La Toile d'araignée
Note moyenne
3,4
62 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

13 critiques spectateurs

5
1 critique
4
3 critiques
3
4 critiques
2
5 critiques
1
0 critique
0
0 critique
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
bobmorane63
bobmorane63

246 abonnés 2 209 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 février 2016
Une oeuvre passionnante signé par le talentueux et le toujours très bon Vincente Minnelli en 1955 !! L'histoire est intéressante à suivre, tout se passe dans une clinique psychiatrique ou un patient fait plus ample connaissance avec la femme du docteur qui le suit et une amitié va naitre. Le médecin en question, très pris par le travail, suit son patient qui a beaucoup de talents pour peindre des toiles, voir sa psychologie tout en se posant des questions sur son couple. Je vous rassure, c'est pas le synopsis des "Feux de l'amour" mais un long métrage très complexe raconté sur un bon scénario à la sauce Vincente Minnelli. Le cinéaste prend son temps dans le récit avec une mise en scène élégante. Puis, je voulais voir Richard Widmark dans autre chose que des Westerns et il s'en sort plutot bien dans la peau du médecin avec à ses cotés Lauren Bacall, Charles Boyer, Gloria Grahame ou John Kerr qui a joué dans un autre long métrage du cinéaste "Thé et sympathie". Pas mal.
soniadidierkmurgia

1 435 abonnés 4 337 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 août 2018
Placé au mitan de sa prolifique carrière, "La toile d'araignée" (1955) est rarement cité comme un des films majeurs (hors films musicaux) de la carrière de Vincente Minnelli au profit d'autres plus flamboyants et à plus forte dose dramatique comme "Les ensorcelés" (1952) "La vie passionnée de Vincent Van Gogh" (1956), "Comme un torrent" (1958) ou encore "Celui par qui le scandale arrive" (1960). Le film a été proposé par John Houseman pour la MGM à Minnelli. Tiré d'un roman contemporain de William Gibson ("The cobweb", 1954) et scénarisé par John Paxton, il propose une étude très ciselée des rapports au sein d'une institution psychiatrique bourgeoise où exerce un médecin chef (Richard Widmark) prônant une méthode nouvelle basée sur la participation active des patients à leur guérison par la réappropriation de la vie de groupe. Cette expérimentation qui a contribué à la mise au placard de l'ancien médecin chef joué par Charles Boyer divise quelque peu le personnel. spoiler: C'est le changement des rideaux de la pièce de vie principale des patients voulue comme une expérience thérapeutique qui va exacerber toutes les tensions. De la fille du fondateur de l'institut devenue comptable (Lilian Gish), à la femme délaissée du nouveau médecin chef (Gloria Grahame) en passant par Steven (John Kerr), le jeune patient chargé de dessiner les motifs décoratifs des rideaux, chacun se servira de cet évènement à priori anodin pour exprimer ses ressentiments
. Minnelli joue ainsi sur une palette de sentiments forts mais présentés avec une nuance qui n'est pas si courante chez lui. Jusqu'à l'arrivée de l'actionnaire principale conviée pour démêler un conflit auquel se sont ajoutés les démêlés sentimentaux qui compliquent encore l'imbroglio, Minnelli prend le temps de tracer le portrait psychologique de chacun de ses personnages donnant ainsi les clefs de leur comportement dans cette bagarre à fleuret mouchetée qui dégénère progressivement jusqu'à mettre en danger la santé des patients. Minnelli dans un de ses films les plus sobres visuellement nous enseigne sans manichéisme que chacun d'entre nous peut être la victime de ses névroses ou de ses frustrations. Peu importe son statut ou sa condition comme c'est le cas ici entre malades et soignants. Formidablement dirigé comme toujours avec Minnelli chacun des acteurs apporte toute sa vérité à son personnage. Il faut noter la courte apparition de Fay Wray dans le rôle de la femme de Charles Boyer qui ne tournait plus guère depuis son rôle de première "scream queen" de l'écran dans le fameux "King Kong" de Schoedsack et Cooper en 1933. Ce film méconnu du grand réalisateur de mélodrames et de comédies musicales mérite d'être ressorti du fond d'une filmographie au sein de laquelle peu de films sont insignifiants.
ASSRANCETOURIX
ASSRANCETOURIX

25 abonnés 319 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 22 août 2011
Ça devait paraitre révolutionnaire en 1955 que les malades d'un asile conçoivent les rideaux de leur salle commune. Aujourd’hui ça parait un peu léger comme moteur de l'action.
SYNEPHIL
SYNEPHIL

61 abonnés 1 135 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 juin 2016
Une magnifique interpretation ,( Widmark et Bacall forment un couple illegitime superbe de sensualité ) et une direction d'acteurs parfaite + une musique qui soutient admirablement les scenes principales ,voila pour le plus mais j'ai trouvé le pretexte des rideaux trop leger pour porter toute cette histoire qui manque par moment de rythme , une derniere remarque a propos des trop nombreuses scenes ou les personnages grillent une cigarette : peut etre pour evacuer le stress du metier ??
jean-paul K.
jean-paul K.

17 abonnés 323 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 juillet 2016
film intéressant par la description de cette expérience d'autogestion d'un hôpital psychiatrique avec la participation d'un conseil des patients; ceux-ci participent pleinement à la vie de l'hôpital et ont des rapports étroits avec le personnel. Quelques bonnes répliques concernant la santé mentale des patients et des soignants. Très bonne interprétation des différents acteurs mais un bémol, ce film est parfois trop long, surtout dans sa première partie.
Hotinhere

790 abonnés 5 461 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 10 janvier 2025
Un mélodrame psychologique pas très palpitant autour d’une intrigue pas plus épaisse que celle d'un rideau.
ronny1
ronny1

55 abonnés 913 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 novembre 2020
« La toile d’araignée », adapté par John Paxton d’un roman de William Gibson, se présente au premier abord comme une étude sur le monde psychiatrique. De fait le film traite essentiellement de notre société avec ses tares : arrivisme, autoritarisme, jalousie et quelque part, incommunicabilité. Vincente Minnelli filme avec une rare élégance et une efficacité certaine (remarquable utilisation du Cinémascope) un encadrement psychiatrique au moins aussi névrosé que les patients qu’il a en charge. L’établissement est à la charge d’une glaciale administratrice qui se déplace une journée par an de la lointaine Chicago, uniquement pour traiter d’autorité et de finances, l’humain étant le cadet de ses soucis. Il est dirigé par un couple de praticien se composant d’un thérapeute (Richard Widmark) si investi dans son métier qu’il en oublie sa famille et d’un séducteur qui a perdu le fil de l’évolution de son métier (Charles Boyer), basculant dans l’obsession sexuelle. A partir de là, toutes les turpitudes vont être exposées, chacun fuyant à des degrés divers, la réalité de sa situation dans le contexte qui l’entoure, a tel point qu’en matière de malades mentaux on ne sait plus qui est qui. Le prétexte du film, changer les rideaux, rencontre un thème récurrent chez le cinéaste l’art et le rêve permettant de transcender une réalité difficile et, ici, névrotique. S’ouvre ainsi une exposition de dessins avec un travail raffiné sur la couleur et les décors, qui sont la marque du réalisateur. De même son habituelle direction d’acteur très pointue amène chacun au top, dominé toutefois par le génial Richard Widmark. Mais cet objet subtil et luxueux manque quelque peu de punch, affadissant sa critique de la réussite et du (micro) pouvoir à tout prix au détriment d’une humanité que le réalisateur s’efforce de replacer au centre. Huit années plus tard, avec « Shock Corridor », Samuel Fuller sera beaucoup moins bien élevé.
emma emma
emma emma

47 abonnés 58 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 2 mars 2023
Dans une clinique psychiatrique privée, il faut changer les rideaux de la bibliothèque des patients:
Unetelle veut faire appel à l’artisan habituel.
Une autre opte pour des rideaux un peu chics commandés en ville.
La troisième aimerait en profiter pour faire faire les fameux rideaux par les patients eux-mêmes, dans la cadre d’un atelier thérapeutique…
Film très étrange, signé Minnelli, de 1955. Etrange car l’intrigue principale tourne autour des rideaux, et des guéguerres que cela engendre au sein de la clinique, et ce, pendant 2 longues heures…
C’est filmé en cinémascope, un format qui sied davantage aux grands espaces et au grand spectacle.. Là, pour une intrigue essentiellement tournée en intérieurs, ça parait très superflu. Du coup, le film manque de gros plans, et on aimerait parfois que la caméra se rapproche un peu de ses sujets.
Le casting est prestigieux, mais pas du tout valorisé. Richard Widmark, Lauren Bacall, Lillian Gish ou encore Charles Boyer et Gloria Graham… tout ce petit monde se bouffe le nez pour savoir qui finira par remporter la partie au sujet des rideaux…
Alors évidemment, le film en profite pour distiller 2-3 petites réflexions au sujet de la psychiatrie (les plus malades sont-ils les patients ou ceux qui les soignent?), du mariage, de l’amour, ou du monde du travail, mais franchement, pendant 2h, on regarde souvent sa montre, et on a du mal à oublier qu’on nous bassine depuis le début avec une simple histoire de rideaux….
Charly Ferruda
Charly Ferruda

41 abonnés 68 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 avril 2025
Toute l'histoire tourne autour du changement de rideaux dans un institut psychiatrique. Ça parait désuet mais le rideau est ce qui permet de voir ce qui se passe dehors, ou de refuser de le voir. Et quand il est fermé, il révèle d'autant mieux ce qui se passe à l'intérieur. Un pensionnaire de l'hôpital propose des motifs qui expriment le tourment de cette bonne société américaine en technicolor. Proposition refusée au profit d'un motif à la neutralité rassurante. La psychiatrie remplace, dans ces années-là, la religion, et elle permet de faire tomber les masques. Prétexte à l'observation d'un michrocosme où tout le monde joue un rôle social utile à dissimuler les névroses et les natures contrariées. L'absence de désir de Richard Widmark pour la sublime Gloria Grahame traduit-il une homosexualité latente ? Père de famille qui fuit ses responsabilités en compagnie de ses malades. Malades qu'il ne parvient pas à soigner. La même année, Les inconnus dans la ville prenait le prétexte d'une attaque de banque pour mettre à nu le malaise de la même société américaine dans une esthétique tout à fait similaire. Ici, l'utilisation du scope pour un film à 90% tourné en intérieur, rompt avec son usage conventionnel dans les grands espaces. Il donne une dimension insolite aux cadres et permet de révéler la distance entre les personnages. Une scène de nuit tournée au bord d'une rivière en décor naturel, est tout à fait splendide. Un chef d'oeuvre signé d'un des plus grands esthètes d'Hollywood.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 21 octobre 2010
Ce film montre bien un des aspects de la psychiatrie institutionnelle des années 55-65, celui où l'environnement du malade compte, sa vêture aussi, son discours également (réunions de groupe). Il ne saurait être exaustif de la pratique de la profession, mais je trouve qu'avec le temps, l'on a un peu oublié ce que justement il souligne. A voir, pas seulement comme curiosité.
Je serais heureux de pouvoir disposer un jour d'une copie DVD.
Merci de me le faire savoir alors,
Dr R. neuropsychiatre semi-retraité
bellini 2
bellini 2

6 abonnés 82 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 janvier 2014
Bon film, bons acteurs, une happy end obligatoire pas ridicule du tout. Minelli met en scène dans un espace clos les relations difficiles entre "malades mentaux", "normaux" et médecins entre les deux.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 29 septembre 2006
Sur le plan technique, ce film est parfait, notamment la scène où une jeune fille en robe rouge éblouit l'espace jusqu'à présent terne, ainsi que l'utilisation de lumières plutôt blafardes pour souligner la morne situation des personnages. Toutefois, cette atmosphère devient véritablement irritante, voire lassante, au point que l'ennui gagne vite le spectateur. Le sujet est pourtant intéressant, mais on a la forte impression de voir chaque personne s'enliser dans des actions qui s'éternisent. Le jeu des acteurs est en revanche hors de cause, puisque ces grandes stars que sont Lauren Bacall, Gloria Grahame et surtout Lillian Gish sont excellentes.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 19 octobre 2022
Une chronique familiale comme Minnelli en a beaucoup fait . C'est ennuyeux , il ne se passe pas grand chose. Pas mal de personnages en jeu tous plus ou moins torturés . Assez décevant.
Les meilleurs films de tous les temps