293 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
41 critiques spectateurs
5
3 critiques
4
12 critiques
3
12 critiques
2
12 critiques
1
2 critiques
0
0 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Emmanuel Cockpit
92 abonnés
1 480 critiques
Suivre son activité
4,0
Publiée le 17 janvier 2025
C’est un film poignant avec une rôle particulier pour Alain Delon, différent de ses personnages de flics, truand ou homme d’affaire. Dans cette romance tragique entre deux âmes solitaires et désenchantés, il est triste et vulnérable et transmet avec réussite les sentiments de cet enseignant tourmenté. La mise en scène joue sur les personnages et les ambiances avec une profondeur et une mélancolie plus que sur le scénario au rythme assez mesuré et contemplatif.
« La prima notte di quiete » (la première nuit de tranquilité, qui chez Goethe correspond à la mort) est le film le plus abouti de Zurlini dans sa démarche nihiliste. Avec « Le samouraï » de Jean-Pierre Melville, Alain Delon, taiseux comme jamais, trouve ici son meilleur rôle, celui d’un homme étranger à son pays, à sa ville, à son entourage et prisonnier à l’intérieur de lui-même par une incapacité empathique totale. Professeur qui donne des dissertations en cours, pour pouvoir tranquillement lire son journal et fumer ses cigarettes. Séduit par la beauté d’une de ses étudiante (très belle sonia Petrovna) le film semble s’orienter vers un happy end. Mais la découverte finale des turpitudes des bourgeois de province desquels sa bien aimée était autrefois le plat principal (dissertation demandée en cours : «Pureté et sens du péché chez Manzoni»), coupera tout élan à cet amour impossible en le replaçant vers sa seule issue : le néant. Aidé par son directeur de la photographie Dario Di Palma, Zurlini filme une Rimini hivernale, aussi glaciale que figée dans son impersonalité grisâtre, la forme collant ainsi parfaitement au fond. De plus les images sont habillées par un jazz planant de Mario Nascimbene, soulignant l’aspect ligne de fuite du décorum. Certes le film par instant se perd dans cette unité, sacrifiant l’intensité du récit, mais cette remarque n’atténue en rien le fait qu’il soit un chef d’œuvre et sans doute le testament cinématographique de son auteur. A voir absolument dans sa version ressortie en 2019 (132').
Dans ce film à l’ambiance morne et sombre, Alain Delon incarne un professeur tourmenté qui va tomber fou amoureux de l’une de ses élèves, elle aussi particulièrement encline à la mélancolie. Se déroulant dans les décors de la ville de Rimini hors-saison, La prima notte di quiete (La première nuit de quiétude) dans son titre original – bien plus beau que celui de la version française – est l’histoire d’un périple dépressif et amoureux autant qu’un portrait acide d’un cercle de bourgeois médiocres et décadents de l’Italie du début des années 70.
Un rôle inhabituel pour Delon: un looser magnifique, déprimé, qui porte sur ses épaules les péchés du monde. dans un Rimini envahi de brouillard, avec des plans superbes d'une mer adriatique inhospitaliere.
Un prof rebelle plus ou moins en couple avec une femme dépressive traîne son mal-être dans une petite ville italienne brumeuse, tombe amoureux d'une élève et se lie avec une bande louche, un drame désespéré où le regard triste et la personnalité tourmentée de Delon font merveille.
L'un des aspects les plus remarquables du film est la performance d'Alain Delon dans le rôle principal. Delon apporte une profondeur et une nuance à son personnage, exprimant la solitude, la mélancolie et la recherche de sens dans sa vie. Son jeu d'acteur transmet avec finesse les émotions complexes et les tourments intérieurs du personnage principal.
La mise en scène de Valerio Zurlini est également à saluer. Le réalisateur parvient à capturer la beauté mélancolique des paysages et des décors, renforçant ainsi l'atmosphère introspective du film. Les plans sont soigneusement composés et la photographie est superbe, créant une esthétique visuellement saisissante.
L'intrigue du film explore des thèmes profonds tels que l'existentialisme, l'isolement social et la recherche de la vérité intérieure. Le personnage du professeur symbolise l'aliénation et la quête spirituelle, offrant une réflexion sur la nature humaine et l'importance de la connexion avec autrui.
Cependant, certains pourraient reprocher au film un rythme lent et contemplatif qui peut parfois être considéré comme trop statique. De plus, l'intrigue peut sembler énigmatique et laisser certains spectateurs sur leur faim en termes de résolution et de clarté.
Dans l'ensemble, "Le Professeur" est un film qui mérite d'être salué pour ses performances exceptionnelles, sa direction artistique soignée et son exploration profonde des thèmes existentiels. C'est un film qui invite à la réflexion et à l'introspection, bien que sa nature contemplative puisse ne pas plaire à tous les types de spectateurs.
Nommé provisoirement dans un lycée de Rimini, le prof de lettres Daniele s'intéresse à une jolie étudiante à l'air mélancolique. Daniele lui-même semble porter le malheur du monde et on se souvient de la physionomie triste d'Alain Delon, mal rasé, le regard éteint et déambulant avec son vieux pardessus -symbole du "nomadisme" du personnage- dans une ville comme morte. La mise en scène de Valerio Zurlini diffuse un sentiment de malaise et de sinistrose, et confronte un intellectuel épris de beau et d'innocence à une société décadente, notamment à un groupe de jeunes gens à la vie dissolue. Le prof et son étudiante, dont le réalisateur entretient pour l'un et l'autre le passé et le caractère énigmatiques, semblent survivre dans un microcosme sordide. Ce sujet sensible de Zurlini ne nous attache néanmoins que superficiellement ; peut-être parce que l'ambiance particulière qu'il développe et les éléments du scénario ne sont pas suffisamment chargés d'émotion. Je suis resté, finalement, assez indifférent à la tristesse (la détresse ?) du professeur en dépit de la création étonnante et réservée dans son contre-emploi d'intellectuel.
A voir seulement pour Delon..Pour ce petit côté désespéré qu'il a aussi dans "Notre histoire". Toujours affublé de son vieux manteau et de son horrible pull vert (même quand il va en boite de nuit) Le scénario n'est pas trés intéressant et la mise ne reléve pas du génie.
Ce film m'a bouleversée :principalement le personnage,tellement il vit l'histoire de ce personnage,et du coup il m'a transmis toutes ses émotions ,ainsi que l'étudiante,jusqu'à la fin.