S'ouvrant sur un prêtre faisant son discours à des jeunes religieuses qui s'apprêtent à prononcer leurs vœux, "La Novice" revient sur l'une d'entre elle dont les convictions religieuses sont mises en doute et le film revient sur son passé et ce qui l'a amené ici à travers des discutions avec un père (dans le sens religieux). Si Alberto Lattuada ne nous livre pas un grand film, c'est néanmoins un bon film, un drame sur fond de relations dramatiques entre mère et fille où se mêle coup bas, amant en commun ou encore jeux dangereux, avec des péripéties pouvant aller de plus en plus loin. Le scénario est plutôt bien écrit malgré des évènements auxquels on s’attend parfois un peu trop. Les dialogues sont eux-aussi bien écrit et sonnent souvent juste. La réalisation assez simple est réussi, tout comme la belle photo en noir et blanc. Dans les rôles principaux Pascale Petit et Jean-Paul Belmondo sont superbe, que ce soit lui, dans un rôle de chasseurs oisif et cynique ou elle dans celle de la religieuse couvrant son secrète et dont les conflits avec la mère explose peu à peu. La bande-sonore avec un piano parfois strident est impeccable et colle souvent bien au récit. Un bon film, quelque peu oublié aujourd'hui, mais pas totalement, surement grâce à la présence de Belmondo qui a déjà fait mieux et notamment à cette époque. Mais ce drame s'avère très bien fait et captivant de bout en bout, sans faute de rythme.
Un mélodrame un peu poussif et bancal et qui ne tient pas ses promesses. Bonne photo, bonne direction d'acteur (Belmondo est étonnant) mais scénario moyennement intéressant, avec un personnage de prêtre psychorigide dont on espère à la fin qu'il va craquer,spoiler: ben non même pas et quand le film se termine on se retrouve avec un gros point d'interrogation au-dessus de la tête.
Rita renonce soudainement à prononcer ses voeux. Au curé qui dirige le couvent, elle raconte son histoire et les raisons qui l'ont conduite à se réfugier chez les soeurs. La physionomie de Pascale Petit, si belle et maquillée sous son voile, annonce déjà la nature factice de ce drame dont elle est l'héroïne et pour lequel la production a fait appel à l'acteur français en vogue Jean-Paul Belmondo. Riche héritière, Rita s'éprend de son jeune voisin Giuliano, fils à papa lui aussi. L'unique argument de ce drame bourgeois entre gens riches, cyniques et calculateurs, est une rivalité amoureuse entre...spoiler: une fille et sa mère . Mais parce que les personnages sont complètement dépourvus de vérité psychologique et de sensibilité, leur histoire reste un cas de figure purement formel. Pascale Petit et Belmondo incarnent une jeunesse dorée, gâtée, dans les deux sens du terme, mais faute de matière, ne sont pas crédibles, en particulier la comédienne, dont le réalisateur Alberto Lattuada semble plus soucieux de souligner la beauté de femme-adolescente que les talents dramatiques. Quant au prêtre que joue Massimo Girotti au début et à la fin du film, dépositaire tour à tour indigné et compassé des confessions de Rita, ce n'est pas le personnage le moins grotesque...