La Dolce Vita
Note moyenne
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137 critiques spectateurs

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nielrowbooks
nielrowbooks

32 abonnés 670 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 19 janvier 2014
Le specimen le plus abouti de la suite logique du cinéma réaliste italien, à savoir l'interrogation intérieure de l'individu et son choix de vie. On suivra donc ici les pérégrinations d'un journaliste-écrivain dans la société romaine pour ne pas dire italienne, lesquelles pérégrinations nous le montrent observateur, interrogateur vis-à-vis de lui-même, puis décidément jouisseur. Le film est constitué d'une série de sketches enchaînés les uns aux autres par le fil conducteur qu'est le personnage principal. Les quasi trois heures passent vite, car le charme fellinien opère sans faillir. Mastroiani y est aussi pour quelque chose. Accessoirement il s'agit-là d'un document exceptionnel sur l'Italie et la Rome des années de reconstruction. Un des classiques du cinéma mondial.
Alexcherbourg
Alexcherbourg

23 abonnés 103 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 mai 2012
De prime abord on est consterné par la vacuité et la suffisance des dialogues et des personnages. Par exemple, Marcello s'extasie devant Silvia qui se baigne dans la fontaine de Trevi: "Oui Silvia, oui je viens moi aussi, je viens te rejoindre, oui c'est toi qui a raison, Silvia, nous avons tous tort, c'est toi qui a raison (...) Silvia qui es-tu?". Ces propos sont creux et abscons, pour autant prétendent clairement vouloir dire quelque chose. Steiner (Alain Cuny) devant une toile assez banale:"On peut dire qu'ici l'artiste n'a rien laissé au hasard tu ne trouves pas?" Les personnages ont la prétention d'être intellectuels mais ne décollent jamais de la superficie. On finit cependant par comprendre que tout ce verbiage n'est pas le message du film, qu'il est le symptome d'une aristocratie mondaine décadente. Pour autant, on est à l'opposé d'une satire comique. Il s'agit bien d'une tragédie. Ses protagonistes sont désespérément seuls, égoïstes, absurdes. Le film est lui-même loin d'être un film facile, contrairement à ses personnages. De nombreuses saynètes le composent, sans véritable lien hormis la présence de Marcello, mais qui se font écho les unes aux autres. Par exemple, la présence divine revient fréquemment: christ en croix, apparition de la vierge, la raie géante à la fin du film. Le christ et les paillettes sont rangées au même niveau. Le thème de la mort est récurrent: Roberto photographié dans sa voiture, la tentative de suicide d'Emma, le suicide de Steiner... Le sens du film, comme celui de la vie, n'est pas clair. Il faut aussi s'accrocher pour différencier les personnages, particulièrement les féminins, dont la plastique est formatée.
Sur le plan artistique, il convient également de noter la photographie bien particulière et la mise en scène travaillée (au-delà de son aspect purement scénaristique comme évoqué ci-dessus). Le jeu sur l'espace est splendide, avec un travail sur la lumière et la géométrie; la disposition des personnages est souvent étrange: personnages quasiment bord cadre, champs contre champs alors que les personnages sont filmés de profil. Tout est mis en oeuvre pour démontrer que les protagonistes ne se parlent pas vraiment, ils ne font que se cotoyer. C'est d'ailleurs clairement établi lors de la scène de ménage en voiture - très caustique.
La Dolce Vita peut donc être rangée parmi les chefs d'oeuvre, pour sa qualité à faire parler et analyser le spectateur des heures durant, même si film repose sur la vacuité intellectuelle de ses personnages pour mieux se faire sombre et pessimiste.
NinaMyers
NinaMyers

18 abonnés 241 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 février 2024
Que dire qui n'est déjà été dit sur ce film mythique qui rendit la fontaine de Trevi mondialement célèbre et qui fit du nom d'un personnage Paparazzo un nom commun (plutôt au pluriel paparazzi). Film divisé en différentes séquence comme un film à sketchs avec comme fil conducteur l'errance d'un journaliste désabusé dans une Rome en pleine transformation, film sur le désenchantement du monde, le vide d'une société qui a remplacé Dieu par des idoles...qui s'effondrent : la star est une femme battue, l'intellectuel tue ses enfants, et même les apparitions de la Vierge sont fausses et donnent lieu à un cirque indécent. Mais c'est aussi une réalisation superbe, une caméra fluide, magnifiquement filmé, un noir et blanc très contrasté, des blancs très lumineux en particulier sans que le noir soit obscur...
Et comme toujours chez Fellini, un humour grinçant et un optimisme joyeux. Mastroianni est magnifique
Mysterfool
Mysterfool

15 abonnés 252 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 août 2023
J'ai eu du mal à supporter aussi longtemps cette atmosphère de déchéance romaine. Heureusement Marcello est là avec sa gueule de clown triste.
GodMonsters

1 385 abonnés 2 645 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 avril 2012
Très bon film de Federico Fellini ! La mise en scène est très douce et belle (comme d'habitude chez Fellini), le rendu visuel est excellent, les personnages sont attachants et bien travaillés... c'est vraiment une bonne surprise. Surtout que le thème traité (les méfaits des médias) était inédit à l'époque. 'La Dolce Vita' est le genre de long-métrage qui vous fera rêver, et voyager. Je vous conseille de le visionner au moins une fois !
L'homme sans nom
L'homme sans nom

178 abonnés 1 182 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 30 décembre 2024
Avec ce film, Fellini nous balade dans une nuit à Rome. Les minis intrigues successives sont de moins en moins intéressantes, et j'aurais aimé, comme beaucoup, rester toute la nuit au côté de l'envoûtante Anita Ekberg. Ses scènes captent presque tout ce que La Dolce Vita laisse à la postérité, alors même qu'elles ne reflètent qu'une part (trop courte) du récit...
Bernard D.
Bernard D.

129 abonnés 613 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 septembre 2019
La MACU – Maison de la Culture d’Amiens – nous a offert 4 Fellini en version restaurée dont « La dolce Vita » tournée en 1960 … soit 18 ans après « Les Vitelloni » alors qu’elle en est clairement la suite avec une composante autobiographique majeure. Franco est le seul des 5 « veaux » à avoir osé fuir l’ennui de Rimini, pour découvrir Rome sous les traits d’un journaliste interprété par Marcello Mastroianni dont c’est la première apparition au côté de Fellini et qui avec les partitions de Nino Rita va faire exploser le cinéma italien avec une série de chefs-d’œuvre inoubliables.
Marcello Rubini arrive donc à Rome et va essayer de glaner de ci de là des scoops notamment dans la célèbre avenue commerciale de Rome, la via Veneto, en plein essor après la guerre et avec la reprise économique, lieu apprécié des américains célèbres et fortunés d’où la quasi-omniprésence des paparazzi. Marcello va participer à 4 fêtes montrant à la fois la renaissance de Rome mais aussi la décadence d’un certain style de vie et finalement une certaine amertume face à une Rome devenue une nouvelle Babylone peut-être vouée à la décadence. Ces 4 fêtes sont tournées sous forme de sketchs de durée et de qualité assez variable mais il convient de noter les excellentes prestations de 2 de nos compatriotes : Anouk Aimée et Alain Cuny.
La scène la plus célèbre est bien sûr le bain de minuit de Sylvia (Anita Ekberg), grande star de Hollywood, dans la fontaine de Trevi et j’avoue que lorsque je suis allé à Rome, j’ai été déçu par la taille de cette fontaine … qui en fait avait été reconstituée dans les fameux studios de la Cinecitta tout comme la via Veneto.
Un film dont on peut ne pas tout aimer mais qui marque assurément un tournant dans le cinéma mondial.
real-disciple
real-disciple

114 abonnés 1 024 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 juillet 2011
Premier Fellini observé, réaction mitigée. Si la réalisation et tout le travail qui va avec, décors, personnages, scénario sont très soignés, on n'a du mal à rentrer pleinement dans l'histoire, on est plus du côté de la représentation d'un spectacle bourgeois assez ennuyeux que dans l'émotion, d'ailleurs on n'est jamais vraiment en sympathie avec aucun des personnages, problème d'identification. Pour ce qui est de la forme, le travail en "tableaux" est remarquable et fait paraître le film moins long, belle prouesse. Certains "tableaux" m'ont plus fasciné que d'autres comme celui avec l'actrice américaine (Anita Ekberg), la rencontre avec la famille de Steiner où l'on ressent bien le malaise, ou encore avec le père de Marcello. Le reste il y a quelque fois de l'ennui. Mais le film, et c'est ce qu'on retient vraiment, est tout de même beau, j'ai adoré les plans dans ce château abandonné où les bourgeois s'adonnent à l'orgie et ce plan final sur le visage innocent de la jeune fille. C'est donc un film à voir pour sa culture personnelle, je pense qu'il est largement surestimé mais je me ferai peut-être un autre avis à une nouvelle vision. En attendant un autre film de Fellini.
DenbroughX
DenbroughX

62 abonnés 314 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 novembre 2013
Fellini filme ici la décadence et les perspectives d'avenir avec un cynisme et un réalisme implaccable ! 2h40 qu'on ne voit pas, ou presque (l'avant dernière sèquence qui dévoile la dernière fête est un peu longue, mais si précieuse quant à sa capacité à capturer les moments de desespoir et de chaos qu'on accepte finalement qu'elle se traine un peu). La scène finale est bouleversante et clore un film subtile de long en large, filmant le comportement humain avec une vision noire et inquiétante et dressant un film qui reflète de A à Z son époque, et qui a réussit à l'immortaliser sur grand écran. L'authenticité n'a jamais été aussi grande, et c'est pourquoi cette Dolce Vita de Fellini, qui bien sur n'en est pas une, est un des plus grands films italiens de son époque, mais aussi de tout les temps !
Typi35
Typi35

60 abonnés 483 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 avril 2013
Une jolie peinture, ciblée sur une caste, comme on en voit beaucoup dans le cinéma. Fellini s'inspire de son entourage comme Tolstoï le faisait du sien pour Guerre et Paix, même si le réalisateur n'a bien sûr pas autant de talent. Mais peut-être Fellini a-t-il d'ailleurs trop tenu à faire un film accessible à tous, qui de fait manque de profondeur et dont les idées se répètent.
Seul quelques passages éclairs et la dernière demi-heure sont virtuoses dans la psychologie des personnages, avec un personnage Steiner (rôle secondaire) très réussi, un peu comme le vieux poète dans Martin Eden de J. London.
Brel disait : "je ne dis pas que la femme est méchante, je dis que l'homme est con"; cette phrase traduit à peu près la partie intéressante du film, celle qui laisse de côté les sarcasmes puérils sur une haute société italienne dont tout le monde aurait pu se moquer. Un intérêt uniquement dans l'agencement des personnages, le reste n'est pas exceptionnel.
Newstrum
Newstrum

56 abonnés 261 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 octobre 2016
La Dolce Vita (1960), fresque sur le désenchantement du monde moderne et son réenchantement par le cinéma, est une oeuvre charnière dans la filmographie de Fellini, portée par un extraordinaire Marcello Mastroianni. Voir ma critique sur mon sur mon blog :
Spiriel
Spiriel

43 abonnés 318 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 janvier 2009
Film qui a beaucoup perdu de sa subversion, la Dolce vita reste mythique, même si j'ai jamais compris le mythe autour de la séquence de la fontaine. Mastroianni campe un journaliste peu scrupuleux, qui semble avoir été absorbé par le milieu qu'il décrit : la haute société romaine. Le film présente 12 "tableaux" qui interrogent la possibilité d'un choix, d'un contrôle sur sa vie, que le héros finira par refuser en ne traversant pas un petit affaissement sur une plage, qui le sépare d'une jeune fille qui pourrait lui permettre de s'extirper de la déchéance qu'il vient pourtant de mépriser cyniquement. Pas d'histoire à proprement parler, comme ce sera quasi-systématiquement le cas avec Fellini désormais. L'ordre des tableaux n'obéit plus qu'à la logique du réalisateur. Pas encore totalement fantasmagorique, le film est moins novateur, audacieux, moderne, courageux et puissant que L'avventura d'Antonioni. Il s'en reste pas moins un imposant classique, qui a beaucoup de richesse à révéler, et qui, au-delà de la peinture qu'il fait de la société décadente italienne, nous amène à remettre en question ce qu'on estime comme contrainte sur nos choix. Mastroianni est grandiose, tout comme les actrices ou encore la musique.
maxime ...

309 abonnés 2 069 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 janvier 2014
Une satire d'un milieu abjecte, non pas à cause du sexe, de la fête et de l'alcool car c'est la vie mais de part leurs superficialité et la sensation de supériorité, c'est tellement bien fait qu'on fini parfois par s'ennuyé avec eux. Il y a beaucoup de grâce et la méthode de construction qui je pensais allais me déplaire ma totalement convaincu. Beaucoup de beauté, ces femmes surtout ( Magali Noel, Anouk Aimé ... et surtout Anita Ekberg fascinante dans cette fontaine mais dès son arrivée elle marque les esprits ). Marcello Mastroianni est magnifique et grandiose. Mon premier Fellini, assurément pas le dernier, réussir a filmé la bêtise, le vide et le ridicule aussi incroyablement, il faut être un génie.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 30 mars 2008
La Dolce Vita fait partie de ces film qui n'ont pas vieilli et qui ne vieillirons surment jamais. Son thème, c'est à dire les stars, les photographes, le show-bizness, est toujours d'actualité et ce qui est le plus important est la façon dont est montré Marcello, jamais explicite, très profond, très recherché. Car pour aimer un film comme ça, il ne faut pas se contenter de rester devant son écran en pensant qu'un quelquonque dénoument arrivera à la fin du film, non, il faut se casser un peu la tête et lorsque l'on a saisie où Fellini veut en arriver on se rend compte que rare son les film aussi juste sur le vide humain, sur la recherche du sens de la vie. Pendant trois heures durant ont baigne dans un Rome où le lyrisme, les fantasmes et les symboles sont omniprésents. Mastroianni exelle et est entouré de femmes toutes plus belles les une que les autres. Un chef-d'oeuvre du cinéma d'auteur et du 7ème art en général.
tietie007
tietie007

47 abonnés 161 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 septembre 2006
Fellini filme avec talent les turpitudes de la bourgeoisie italienne, mais aussi le désoeuvrement et l'ennui. Léger et profond comme un bon chianti !
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