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euskarapra
21 critiques
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4,0
Publiée le 20 novembre 2018
Le désert de Pigalle est un très bon film.Le scénario,les dialogues,les acteurs...tout est bien.La fin du film est très réussie.Annie Girardot est remarquable dans son rôle de prostitué.Ce film pourrait être classé parmi les meilleurs films français.Ce qui rend le film encore plus interressant c'est qu'il amène à une réflexion sur le bien et le mal.La prostitution est trés bien décrite ainsi que l'engagement des prêtres auprès des plus en danger.Je crois que l'image qu'il me restera toujours en mémoire de ce film ce sont les dernières images,vraiment très émouvantes et avec une très belle musique.
Sur la forme, le film ressemble aux polars courant se déroulant à Pigalle au milieu des prostituées, des proxénètes et des michetons comme il n'en existe qu'au cinéma. Mais, s'il y en a un qui ne se fait pas à ce pittoresque égrillard et ne se résout pas à la misère de la prostitution -dont le réalisateur ne sait pas rendre compte- c'est le curé Janin, qui remise le plus souvent la soutane pour tenter de sortir des jeunes filles de la rue. C'est une noble intention de la part du très catholique Léo Joannon., lequel s'implique triplement: à la réalisation et au scénario mais aussi en comédien, puisqu'il incarne lui-même la crapule en chef du film, le faussement avenant et très ignoble souteneur Maurice. Qui de ce dernier ou du curé aura le dernier mot? C'est l'enjeu de ce film prosélyte qui veut tout autant sauver les êtres que sauver les âmes. Et Joannon ne fait pas dans la demi-mesure, notamment à la fin, en termes de manichéisme et de bondieuseries. Comme son abbé Janin (Pierre Trabaud), le réalisateur est en mission et va jusqu'au bout, ainsi qu'on le voit avec la tapineuse Josy (Annie Girardot), si rétive et finalement spoiler: touchée par la grâce . La ferveur religieuse du cinéaste fait la singularité du film ; en revanche, l'action et ses incidences se heurtent vite aux banalités d'usage à Pigalle et dans les histoires de truands de Paname.