniprésente, mais elle n’ouvre sur rien. Elle renvoie sans cesse à elle-même, comme une icône vidée de toute consistance. On ne regarde plus, on consomme. On ne parle plus, on performe et l’actrice Sylvia (Anita Ekberg) l’incarne parfaitement.

Fellini saisit ce moment où le sacré ne disparaît pas mais change de forme. Où l’on ne croit plus à Dieu, mais où l’on croit encore à l’image. La scène de la Madone est exemplaire : des enfants “voient” la Vierge, les caméras les encerclent, la foule s’agglutine, les corps se pressent. Le miracle n’est pas la vision, mais le dispositif qui la produit. Le spirituel est devenu spectacle.

Et pourtant, le film n’est jamais cynique. Lorsque Marcello retrouve Steiner, l’intellectuel raffiné, il croit encore à une possible issue, un modèle d’intelligence, de recul, de dignité. Mais Steiner aussi est une chimère. Et sa disparition, brutale, tragique, referme toute voie d’émancipation. Même la pensée ne sauve plus. Même la culture échoue à donner forme à l’existence.

Et puis vient la fin. Une plage. Un monstre marin échoué. Une fille blonde, pure, comme surgie d’un ailleurs. Elle parle, mais Marcello ne l’entend pas. La musique se retire. Il reste ce regard caméra, ce silence épais. Ce n’est pas une clôture, c’est une séparation définitive. Le monde n’est plus partageable. On ne se comprend plus. On ne s’entend plus. Elle ne vient pas guérir, mais attester que quelque chose a été définitivement perdu.

Et pourtant. Et pourtant, Fellini laisse filtrer quelque chose qui relève encore de la grâce. Non pas une rédemption, mais un regard. Une manière de cadrer, d’enrouler les corps dans la lumière, de suivre un mouvement jusqu’à son point de décomposition.

Le film est un mausolée baroque, un tombeau pour une époque qui croyait encore pouvoir célébrer la vie dans les éclats du luxe, du sexe, de l’art, de la modernité. Et ce tombeau est beau. Il scintille. Il nous aspire. Comme Marcello, on voudrait y rester. Mais la mer monte. Et avec elle, emporte tout.
Jean-luc G
Jean-luc G

88 abonnés 895 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 novembre 2010
Quel gachis d'avoir attendu si longtemps pour découvrir cette perle. Connaître l'image d'Anita Etkberg dans la fontaine de Trevi ne suffit pas à comprendre la magie de cette superbe mise en scène en N&B. Une palette de personnages désoeuvrés, emportés dans le tourbillon de la douceur de vivre, une meute de journalistes emmené par Paparazzo, des artistes sur le retour, des amours sans lendemain, la recherche de l'absolu intellectuel et la mise à l'écart de notre état d'humain mortel, les thèmes de la Dolce Vita restent complètement modernes et transposables à notre époque: quelle visionnaire! La capacité de créer des lieux, des atmosphères , des rencontres oniriques ou réelles, est d'une puissance rare. Les acteurs subjugués par le maitre sont brillants et désespérés.
DVD 1 - nov 10
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 11 juin 2011
Splendeurs et décadences de la Rome des années 60, antique capitale du monde aujourd'hui pandémonium pailletées où évolue d'un œil observateur, traqueur, à la fois félin et indolemment séduisant , le journaliste mondain Marcello. Comment résumer la douceur de vivre felinienne ? La chose nous est impossible à vrai dire. Aussi inutile que de définir ce sentiment singulier s'emparant de notre être aux instants bénis de nos existences si terne en temps normal. Successions de tableau que l'on pourrait juger inégal mais selon moi, toujours véritablement fascinant, explorations d'un monde tout ce qu'il y a de plus moderne et libéral sur le plan moral où la passion friable et l'inertie anesthésiante d'une existence voué au plaisirs de l'intellect
( relaté à travers le cas de Steiner ) laisse place à la légèreté et aux agapes d'une société aristocratique aux mœurs décrépis. Felinni se montre tel qu'il est et ce pour notre plus grand plaisir ! Génial, démiurge, créateur d'un monde essoufflé mais constamment régénéré par la boisson de Dyonisos. 2h50 de pur chef d’œuvre pour lesquels les mots me manquent. Felinni ne raconte pas d'histoire, félinni montre la vie, un flux continu d'événements esthétiquement sublimé par la folie des grandeur et la brillance du Maestro. Une leçon d'audace pour tous les cinéastes qui lui succèderont. A voir avant de mourir.
selenie

7 446 abonnés 6 655 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 mai 2007
Ce n'est sans doute pas le plus grand film du maestro mais voilà un film qui a marqué les esprits et les marquent encore. A la fois envoûtant et réaliste où on suit un journaliste aussi orgueilleux qu'opportuniste. Le scénario nous confond dans un semblant de fouillis avec cette suite de tableaux ; ces parties ne sont pas parfaitement raccord scénaristiquement mais ils le sont dans les thèmes abordés (ordre des choses, respect de la vie d'autrui, la fortune et sa part d'ombre, le destin...). Marcello Mastroianni porte le film avec très grande classe mais les plus belles scènes sont avec les femmes... Ah Anita Ekberg et la fontaine de Trévise ! Le film est décousu mais c'est voulu par le cinéaste pour augmenter la sensation de tourbillon et de folie orgiaque entourant le monde de la bourgeoisie romaine. La musique de Nino Rota est aussi belle que le reste de film.
Chef d'oeuvre mais un poil moins réussi que "8 1/2" ou "La Strada".
ManoCornuta

359 abonnés 3 068 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 30 juin 2017
La Dolce Vita tiendrait presque du film à sketches, tellement sa construction narrative semble être une succession de saynètes sans lien apparent, si ce n'est que le titre s'avère d'une mordante ironie, les personnages courant après cette douceur de vivre qu'ils ont bien du mal à trouver. Mastroianni, comme un double du réalisateur, regarde d'abord cette déliquescence en spectateur, avant d'en devenir l'acteur et le metteur en scène dans une partie finale visant à tout éclater, comme pour ne rien laisser derrière, à part cette vérité crue que tout ce monde bourgeois n'est qu'une vanité sans profondeur. La démonstration de Fellini a sans doute perdu beaucoup de sa puissance avec les années qui passent, mais il en reste encore quelques scènes évocatrices. Il faut de la volonté pour tenir (le film est long et les scènes considérablement allongées) et la mise en scène s'avère par moments très languissante, à d'autres follement rythmée. Fellini signe ici le témoignage d'une époque, témoignage baroque un peu ripoliné par le temps mais recelant quelques trouvailles et artifices de mise en scène d'une grande force symbolique.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 4 novembre 2007
La Dolce Vita est un des films les plus célèbres de Federico Fellini avec 8 ½ et sans doute une des plus belles palme d’or (1960) de l’histoire du festival de Cannes. Ce chef d’œuvre absolu du 7 ème art a causé un énorme scandale en Italie lors de sa sortie (alors qu’aujourd’hui le film n’a plus rien de choquant) car il comporte certaines scènes par leur érotisation étaient osées pour l’époque et certaines séquences bousculent la religion. La Dolce Vita est un film qui dénonce d’une manière très crue en son temps les mœurs d’une société contemporaine et il met surtout en scène la jet set romaine qui par ses extravagances se déshumanise La narration du film faite par succession de séquences indépendante entre elles nous fait découvrir la faune de la capitale italienne en même temps que les virés dans Rome de Marcello (Marcello Mastroianni ) le journaliste qui se déplace sans cesse comme un paparazzi à l’affût du moindre scoop et qui découvre à travers ses escapades l’insuffisance du monde dans laquelle il évolue sans jamais réussir à s’y soustraire. Une des forces du film donc à mon avis réside dans le fait qu’il arrive à mettre le spectateur dans la même posture que le reporter c’ad qu’ on peut être ennuyé par ce qu’on perçoit tout en restant intrigué par les excentricités d’un monde qui resplendit même d’une manière artificielle car le film au fur à mesure des séquences monte en puissance autant dans une certaine vacuité que dans l’esthétisme car les plans en noir et blanc sont d’une grande beauté. Mémorable.
Xavi_de_Paris

364 abonnés 2 856 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 janvier 2013
"La Dolce Vita" mérite nettement son statut de chef d'œuvre tant ce film regorge de qualités. La mise en scène, avec ce superbe noir et blanc dans les rues de Rome et ses environs, est magnifique et envoûtante. Les acteurs sont excellents, Marcello Mastroianni en tête. On se sent transporté trois heures durant par la beauté des images de Fellini. Mais ce film est surtout un film sur la décadence de la bourgeoisie romaine, avec un ton très mélancolique de la part de ce cinéaste majeur. Immanquable.
ronny1
ronny1

55 abonnés 913 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 août 2022
En abandonnant le néo-réalisme, jusque-là caractéristique de son style, Fellini avec La dolce Vita prend un tournant définitif dans son œoeuvre. Le cinéaste étudie une fois de plus la condition humaine à travers une dissection de la jet set dans un style aussi foisonnant qu’accumulatif. Ce style sera la marque de ses réalisations postérieures. Même si La dolce vita est raté par moments (Fellini n’y va pas encore franchement), il reste une sorte de brouillon de ce qui sera son chef d’œuvre : Huit et demi. Apparaissent également les premières galeries de personnages insolites, qui deviendront tout au long de son œuvre le « Fellini circus ». Tout cinéphile se doit de l’avoir vu au moins une fois dans sa vie, ne serait-ce qu’à titre historique (c’est la première fois que Fellini aborde la fin de notre civilisation, thème qui reviendra alors de manière récurrente dans ses films suivants).
SebD31
SebD31

102 abonnés 553 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 août 2008
Un chef-d'oeuvre rendant hommage à Rome et ses habitants de divers horizons. Mais c'est surtout le milieu de la bourgeoisie romaine qui est montré comme un monde oisif et excessif. Incontournable!
reymi586

558 abonnés 2 444 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 juillet 2012
Pour quelqu'un de jeune, La dolce vita n'est pas très facile d'accès car je trouve qu'il a pas mal vieilli. J'ai surtout été marqué par la longueur du film, je me suis parfois ennuyé et trouvé le temps long. Après je reconnais évidemment qu'il y a de très beaux passages et que Marcello Mastroianni joue merveilleusement bien. J'ai bien aimé le début et la fin du film, j'ai trouvé la part centrale du film longue, en particulier cette histoire des enfants ayant vu la Madona. Après je pense que la société italienne, en particulier bourgeoise, est très bien dépeinte dans ce film de Fellini. L'histoire de cet homme qui fait tout pour échapper à l'ennui quitte à vivre dans un monde qu'il aime et déteste à la fois, est très crédible. Je trouve aussi que le fanatisme religieux est très bien décrit. Mais je ne pourrais pas dire que je considère le film comme un chef d'oeuvre.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 20 août 2010
Une légende du cinéma des 60's.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 12 avril 2008
Au même titre que Le Mépris, 2001 ou Salo, il y a un avant et un après « La Dolce Vita ». Federico Fellini a subjugué le festival de Cannes 1960, certains qualifiant l’œuvre de brûlot blasphématoire, et les autres de merveille, de renouveau cinématographique, en créant par la suite un comité de défense de l’œuvre, comme le fit Luis Buñuel. Le cinéaste italien tourne la totalité en cinémascope, accentuant la beauté de sa capitale, sa grandeur, son ambivalence au moyen d’un noir et blanc fulgurant. Ainsi balaie t-il un échantillon des occupations de la gente bourgeoise qui s’adonnent à l’ivresse absolue pour échapper à leur fade quotidien, au moyen de ce reporter arriviste, joué par un Mastroianni juste génial, qui s’aventure dans le milieu comme indic paparazzi. Simple toile de fond cependant. Car la particularité même de ce bijou, ce qu’il fait qu’il ressemble à aucun autre film, c’est cette folie, cette liberté dévastatrice, ce plaisir dans les rapports, ce réalisme que Fellini insuffle pour nous offrir un film entièrement décousu, dépourvu de toutes conventions narratives. Il est question d’amour, d’adultère, de soirées bourgeoises décadentes, de rencontres étonnantes, de dialogues incroyables… Les scènes immenses s’enchaînent : l’interview, la course effrénée dans les marches de l’Eglise, le bal dansant dans la cave, la fontaine de Trévi, les paparazzis romains et surtout cette scène de festivité, plein d’alcool et de sexe, d’une bande de marginaux.
Fellini bouge avec ses personnages, jamais de plans fixes, il gère à merveille son espace, propose un rythme d’enfer quand l’histoire en a besoin. Réflexion sur les apparences, mise en abyme de la presse cinématographique, discours hédoniste, "La Dolce Vita" est un film unique et somptueux.
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