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Un visiteur
0,5
Publiée le 4 décembre 2007
Rohlalalaaaa....
Je suis vraiment du genre à encourager les gens à découvrir le cinéma qui ne nous est pas forcément des plus accessibles, mais là...
Je crois que c'est, à mes yeux, probablement le film le plus chiant que j'ai vu depuis très longtemps. C'est d'une lenteur, c'est d'un vide sidéral. Sans parler du jeu inexpressif et totalement artificiel (les comédiens [si on peut les nommer de la sorte] répêtent très souvent deux fois la même phrase de manière fausse.
Bref, je suis très déçu d'avoir perdu plus d'une heure de ma vie pour ça. Mais sinon, rien à dire sur le film !
Un style et une ambiance certains mais je n’aime pas cette façon de filmer intello où on s’attarde sur des détails et passe en vitesse sur l’essentiel. Une belle photo et de beaux paysages pyrénéens. La scène de la mort de l’âne est réussie.
Je devrais probablement le voir une seconde fois , mais je ne m'y résoudrais qu'à grande peine ... j'ai éteint la lumière et hop ! Même pas le temps de ciller que l'ennui le plus total fondait sur moi . Je me suis emmerdé . C'était long . C'était long . Long . Ça n'en finissait pas . Ce pauvre âne . J'ai connu un âne . On était comme cul et chemise . J'ai de l'empathie pour les ânes . C'est peut-être cette empathie , finalement , qui m'a rendu le visionnage de ce film pénible ( en partie ) . ... Non mais sérieusement ... Tout à fait entre nous ... *chuchote* C'est juste ... spoiler: CHIANT .
Bresson signe dans "Au Hasard Balthazar" une des ses œuvres parmi les plus plus pessimistes sur l'humanité. Loin d'être misanthrope pour autant, le cinéaste nous montre bien que même si chez certaines personnes, la bonté et l'honnêteté existe, la nature humaine dans ce qu'elle a de plus néfaste, en effacera indubitablement toute trace. D'une part, en se servant bien entendu de l'image de l'âne, mais aussi en mettant en scène le parcours de Marie, jeune fille sensible, naïve et innocente. Bresson personnifie l'âne au delà d'un simple être humain pour en arriver presque à un statut "d'être divin". L'âne semble comprendre mais ne jugera jamais. L'âne subit, mais ne se rebellera jamais. Je vous laisse ensuite déterminer le rapprochement avec un certain personnage biblique ... La naïveté de ces deux êtres permettra de refléter une certaine vision "objective" de la société. Marie est à l'image de l'âne, mais sera quant à elle, contaminée par les vices de l'Homme, ce qui provoquera sa perte. Le sort de l'âne est tout aussi triste, mais ce dernier réussit malgré tout à conserver son innocence jusqu'au bout, c'est à dire jusqu'à ce que l'Homme vienne transpercer sa chair... Si le caractère religieux peut rebuter certains, il n'en demeure pas moins que le discours du cinéaste est, malheureusement, extrêmement juste. Bresson arrive encore une fois, grâce à son cinématographe, à pointer du doigt les travers de l'homme avec une efficacité redoutable.
"Au hasard balthazar" est un très beau film, très poétique et religieux mais pas que... à travers la vie de ce pauvre âne, nous est montrer toute la nullité et la bêtise humaine... l'âne muet et sans défense assiste à ce spectacle et subis les hommes !
spoiler: des les premieres minute l'ane est retirer a sa mère par de jeunes enfants, cest le debut d'une vie de souffrance et de labeur
la rencontre avec les autres animaux au cirque avec une instance sur leurs regards mutuels, sans parole ils se comprennent, c'est poignant, ont assiste à la déchéance aussi d'une famille, d'une jeune fille et d'un petit monde paysan... tous ont des defauts et commis des fautes, mais le seul martyr ici c'est bien ce pauvre âne... le seul saint !
Fable d’une austérité bouleversante, Au hasard Balthazar élève le destin d’un âne au rang de tragédie spirituelle universelle. Avec une rigueur implacable, Robert Bresson dépouille le récit de tout pathos pour laisser affleurer une émotion d’une pureté rare. Le parcours de Balthazar, balloté de maître en maître, devient une parabole sur la souffrance, la cruauté humaine et une forme de grâce silencieuse. Chaque geste, chaque son, chaque regard semble chargé d’un poids moral qui dépasse le simple récit. De cette simplicité radicale naît un chef-d’œuvre d’une intensité presque mystique, dont la beauté austère marque durablement.
Après avoir détourné avec bonheur Jacques Le Fataliste dans les Dames du Bois de Boulogne, Bresson s’est amusé avec Au Hasard Balthazar à parodier les Mémoires d’un Âne de la Contesse de Ségur. Lorsqu’on lit les exégèses du film par ceux qui tiennent « notes sur le cinématographe » pour la Bible du 7eme Art, on regrette que Bresson ne soit pas allé jusqu’au bout de la mystification en signant la réalisation et le scénario Boronali.
Un mot pourfend le sylphe. « Balthazar, je te baptise ». Le reste est magie, ballet sublime, tant gestuel que verbal. Ils sont déjà là où l’éphémère voisine avec l’éternel, où l’on se cache pour mieux se découvrir. Plus précisément, je pense à la fille alitée qui tend un morceau de sucre à l’ânon, celui-ci le prend et effectue un léger mouvement de tête, laissant apparaître derrière lui le corps d’une infirmière assise sur le banc du jardin, s’apprêtant à son tour à tendre une cuillère à l’infirme. Les plans défilent au sein d’un montage très serré, sans que nous ayons le temps d’en contempler la plasticité. Quelque chose de sibyllin se passe, dans et entre ces regards, ces gestes, ces voix, donnant lieu à de véritables faisceaux de sensations. Mais ce que la caméra a l’air de cueillir, à l’extrémité des objets et des êtres, c’est toute l’énigme et la profondeur de l’homme...