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mx13
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1,0
Publiée le 19 mai 2018
Un très mauvais film qui manque d’originalité, étant donné que celle ci est mal développée, néanmoins on a un bon David Cronenberg. Je le déconseille aux moins de 10 ans. 1/5
S’il est bien un film qui mérite le terme trop souvent galvaudé de « culte », c’est bien celui-ci. Œuvre aussi ambitieuse que narcissique (Clive BARKER adaptait ici son propre roman paru 2 ans plus tôt et envisageait dès le départ une trilogie), le long-métrage était promis à une belle carrière. Pourtant ce fut un four mémorable, que ce soit du côté des critiques que du public. L’auteur-réalisateur a longtemps accablé le studio d’avoir « charcuté » son film. Aujourd’hui, 30 ans après sa sortie, cela n’a que peu d’importance, car ceux qui ont aimé le film lui vouent une véritable adoration, alors que les autres l’ont oublié depuis longtemps. Et pourtant, ce film mérite grandement d’être reconsidéré, notamment au vu de la formidable « Director’s cut » éditée en décembre dernier. La restauration du métrage original est mémorable et rend véritablement hommage au travail graphique de Barker. Car c’est bien là l’un des attraits principaux de ce film : l’esthétique. En effet, après les excès sanguinolents d’Hellraiser et de sa suite et avant le scénario gore feutré de Candyman, le cinéaste s’est offert une parenthèse où une galerie de monstres tous plus surprenants les uns que les autres sont confinés (déjà !) dans un cimetière, à l’abri des regards et de la haine des humains. Les maquillages sont extrêmement soignés, les couleurs très travaillées, tous comme les longs travelings et les éclairages contrastés qui ponctuent le film. Car ça n’est pas l’histoire qui emporte l’adhésion de la version originale ! Force est de reconnaître que l’on ne comprend pas grand-chose à cette histoire de race de la nuit (les fameux Nightbreed du titre en VO), ni à l’histoire de ce Boone qui veut absolument les rejoindre, sous l’œil inquisiteur et menaçant de son psychiatre (surprenant David CRONENBERG, plein de sadisme et de retenue !). Mais si l’on n’accepte le mystère, l’on peut facilement se laisser emporter par ce film paraissant être un savant mélange d’horreur, de slasher movie et de love story. David LYNCH a fabriqué quelques chef-d’œuvre sur ce modèle (citons pêle-mêle Lost highway, Mulholland drive, la série Twin Peaks, Dune ou Twin Peaks – Fire walk with me). Alors, pourquoi pas Clive BARKER ? Si elle enlève un peu de mystère, la nouvelle version de Cabal s’étoffe d’une demi-heure de séquences rallongées ou inédites qui (enfin !) donnent de l’épaisseur aux personnages et explicitent un peu plus l’histoire. Certes, tout n’est pas clair comme de l’eau de roche, mais c’est aussi ce qui en fait le sel. Préservant une part d’étrange et d’inexpliqué, Barker nous montre un Boone (Craig SHEFFER) plus humain, plus ambigu, persuadé d’être un monstre, sans en avoir la preuve formelle. Ses relations avec sa petite amie Lori (Anne BOBBY) deviennent d’un seul coup beaucoup plus normales (du moins, au départ) : il existe même une vraie attirance entre eux, alors que le film de 1 990 peinait à nous faire croire qu’ils étaient en couple. Enfin, la relation qu’entretient Boone avec son psy est passionnante car fondée sur la dépendance et la culpabilité du patient que le praticien entretient pour son plus grand plaisir. Qui du médecin ou du patient est finalement le plus dérangé, pour ne pas dire malade ? Enfin, la façon dont est dépeinte la police de Midian, petite ville du fin fond de l’Amérique, est savoureuse, notamment à travers le personnage du capitaine Eigerman (Charles HAID), « protégeant » une ville aussi fasciste qu’arriérée. Je vous accorde que les meurtres ne paraissent pas plus justifiés dans une version que dans l’autre, mais il fallait bien garder l’esprit « slasher » qui est l’un des attraits du film. Mais ce qui est également notable, ce sont les fins qui diffèrent grandement. Si les deux sont ouvertes et laissent présager une suite à l’histoire, dans la première version, elle était axée sur le tueur en série qui devait poursuivre les monstres, alors que dans la seconde, le côté christique, voire messianique, est accentué et lui donne une tout autre saveur.
Un film original ou on retrouve l'univers chaotique de Clive Barker (Hellraiser). Malheureusement c'est raté, c'est un peu le bordel, les dialogues sont parfois médiocres, certains maquillages sont ridicules et d'autres très réussis... C'est dommage car il y a pleins de bonnes idées et ça aurait pu donner quelque chose de terrible.
Clive Barker avait réalisé nettement mieux avec Hellraiser. Les Fx paraissent grotesques même pour l'époque. Le présence de Cronenberg n'y changera rien en sa qualité d'acteur.
En 1987 sortait Hellraiser, film désormais culte dont l'univers étrange n'a cessé d'exercer l'admiration. Trois ans plus tard, Clive Barker avait déjà atteins une réputation plus que solide, et les producteurs lui donnèrent un budget plutôt important pour lui permettre de créer encore une fois un monde qui dépasse les limites de l'imagination et permettrait de satisfaire les "fans" du genre. Le film n'aura cependant pas le succès escompté, et la déception sera importante (et on sentira d'ailleurs le côté "fauché" de "le maître des illusions" sorti 5 ans plus tard qui restera cependant à peu près correcte). "Cabal" vaut pourtant bien le coup. Le casting s'en sort plutôt bien dans son ensemble (bien que certains penseront le contraire, faute à une VF pas très bonne que moi-même j'ai dû subir), celui qui s'en sort le mieux est certainement Doug Bradley, très charismatique dans son rôle. La réalisation de Clive Barker réserve des hauts et des bas, étant parfois grossières, parfois très réussie nous mettant très bien en relief des scènes puissante et étranges. Je me permettrais de préciser que d'après ce que j'ai pu voir en extraits, sa réalisation dans les scènes de la version longue doit être globalement très bonne, il y avait l'air d'avoir de la maîtrise, malheureusement je ne peux pas en dire plus car je ne l'ai pas encore vu dans son intégralité, il faudra attendre que je la trouve. Les maquillages des créatures de Midian, ça mérite de s'y attarder. J'ai posté un commentaire il y a quelques mois où je regrettais que le film ait assez mal vieilli. C'est le cas. Il faut dire que le personnage principal et quelques autres (qui d'ailleurs sont ceux qui apparaissent le plus) ont des maquillages qui sont aujourd'hui complètement dépassés. Pour autant ils ne sont pas mauvais, mais rien d'extraordinaire. Par contre, quelques autres sont très franchement réussis, et il y en a certains que j'aime beaucoup. Cet univers est renforcé par des décors qui il faut le dire sont eux assez bien fichus, on voit que Clive Barker s'est donné du sien pour mettre vie à ce monde. Franchement j'adore son imagination et sa créativité, il peut créer n'importe quoi ce mec, des trucs auxquels on aurait jamais pu penser! Pour autant, Cabal n'est pas un chef-d'oeuvre, mais c'est un bon film, et l'atmosphère y est, et on voit très clairement que Clive Barker la maîtrise. C'est un bon réalisateur, car même s'il commet de très grosses erreurs, il réussit très bien à nous livrer un travail honorable. Cabal est un film très original qui saura convaincre malgré ses erreurs évidentes.
Film original, un peu brouilli surtout si on ne connaît rien au livre et à l'histoire. la bande son est flippante, la musique du générique de fin est sublime. Les costumes, maquillages sont très bien pour l'époque. On retrouve vraiment des référence des films modernes. D'ailleurs on remarquera que le masque du psychopate, à été repris pour celui de ''the collectioner'' et ''the collection'' et les monstres font penser à ceux de Joss Whedon.
Perso je viens de voir la version Director's cut, excellent! A la fin du film, on a juste envie de voir la suite... Qui ne viendra jamais car le film date de 1990. Dommage. En espérant qu'un remake à la hauteur du premier sorte un jour.
Festival de monstres en tout genre avec un atmosphère typique des années 90. Ça part dans tous les sens avec un rythme soutenu. Certaines scènes sont particulièrement, j'ai d'ailleurs beaucoup appréciée la scène où la mère de Babette raconte pourquoi les monstres ont été décimés, on se serait vraiment cru auxX enfers. Très sympa
"Hellraiser et Candyman", non absolument pas, l'histoire n'a rien à voir et même beaucoup de monstres ne ressemblent à rien cependant le masques du tueurs est génial. bref un film de "série b" sans intérêt ni que ni tête . Les 20 dernières minutes c'est le darwa donc c'est sympa à mater même si chercher un sens à tout cela est vain. Heureusement que David Cronenberg et Anne Bobby sont là car le héros a de grosses carences en charisme.
Cabal part d'un postulat intéressant : l'existence d'une civilisation mourante réunissant tous les monstres rejetés par la société depuis des siècles. Ambitieux, peut-être trop, si bien que Clive Barker semble ne pas savoir où aller et multiplie les pistes (critique sociale, fantastique pur, film d'horreur, slasher...) au détriment de la cohésion d'un long métrage du coups bancale. On en retiendra néanmoins deux choses importantes : l'incroyable galerie de monstres (le travail des maquilleurs est phénoménal) et la présence d'un David Cronenberg idéal dans la peau d'un "docteur-manipulateur-psychopathe" au look très graphique.
Mon avis se fonde sur la version mutilée par la production de l'ouvrage éponyme (bizarrement il me semble que la version anglaise n'a pas retenu le titre original et a opté pour une appellation alternative, Nightbreed). De cette ambition première de Clive Barker, il n'en reste qu'une belle scénographie, étrange et dérangeante. Mais l'on sent que le scénario a subi des raccourcis rédhibitoires comme spoiler: au tout début lorsque Boone devient un Nocturne en quelques minutes sans que l'on ne sache comment ni véritablement pourquoi? . L'on perçoit que le propos était autrement plus riche que la version cinématographique actuelle, que cette histoire de mort-vivant rejoignant une communauté se terrant dans un lieu mythique était autrement plus étendue que le résultat final obtenu. Pour le reste, saluons l'incroyable David Cronenberg, bien plus charismatique en tueur psychotique que le héros principal campé par un trop mièvre Craig Scheffer affublé d'une Anne Bobby très insipide. Faut-il regarder Cabal? Oui, mais en saisissant que le résultat porté à l'écran n'est qu'une esquisse de ce que aurait due être l'oeuvre originale.
Un bon film d'épouvante, beaux décors, belle galerie de monstres, bonne musique, planant, bien depaysant, avec Cronenberg en guest....que du bonheur........................................ GLOBAL JAZZALIST sur ton moteur de recherche
Réalisé par Clive Barker à qui l'on doit notamment Hellraiser, Cabal est un joyeux bordel avec lequel il faudra être indulgent (et y'a David Cronenberg qui joue le méchant et ça c'est assez fou !). Après un début plutôt bien intrigant qui laisse entrevoir un monde cauchemardesque qui cohabite avec le notre, il s'avère que le film est souvent bien plus surprenant dans le traitement de la suite de son récit. Sur ce point, je pense qu'il faut être dans le bon état d’esprit pour l'apprécier, il y a une forte originalité, surtout pour l'époque et ceux, malgré ses nombreux défauts. Oui car tout est loin d'être réussi dans Cabal, notamment l'espèce de switch entre la deuxième voir, la troisième partie qui sombre vers le gloubiboulga parfois grotesque, parfois incohérent mais extrêmement jouissif à l'image de son final pyrotechnique. Cependant le message qui nous est donné se révèle intéressant à plus d'un titre, à commencer par le fait que les méchants ne sont pas toujours ceux que l'on croit.
Alors dans les grandes lignes, le début est très accrocheur et s'apparente à un film d'horreur classique et sombre, ou l'on commence à avoir du mal à discerner le vrai du faux, comme le personnage principal, et ça fais effectivement penser à hellraiser. Le mystère joue de nos attentes et c'est accrocheur, on commence un peu à fantasmer sur les chemins que trace le film et on s'attend à quelque chose d'assez profond puis... Surprise. Nous voilà dans la deuxième partie à l’orée de cette crypte, on comprend que les créatures terrifiantes et repoussantes sont des être bien vivant avec une vrai sensibilité, de vrai pulsion du à leur condition. Un nouvel univers ce dévoile à nous et nous sommes invité à rejoindre ces créatures, à les comprendre et à vivre dans leur cité de réfugié. Dans cette partie les choses sont plutôt vraiment originale et réussi, on ce pose toujours plus de questions et vraiment jusque là, on ce dit cool, pourquoi pas.
Et puis arrive la troisième partie, ou là, exit la profondeur place au joyeux bordel. Alors c'est assez spectaculaire et c'est le cas de le dire, de la finesse du récit on passe par tous les clichés possibles des gentils comme des méchants. C'est surprenant jusqu'au bout et même si la fin laisse réellement un goût d'inachevé tellement le film a commencé des choses qu'il ne finit pas, j'ai curieusement vraiment bien apprécié cette partie car elle finit de renverser la vapeur. C'était bien la l'objectif du film : celle d'être une expérience à part entière fort en avance sur son temps. Une espèce de fusion-hommage entre le classique de l'horreur et le blockbuster à message. C'est décomplexé, bordélique mais incroyable, comme l'univers qu'il nous dévoile qui fait voler en éclat tout nos clichés en jouant avec.
Bref vraiment une bonne surprise pour qui cherchera un film fantastique horrifique qui sort des sentiers battu, je pense par ailleurs que Guillermo Del Torro à du beaucoup apprécier cette proposition car finalement, son cinéma puise énormément sur ces thématiques.