Le film démarre vite, les péripéties débutent quasiment aussitôt pour une cascade de rebondissements tout le long du récit qui se succèdent à une vitesse folle ce qui donne une sensation de manège... Qui tourne en rond, forcément ! Une course poursuite qui manque pourtant cruellement de conviction, jamais on a peur pour le héros, jamais on ne croit à ses tueurs caricaturaux de pacotille à tel point que le film aurait pu se terminer par un Lempereur/Belmondo se réveillant d'un sommeil perturbé. Ca va dans tous les sens, la dimension exotique ne manque pas de charme, mais le film repose surtout sur l'abattage d'un Jean-Paul Belmondo au sommet de sa forme. En conclusion, une évocation d'un Tintin qui a tout d'une aventure fantasmée. Site : Selenie
Après le méga-carton de "L'homme de Rio", le producteur A. Mnouchkine voulait revoir la même équipe aux commandes d'un projet similaire afin de retrouver un succès facile : les cuisiniers sont donc les mêmes (J-P Belmondo devant la caméra, P. De Broca derrière, D. Boulanger au stylo), certains ingrédients aussi (rythme échevelé, références appuyées aux albums de Tintin, cascades incroyables) avec même un poil plus d'épices (U. Andress, plus sexy que jamais) et pourtant, la recette se révèle moins agréable en bouche. En effet, De Broca n'avait pas vraiment envie de se répéter et il a volontairement saborder le film (ce qu'il regrettera plus tard). Si on rit toujours autant avec des gags visuels toujours plus fous, mélangés à du non-sens et de l'absurde, avec des cascades encore plus dingues et surtout une mise en scène encore plus rythmée, il faut bien reconnaître que, à terme, cet enchaînement fatigue plus qu'autre chose. Épuisant à force de surenchère, avec une intrigue qui patine et des persos qui ne progressent pas, le film est un spectacle un peu creux, pas forcément vide de sens, mais qui ne raconte pas grand-chose. On en prend plein les yeux, les acteurs sont au top (Bébel se donne à fond, J. Rochefort est exquis, P. Preboist régale), on rit vraiment et c'est d'une beauté visuelle incroyable mais faute d'histoire vraiment prenante, on reste un peu sur le coté. Fou, loufoque, incroyable, virevoltant, éblouissant, du divertissement haut de gamme mais sans plus. D'autres films sur
Un an après le succès de "L'homme de Rio", Philippe de Broca renoue avec Jean-Paul Belmondo pour cette comédie d'aventure trépidante, à mi-chemin entre une adaptation de Jules Vernes et un hommage à Tintin et aux cartoons. Ici peu importe la vraisemblance, tout repose sur le rythme et sur l'énergie qui semble inépuisable de Belmondo. Cabotin, séducteur, acrobate, l'acteur fait tenir le film sur ses épaules, bien épaulé par l'atout charme Ursula Andress et par Jean Rochefort, irrésistible valet. Le film a pris des coups de vieux et l'on se demande parfois comment on a pu financer cette déferlante de grand-guignol rempli de courses-poursuites, de casses et d'explosions. Sans aucun doute pour notre plus grand plaisir puisque l'on s'amuse beaucoup même si l'on n'y croit pas une seconde.
Les Tribulations d'un Chinois en Chine : Un film d’action/aventure complètement foi et barré. Il faut dire qu’il n’y a pas vraiment de scénario, c’est une longue et éternelle scène de cascade et de poursuite. Car l’argent ne fait pas le bonheur et notre Bebel s’ennuie dans sa vie et il veut en finir jusqu’au jour on y va se faire poursuivre par des chinois… pour son assurance vie et ça va lui redonné le gout a la vie. Donc voila, histoire simple, sans grand intérêt pour le coté scénaristique. Et en plus, c’est adapté d’un roman de Jules Verne que je n’ai pas lu mais je doute qu’il soit fidèle, a part pour le coté aventure et de ce point du vu la, c’est très réussit. Faut dire qu’on voyage énormément dans le film, c’est dépaysant, exotique, on se croirait presque dans un Indiana Jones ou un James Bond. Et pour le coté 007, on a en plus le doit à Ursula Andress qui joue dans le premier James Bond : Dr No, ça veut tout dire et elle est toujours aussi sensuelle. Et Jean Paul Belmondo est encore une fois très fou fou, très orchestrale, il saute dans tout les sens, ça devint même fatigant ^^ mais il déborde d’énergie et c’est comme ça que l’on l’aime bien. Après, la réalisation est bien foutu car elle nous fait voyage, les scènes d’action sont varié et efficace et assure le divertissement même si il y en a beaucoup pour pas dire trop, des fois, on sent lasse. Surtout que le début est un peu long a démarré, c’est vers le milieu et la fin qu’on commence à rentré dans le rythme. Donc voila, ça va dans tout les sens mais on voyage et on est diverti par tout ces scènes d’action, et puis Bebel joue du Bebel, que demander de mieux.
Après le succès de « l’homme de Rio » qui avait complètement révélé De Broca et Belmondo comme réalisateur et acteur de films d’action, la tentation était grande de remettre le couvert en reprenant les mêmes ingrédients. La chose n’a pas été simple à concevoir et ce ne sont pas moins de trois mains expertes (Daniel Boulanger, Jean-Paul Rappeneau et Ariane Mouchkine) qui se sont adjointes à De Broca pour accoucher de cette suite qui ne porte pas son nom. On baigne toujours dans l’univers de Tintin avec cette fois-ci des références spécifiques à "Tintin au Tibet" et au "Temple du soleil". Mais De Broca pris dans son impulsivité légendaire n’a pas pu s’empêcher d’accélérer le mouvement nous donnant un peu le tournis en misant exclusivement sur les talents de cascadeur d’un Belmondo obligé de faire le pitre pour assurer le lien entre deux pirouettes. L’affaire s’engage donc mal surtout que la très belle Ursula Andress n’a pas le piquant et surtout le talent de Françoise d’Orléac qui avait illuminé « L’homme de Rio ». Mais on finit pas s’habituer au rythme infernal imposé par De Broca et s’amuser de ses allusions directes au slapstick des films de la Keaton où oeuvrait en maître le grand Max Sennett. On remarquera aussi un clin d’œil à Max Linder quand Belmondo escalade des échafaudages en frac et chapeau haut de forme. La magie finit donc par opérer certes un peu moins que pour « L’homme de Rio » qu’il n’était pas facile d’égaler, avouons-le. Jean Rochefort en valet guindé et servile apporte un avantageux contrepoint à la relative faiblesse du jeu d’Ursula Andress.
Après le succès international de L'Homme de Rio, Philippe de Broca retrouve Jean-Paul Belmondo pour de nouvelles aventures. Les ingrédients et références d'une aventure de Tintin sont encore plus flagrants que dans L'Homme de Rio. On pense alors au Lotus Bleu, bien que le film soit librement adapté du roman de Jules Verne, Les Tribulations d'un chinois en Chine. Aux côtés de Bebel, Jean Rochefort incarne le valet Léon et on pense sérieusement à Nestor, valet de Tintin, dont la comparaison va jusqu'au costume en tous points identiques. C'est aussi avec les inénarrables Mario David et Paul Préboist que la comparaison est la plus flagrante, incarnant véritablement la maladresse et la complicité des Dupond(t). Ursula Andress, tout droit sortie de James Bond contre Dr No apporte le charme à cette petite bande. Le film met pas mal de temps à démarrer et Philippe de Broca en rajoute dans le côté surréaliste et bande-déssinée, voire le dessin-animé notamment par l'utilisation d'accélérés et des non-sens. De Broca passe pas mal (trop ?) de temps sur les décors carte-postale des alentours de l'Himalaya et les dialogues sont répétitifs (il faut compter les fois où Belmondo répète "Où est Mister Goh ?" durant la première partie). Dans la seconde partie le film prend alors sa vitesse de croisière et de Broca enchaîne péripéties, cascades, poursuites, scène de charme et un humour dévastateur avec Préboist et David. Les Tribulations d'un chinois en Chine est un spectacle qui ne se prend pas du tout au sérieux, dépaysant, charmant où le numéro des acteurs fait mouche à tous les coups. Belmondo commence à arborer plusieurs déguisements (ce qui fera sa spécialité dans plusieurs de ses films comme Le Guignolo de Lautner ou L'Incorrigible de...de Broca) et même s'il en rajoute souvent en se roulant par terre pour n'importe quelle raison, on rit vraiment beaucoup et souvent. Le film n'atteint certes pas la qualité de L'Homme de Rio ou Cartouche mais reste un classique du genre.
Gros budget, de supers acteurs, beaucoup de cascades avec plein de figurants, de l'exotisme et des beaux paysages.... mais une impression d'un film qui a beaucoup vieilli
Avec cette très libre adaptation d'une histoire de Jules Verne, Philippe de Broca nous offre cependant un divertissement de haute volée et qui se regarde avec un certain plaisir. Cette comédie d'aventure est bien appréciable à suivre grâce, d'une part, à une mise en scène bien fun et comportant son lot de séquences très drôle ( notamment en ce qui concerne les scènes comportant des cascades qui sont particulièrement bien filmées ), et d'autre part, grâce à l'excellente interprétation de l'ensemble de son casting, mention spécial à Jean-Paul Belmondo et à Jean Rochefort qui forme un duo bien sympathique à suivre. Et pour couronner le tout, nous avons le droit à la présence de la très belle Ursula Andress ( d'ailleurs sa première apparition dans ce film ne pourra laisser personne indifférent ) qui apporte son charme et son talent à ce long métrage qui fait sans doute partie des plus réussis de ce cinéaste. Une bonne surprise en ce qui me concerne.
Une vraie BD animée, des aventures rocambolesques portées par un Belmondo en grande forme et réalisées par un De Broca qui a vraiment le sens du rythme. Une ôde au désir de vivre et à parcourir le monde, qui avec un certaine légèreté nous embarque avec bonheur.
J'avais envie d'aimer ce film de Philippe De Broca qui retrouve Jean-Paul Belmondo peu après "L'homme de Rio" avec la même équipe technique, Daniel Boulanger au scénario, Georges Delerue à la musique, puis une histoire inspiré de l'ouvrage de Jules Verne, tout cela s'annonçait bien, malheureusement, j'ai un reproche à faire à "Les tribulations d'un Chinois en Chine", souvent on comprend mal les dialogues des personnages qui vont vite, parlent vite, c'est le défaut majeur à ce long métrage. C'est dommage car ce que l'on voit à l'écran reflète bien l'univers de Jules Verne, les producteurs ont mis le paquet pour en mettre plein la vue niveaux décors, costumes, paysages cartes postales de Chine et ses alentours, de nous divertir avec des cascades loufoques de Bebel énergique qui a l'air de s'éclater. Autour de lui, Jean Rochefort, Paul Preboist et deux autres comédiens amènent un esprit BD dans leurs interprétations, on pense à "Tintin". Ursula Andress amène une touche sexy de féminité et on reconnaît dans les seconds rôles la présence de Maria Pacôme ou Darry Cowl. Un film d'aventure regardable.
Les tribulations d'un chinois en Chine, je ne pense pas que le scénario soit tiré directement du roman de Jules Vernes. Mais c'est très grand Da Broca. C'est du Indiana Jones d'avant l'heure. D'ailleurs Spielberg s'en est largement inspiré. Après il y a de magnifiques effets spéciaux. En particuliers au Tibet. Après il y a des belles photographies, la ville de Hong Kong en 1965; cette ville devait évidement être bien plus intéressante qu'aujourd'hui. L'ambiance du tournage elle aussi devait être très intéressante. Après le peu d'étoiles de la part des autres internautes, bon, à chacun ses gouts. Pourtant c'est une comédie amusante et le rythme reste très rapide. C'est vraiment un très bon film, un très bon Belmondo.
Fort de l'immense succès de "L'homme de Rio" sorti un an auparavant, le duo De Broca à la réalisation et Belmondo en tête d'affiche remette le couvert. On retrouve la même recette, scénario simpliste, montage ultra-nerveux et héros dynamique haut en couleur, mais la magie opère moins bien peut-être à cause de la paresse de l'intrigue. Les amateurs d'aventures rythmés devront adorer, ça ne s'arrête pas une seconde et les paysages atypiques sont magnifiques, on a véritablement l'impression de voyager. On salue la prouesse mais un scénario un peu plus travaillé aurait rendu le film presque culte.
Un film d'aventures rocambolesques emmené par un Belmondo bondissant. Par moment totalement loufoque le scénario nous emmène en Chine. Belmondo y incarne un milliardaire désœuvré qui s'ennuie et veut mourir. Il se retrouve avec des tueurs aux trousses. Dans sa fuite il rencontre une magnifique jeune femme (Ursula Andress) qui lui redonne le goût de vivre. Belmondo enchaîne les sauts, les cascades et s'en donne à cœur joie. Il est accompagné d'un valet (Jean Rochefort) flegmatique et d'un duo de détectives plutôt balourds (Paul Prebois et Mario David). De l'aventure sans prétention qui plaira à un public familial.
Philippe de Broca ne signe pas ici son meilleur film mais cette réalisation n'est pas pour autant dénuée d'intérêts, c'est bebel donc il y a des cascades à gogo bien évidemment, mais il y a aussi beaucoup d'humour loufoque, ce qui personnellement ne m'a pas fait rire à gorge déployée. Le pitch : Jean-Paul Belmondo incarne ici un homme suicidaire, mais une fois qu'il se retrouve poursuivi pas des tueurs son envie de suicide disparaît et l'envie de vivre revient à nouveau. Verdict : pas mal mas pas extraordinaire non plus, il devrait toutefois plaire aux inconditionnels de Belmondo. 6/10