Toni
Note moyenne
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VERTIGO
VERTIGO

7 abonnés 413 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 août 2025
Je lis dans certaines critiques une certaine haine pour l'esprit populiste de ce film provençal. Au contraire personnellement c'est ce que je préfère dans ce film : le mélange des peuples de base: La Provence, l'Italie, et l'Espagne. Cela nous rappelle que ce sud français est complètement interpénétré par les immigrations italiennes, espagnoles et déjà venant de l'autre côté de la Méditerranée d'Algérie, du Maroc, de Tunisie et même de l'Afrique noire. Et tout cela est amené par Pagnol qui comme Balzac et Simenon fait la critique des bourgeoisies de province en mettant en exergue les peuples dits de souches et immigrés. Je trouve ce film au contraire très actuel par son humanité moderne et que devraient regarder tous ceux qui votent à droite ou à l'extrême droite et qui applaudissent aux massacres contre le peuple Palestinien. Rien n'a changé en fait, 90 ans après l'histoire bégaie. Ce film et son scénario auraient mérité le prix populiste créé justement en 1931 : Le prix Eugène-Dabit du roman populiste est un prix littéraire français créé en 1931 par Antonine Coullet-Tessier (1892-1983) pour récompenser une œuvre romanesque qui « préfère les gens du peuple comme personnages et les milieux populaires comme décors à condition qu'il s'en dégage une authentique humanité. Ce prix en 1931 était plutôt de gauche et n’avait rien à voir avec ce qu’on appelle le populisme aujourd’hui à propos de l’extrême droite. L'autre grand intérêt de ce film est le fait d'avoir été tourné en extérieur avec des images noir et blanc fantastiques en pleine garrigue provençale avec pour fond les calanques de Marseille et Cassis qui sont encore plus belles en couleur mais dont on perçoit tout de même la beauté.
Patjob
Patjob

43 abonnés 755 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 15 mars 2025
Il y a certes des qualités dans ce film, inspiré d’un fait divers sordide : l‘égalité de regard sur les personnages, avec un recul empreint de simplicité et de compréhension, une constante dans les films de Renoir, l’approche de la condition d’immigré (déjà), la volonté d’un réalisme social, et l’esprit de Pagnol dans certaines scènes (celle de l’abeille dans le chemisier étant particulièrement savoureuse). Mais, hormis dans ce dernier type de scènes, l’ensemble reste bien froid. La simplicité tend trop souvent au simplisme, et les comportements à la caricature, faute de pertinence psychologique. De ce fait la tragédie manque d’ampleur. Un exemple de film intéressant par sa conception, mais dont la vision est plutôt pesante.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

91 abonnés 4 230 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 mai 2024
La Provence de Jean Renoir n'est pas ici celle de Pagnol. Même dramatiques, les sujets de Pagnol sont toujours peuplés de personnages pittoresques. Dans "Toni", les personnages ne sont ni paysans, ni même provençaux; ce sont des ouvriers pour la plupart étrangers, venus en France avec l'espoir d'y trouver des conditions d'existence moins dures. Cette communauté (on découvre là, peut-être involontaire, un thème cher à Renoir qu'il développera dans "La grande illusion", celui de la primauté de l'appartenance sociale par rapport à l'appartenance nationale), cette communauté serait sans histoires, s'il n'était, précisément, une histoire d'amour.
Si le réalisme social de Renoir annonce le néoralisme italien (Visconti est l'assistant de Renoir sur ce film), on ne peut sans doute pas parler ici de drame néoréaliste dans la mesure où le destin des personnages, et de Toni (Charles Blavette) en particulier, n'apparait pas directement lié à leur condition sociale -en dépit que l'amour idéalisé de Toni peut sembler subir la dureté des moeurs du temps. C'est un fait divers passionnel qui a, certes, la brutalité des drames populaires mais qui garde un caractère anecdotique.
Orno13
Orno13

26 abonnés 1 054 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 juillet 2023
Le film réalisé par l illustre jean renoir se caractérise par la tragédie.
Toni un immigré italien venu en france car il mourrait de fin dans son pays, s installe en france et précisément dans le sud de la france et trouve un travail dans une carrière avec une femme.
Mais il est très épris de Joseph d origine espagnol nièce d un riche agriculteur, elle va malheureusement epouse un homme cruel et vénal. Son amour pour cette jeune femme ne va que lui apporter du malheur.
Ce film a été réalisé avant ses grand chef d d'oeuvre,mais on reconnait la pâte de renoir notamment la scène du banquet du mariage qui est époustouflante. A voir
ManoCornuta

359 abonnés 3 067 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 2 décembre 2021
Si l'on ressent bien la mélancolie infusée par Renoir dans son film, et en dépit de quelques inspirations en début de parcours, il y manque le verbe haut d'un Pagnol et son sens de la dramaturgie pour enlever cette histoire tragique au niveau qu'on aurait pu espérer. Les images sont belles, la musique aussi, mais les acteurs sont dans l'ensemble trop timorés et le récit un peu trop mécanique, en dépit d'une fin assez habile.
Bernard D.
Bernard D.

129 abonnés 613 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 janvier 2021
« Toni » de Jean Renoir (1935) est pour François Truffaut un des plus beaux films français. Antonio Canova dit « Toni » (Charles Blavette) est un immigré italien qui arrive à Martigues et va travailler dans une carrière et vivre avec Marie, sa logeuse. Mais il va vite tomber amoureux de la belle Josépha (Celia Montalván), espagnole dont l’oncle est propriétaire de vignes. Celle-ci épousera Albert (Max Dalban), un Parisien cynique, violent et déjà xénophobe qui a en fait des vues sur la fortune de cet oncle. Lorsque celui-ci meurt et pour qu’Albert ne rafle pas le magot, Josépha projette de s’en emparer et de partir en Argentine avec son fils et avec Gaby (Andrex), un autre de ses soupirants. Mais Toni est toujours amoureux et le destin sera autre…
A noter que le film est distribué par « Les Films Marcel Pagnol » et fleure bon la Provence. Le film est encadré par l’arrivée des migrants italiens qui viennent chercher du travail et dont « le pays est celui qui les fait bouffer ». Si le son pris en direct est parfois criard, la photo de Claude Renoir (le neveu de Jean Renoir) est superbe avec des noirs et blancs sublimes, des gros plans sur les visages, des panoramiques sur la Provence… sans oublier le pont (la frontière) et la barque dans la calanque. Le film tient un bon rythme souligné par des chansons du pays accompagnées à la guitare mais dont on peut regretter qu’elles ne soient pas sous-titrées.
A noter enfin comme assistant réalisateur un certain Luchino Visconti. Bref un superbe film pour l’époque annonçant les grands chefs-d’œuvre de Jean Renoir
Cinéphiles 44

1 666 abonnés 4 646 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 mai 2019
« Toni » est un film français réalisé par Jean Renoir en 1935 qui suit la vie d’Antonio, dit « Toni », un immigré italien qui a trouvé du travail à Martigues. Il et hébergé chez une logeuse avec qui il entretient une relation. Mais Antonio tombe rapidement amoureux de l’espagnole Josépha qui vient de se marier avec un parisien. Filmé en décors naturels, cette fresque multiculturelle est tout autant amoureuse que dramatique. En effet, certaines violences conjugales vont mener au meurtre et à son maquillage. Financé par Marcel Pagnol, « Toni » est considéré comme un précurseur du néo-réalisme tellement Renoir en évite toute extravagance. Voici une œuvre parfois méconnue de ce grand cinéaste mais d’une force authentique.
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ronny1
ronny1

55 abonnés 913 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 mars 2019
A partir d’un fait divers, Jean Renoir dans « Toni » développe un scénario dramatique à plusieurs niveaux. Chronologiquement et pendant tout le film, c’est le drame du déracinement de ces travailleurs plein d’espoir. C’est aussi le dur labeur et le mépris. Dans ce cadre général se développe une impossible relation entre Fernand (Delmont) qui aime Marie (Jenny Hélia) qui aime Toni l’italien (Charles Blavette) qui aime Josefa l’espagnole (Célia Montalvan) qui en épouse Albert (Max Dalban), le chef de Toni, si bien que Toni épouse Marie. Ces histoires d’amour sont donc contrariées par le chef, qui chipe littéralement Josefa à Toni en la violant. La loi du plus fort. Cette critique sociale s’accompagne aussi de passages au milieu de bourgeois indifférents aux difficultés du petit peuple. Résumé de la sorte, le film pouvait s’égarer dans le discours social greffé sur un mélodrame larmoyant. Il n’en est rien. La mise en scène sèche et concise va à l’essentiel exposant les trois niveaux du drame avec précision. La direction d’acteur de Renoir est encore une fois remarquable, le jeu sans fausse note de tous les protagonistes forçant le respect. Les mouvements de caméra et la photographie de Claude Renoir sont exceptionnels, permettant à la modernité de la mise en scène de s’exprimer pleinement. En effet, réalisé en 1935, le film semble daté du début des années cinquante, si ce n’était une bande son d’époque. Dommage car la musique est remarquable, mais les dialogues pas toujours très nets. Produit par Marcel Pagnol, filmé près de Martigues et « avé l’assent local », le film ne tombe jamais dans le tourisme, ni le folklore, à la recherche constante du réalisme. Par conséquent, Renoir peut être considéré comme le précurseur du néoréalisme italien. Visconti (assistant non crédité) reconnaitra ce qu’il doit au maître en général et à ce film en particulier pour le magnifique « Obssesione ». Outre Atlantique, « Toni » est considéré comme un des films essentiels de Renoir. Avec le recul c’est sans doute éxagéré, surtout au vu d’une mise en place inégale et trop longue.
Arthur Debussy
Arthur Debussy

189 abonnés 772 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 19 août 2017
Est-il long métrage plus beau, plus simple, plus déchirant que « Toni » pour conter les espoirs les plus vifs comme les affres de l'immigration ? Tant de choses sont dites en moins d'une heure et demie... Il est vrai que chez Renoir, l'image a une force tellurique. Il y a une sorte de beauté primitive dans ses films. C'est comme s'il était le premier à utiliser le cinématographe, redécouvrant la beauté physique mais aussi intérieure des femmes et des hommes. Il y a beaucoup de maladresses, mais elles sont à l'image de l'art de Renoir : humaines. Tout simplement. Et l'on comprend vite que l'intérêt des longs métrages du cinéaste français ne réside pas dans leur rigueur formelle, pourtant bien plus manifeste qu'on ne pourrait le croire au premier abord, car Renoir est un fin dramaturge, et qui plus est un brillant metteur en scène (notons par exemple ces chanteurs italiens qui ponctuent magnifiquement bien le récit, à la manière des chœurs grecs antiques). Non, l'intérêt des films de Renoir, outre leur splendeur visuelle (inouïe)... ce sont ses personnages. Malgré leur malheur, Renoir a une véritable tendresse pour ses personnages, incarnés avec maladresse (ô combien touchante), une fois encore, mais avec tellement de vérité et de sincérité ! Lorsque Josepha se joue de Toni, par exemple, quand ils sont seuls sur un chemin désert, elle est ainsi irrésistible. Mais les hommes et les femmes ont bien du mal à s'aimer vraiment d'un amour réciproque. Alors, tristement, ils scellent leur destin par des actes désespérés. Mais « Toni » ce n'est pas seulement une tragédie amoureuse, c'est aussi un drame sur l'immigration. Le film débute sur des immigrés fraichement venus par le train, heureux de rejoindre la France, sans oublier toutefois leur pays. Et c'est ainsi que se clôt le long métrage : de nouveaux arrivants reprennent les mêmes chansons mi-joyeuses mi-nostalgiques, la routine des arrivées nouvelles ravalant l'histoire de Toni au rang de simple fait divers... Il y a une grande mélancolie chez Renoir. L'amour y est rarement récompensé, au risque de demeurer trop brûlant, trop intense pour une vie humaine. C'est alors dans l'amitié, dans la bonté, que les êtres humains soignent leur blessures, et trouvent la force pour vivre. Il faut donc louer la richesse du fond comme de la forme de l’œuvre de Jean Renoir. Rarement justesse d'interprétation, beauté visuelle et profondeur du propos ne se sont rencontrées avec autant d'élégance (et d'évidence) dans l'histoire du septième art que chez Renoir.
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 728 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 17 janvier 2015
Un formidable drame d'amour. L'art de serrer l'intrigue. Tout est centré autour de cette femme comme un manège qui s'agite autour de son centre. Un drame provençal très bien interprété. Et une histoire assez tragique. N'imaginez pas une fin heureuse...... Mais laquelle sera-t-elle? Dans le dernier quart d'heure il y a tant de revirements. Superbe
Julien D

1 337 abonnés 3 461 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 avril 2014
Il n’y a rien de voir que, derrière cette peinture ultra-réaliste de la Provence profonde, ce soit le plus illustre poète méridional, Marcel Pagnol, qui ait épaulé, financièrement, mais aussi très probablement scénaristiquement, Jean Renoir. Celui-ci, en grand conteur de tragédies humaines, parvient à nous décrire une campagne en plein bouleversement, connaissant les premières vagues d’immigration liées à la crise des années 30 mais aussi la montée du racisme qu’elles ont entrainés et qui transformera à jamais le visage de ces régions reculées. Mais plus qu’un film documentaire sur la naissance de la xénophobie paysanne, cette thématique étant finalement très secondaire, c’est un drame passionnel que nous permet de découvrir Toni, mais même si celle-ci est peu passionnante car très classique, elle a le mérite d'être filmée avec une sincérité et des moyens réduits (décors réels et acteurs amateurs locaux) qui, ce que l’on ne peut pas nier à la vue de la présence de Luchino Visconti en tant qu’assistant, prouve que ce petit film injustement boudé à sa sortie à toutefois servi de modèle au néoréalisme italien d’après-guerre.
coperhead
coperhead

36 abonnés 477 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 avril 2014
Ce film est en rupture totale avec les autres films de l'époque tournés en studio ,ce qui en fait un film précurseur du néo réalisme même si il parait un peu daté aujourd'hui . Employant comme personnages secondaires des gens du pays, le scenario s'appuie aussi sur une histoire réelle, ce qui renforce son aspect documentaire.
Guillaume182
Guillaume182

148 abonnés 1 194 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 novembre 2012
Toni est semble t-il un Renoir mineur.

Pourtant, j'ai vu ses films majeurs, mais celui que je viens de voir m'a davantage toucher.

Au delà de l'histoire d'amour le film est plutôt ludique sur les conditions de vie de l'époque et aussi sur l'immigration et la xénophobie.

Dans les années 30 ce sont les Italiens, les Espagnoles et les Africains qui viennent travailler en France.

L'un d'eux, un ouvrier Italien vit avec Marie.

Hélas tout va être chambouler quand il va faire la connaissance de Josepha.

Renoir à le sens de la dramaturgie, pour moment les plus forts il sait comment utilisé sa caméra.

La mise en scène est magnifique.

Seul hic, le son qui n'est pas terrible, mais bon c'est un film d'époque alors hein.

Et le film dans sa profondeur et dans sa force me rappelle quelques-uns des meilleures films de Murnau.

Grand moment de cinéma.
kinophil
kinophil

23 abonnés 262 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 16 novembre 2012
Sans être le chef d’œuvre de Renoir (il y en a tellement d’autres), c’est un très bon film. Le scénario est bien écrit, et si filmé dans les décors naturels (et magnifiques) d'une carrière de pierre d'un village de Provence, on est plus proche du néo-réalisme italien que des Pagnolades. L’histoire tragique, dont l’issue fatale culmine dans la superbe scène du pont, est construite à partir de la xénophobie de la population de souche, l’injustice, et la précarité de la condition humaine. La photographie est magnifique.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 10 septembre 2012
"Toni" charme pour son accent, ses immigrants à l'accent du sud hardcore dans les carrières, et son drame tiré par les cheveux. On peut cependant voir dans les moeurs libres de ces gens et de cette époque, une liberté qui a une seule base : l'amour. Qu'importe ce qu'il se passe, ce que l'on fait, tant que l'on aime, on a la chance d'être sauvé... spoiler: Enfin juste notre âme, on peut rêver pour être aimé en retour, cela reste un drame.
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