La Bête humaine
Note moyenne
3,8
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102 critiques spectateurs

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Napoléon
Napoléon

181 abonnés 1 628 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 20 novembre 2018
Un film sans intérêt aux acteurs lambdas et avec une histoire totalement absente. Il n'y a rien qui mérite d'être discuté.
Thibault F.
Thibault F.

83 abonnés 823 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 9 mars 2015
Je ne sais pas vraiment pour quelle raison, je n'apprécie pas les œuvres de Jean Renoir à commencer par "La Grande Illusion" où je me suis bien ennuyé. J'ai l'impression que ce sentiment énervant en tant que cinéphile se répercute aussi dans cette oeuvre qui se base sur l'ouvrage de Zola que j'apprécie en tant qu'auteur mais que je n'aime pas à travers les multiples représentations filmiques (comme si ses œuvres littéraires n'étaient pas destinés au 7ème art). Si la réalisation est impeccable notamment à travers les plusieurs plans du train qui semble avancer inexorablement sans jamais s'arrêter se faisant ainsi passer pour un personnage à part entière, le film pêche dans la représentation et la performance des acteurs franchement redondants (Gabin fait du Gabin) où il ne se passe finalement pas grand chose... Grosse désillusion !
rogertg2
rogertg2

34 abonnés 762 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 septembre 2007
Un drame poignant qui maintient en haleine d'un bout à l'autre et où Jean Gabin est superbe comme d'habitude. Tous les seconds rôles sont aussi très bons.
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 728 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 8 juin 2023
Relativement décevant quand on compare avec le livre.
C’est dommage de dire ça mais le film est terne et mou.
L’action de Zola est véritablement survoltée.
Il faut quand même savoir qu’il y a un déraillement, une tempête de neige, une femme jalouse et un crime façon Agatha Christie, vu de dehors lors du passage du train!!!!
Je comprends que les moyens n’auraient pas été les mêmes mais il y a si peu de psychologie ici. Et surtout une musique doucereuse qui n’est vraiment pas à sa place.
Et que dire de la fin, apocalyptique chez Zola et mélodramatique ici…
Très décevant.
Redzing

1 450 abonnés 4 912 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 août 2025
Si j'évaluais les films en ressenti pur, je dois admettre que j'attribuerais une note inférieure à "La Bête Humaine". Car cette histoire de passion amoureuse se fond de meurtre ne m'a guère emballé. La faute, peut-être, à une Simone Simon pas particulièrement marquante en femme puis maîtresse trouble.
Mais je ne peux pas passer à côté des indéniables qualités formelles de ce film de Jean Renoir. Il y a dès le départ des scènes de train assez incroyables pour l'époque, avec ces caméras dévoilants les puissantes locomotives à vapeur, bichonées par leurs mécanicien. Dont le protagoniste, Lantier, qui a la particularité de subir des accès de violence lorsqu'il désire une femme. Seul son amour pour les trains le calme !
Un personnage étonnant, donc le handicap ne sera finalement au centre du récit que dans des moments charnières. Et interprété par un poignant Jean Gabin.
Le long-métrage présente également un aspect naturaliste bienvenu. Tant dans la description du métier de cheminot que dans celle des couples illégitimes des années 30. En même temps, c'est une adaptation de Zola transposée à l'époque moderne (enfin moderne de 1938, quoi !).
Il y a enfin quelques notables fulgurances de mise en scène. Outre des ombres par-ci par-là, on y trouve cette fameuse allégorie du seau que l'eau de pluie ruisselante fait allègrement déborder, métaphore très visuelle de la passion débridée de nos amants.
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 834 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 11 mai 2024
Très variable... Parfois un lyrisme théâtral frôle le ridicule, parfois la dimension naturaliste de Zola avive quelque empathie pour ces personnages. Tantôt le jeu d'acteurs sonne faux (Renoir lui-même), emphatique (les minauderies de Simone Simon), tantôt il convainc par une subtile intensité (Fernand Ledoux). D'un côté la réalisation manque de dynamisme, engluée dans une histoire d'amour peu trépidante, des poses risibles ou des tics de mise en scène désuets; de l'autre les séquences autour de la machine transpirent la puissance ferroviaire, le respect marqué aux cheminots, la fierté du conducteur s'apparentant à un aventurier des temps modernes. Autant la veine pamphlétaire avec ce vieil homme puissant usant d'une sorte de droit de cuissage confère de l'épaisseur au drame, autant les enjeux socio-judiciaires s'effacent rapidement devant des considérations psychologiques pourtant mal exploitées (ces crises de furie inexpliquées sinon par l'alcoolisme des ancêtres...). Cette hétérogénéité entre policier, film noir, romance et drame social ne choisissant clairement aucun fil échoue à en exploiter efficacement un seul! Trop inégal!
Philippe C
Philippe C

126 abonnés 1 186 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 octobre 2023
Un film dramatique, inspiré du roman éponyme d'Emile Zola, tourné par Renoir il y a 85 ans, vu sur grand écran en version restaurée dans le cadre du festival Lumière de Lyon 2023. Ce film dont les thèmes sont les passions ( amour, jalousie, colère) et aussi l'hérédité (Lantier, il le dit lui même, est ainsi car il porte les tares due aux générations d'alcooliques dont il est issu), à très bien vieilli, même si le jeu des personnages féminins est un peu trop poussé et leurs voix trop pointues comme souvent dans les films d'avant-guerre. Belle prestation de Jean Gabin et également de Jean Renoir lui-même en braconnier gouailleur.
Belles images de trains à vapeur, de voies ferrées qui défilent et de cheminots au charbon. Bémol sur la musique souvent trop assourdissante t qui souffre de ne pouvoir être restaurée elle aussi.
brianpatrick
brianpatrick

116 abonnés 1 862 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 mai 2020
La bête humaine, c'est un roman d'Emile Zola, l'histoire se passe aux Havres. Une ambiance triste, l'état des cheminots de l'époque. On se rapproche d'ailleurs de Germinal. La misère et la faim. Là c'est jean Gabin qui joue le méchant de service. Comme il est grand Gabin, il a ramené la solennité au cinéma français. Un homme au prise avec ses démons. C'est d'autant plus difficile quand c'est la vedette du film qui joue le mauvais rôle.
lilybelle91
lilybelle91

83 abonnés 914 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 juillet 2011
Un beau film sur les passions amoureuses et la folie humaine ! Magnifiquement interprété par Jean Gabin & Simone Simon !
ronny1
ronny1

55 abonnés 913 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 mars 2019
Le cinéma militant de « gôche » commence à peser sur les épaules (et le portefeuille) de Renoir. N’ayant pas obtenu de visa de censure pour « La vie est à nous » et s’étant lamentablement vautré avec « La Marseillaise », le cinéaste gomme quelque peu l’aspect social du roman de Zola, tout juste ramené dans la première scène sur le quai de la gare, déplaisante mais starter de la machine infernale, qui mènera tout droit à l’aristocrate dégénéré, incestueux et pédophile. Le scénario de Renoir est à la fois une glorification du travail et des travailleurs et un film noir, avec des volutes d’angoisse. Gabin et Carette sont des cheminots, professionnels et travailleurs, qui aiment leur métier en général et leur locomotive en particulier, affectueusement baptisée « Lison ». Le film débute donc par une remarquable séquence technique, la « Lison » lancée à pleine vitesse, à part dans « Stagecoach » de John Ford, réalisé l’année suivante, je ne vois pas d’équivalent à cette époque (mais je n’ai pas tout vu) et il est facile d’imaginer la réaction des spectateurs. Gabin interprète Lantier, homme au comprtement rigoureux car en proie à des tares héréditaires qui pourraient l’entraîner vers des pulsions meurtrières. Son jeu est d’un modernisme qui force l’admiration, peu bavard, avare de gestes comme de mimiques, l’essentiel se traduit dans son regard et surtout les contradictions avec cette voix douce, hésitante, pleine de bonté, mais aussi des regrets à venir. Face à lui, la très féline (celle là je pouvais pas la rater) et très mignonne Simone Simon que le cinéaste a fait venir d’Hollywood. Féline car sous son pelage racé à l’érotisme à fleur de peau, se cache un carnassier. Arriviste, manipulatrice et sans scrupules, tous les hommes sont séduits et amoureux (touchant Fernand Ledoux). De cette histoire multi facette qui se lit à plusieurs niveaux, Renoir, s’appuyant sur un casting cinq étoiles, arrivant à élever le jeu de Carette vers son plus grand rôle, transcende une fois de plus la mise en scène, aidé par la photographie du chef opérateur allemand Curt Courant qui, comme un grand cru, marie puissance, complexité et finesse. Mais par la faute d’une musique lourdingue, assourdissante et souvent mal à propos de Joseph Kosma qui gâche certaines scènes (comme celles dans les compartiments du train), le cinéaste passe de peu à côté d’un chef d’oeuvre.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 12 mai 2020
Un chef d'œuvre du cinéma français avec un Jean Gabin exceptionnel.
Une très bonne adaptation du roman d'Émile Zola
Misoramengasuki
Misoramengasuki

79 abonnés 399 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 décembre 2013
"La Bête humaine" n'est pas le meilleur roman de Zola et n'est pas non plus le chef d'oeuvre de Jean Renoir - même si le cinéaste a eu la bonne idée de fortement élaguer l'intrigue très tarabiscotée et exagérément sanglante du livre. Ca commence pourtant très bien avec une superbe séquence ferroviaire "embarquée", étonamment moderne, retraçant le trajet de la Lison et de ses conducteurs entre Paris et Le Havre. De façon générale, la description du milieu des chemins de fer est réussie - servie aussi par les deux excellents personnages secondaires que sont Pecqueux (génial Julien Carette) et Roubaud (très bon Fernand Ledoux, dissimulant sous un physique pataud une inquiétante violence rentrée). En revanche, les deux personnages principaux posent problème. Simone Simon, au visage de chatte, manque d'épaisseur et de sensualité: sa Séverine ne reste pas dans les annales des personnages de tragédie. Et Gabin est, à mon sens, une erreur de casting. Comment imaginer qu'un acteur aussi physique, au jeu aussi individuel et sûr de lui, puisse incarner un personnage bipolaire? Avec lui, on ne ressent jamais la fêlure profonde de Lantier, qui semble partir dans des délires meurtriers comme ça, sans que rien ne l'annonce et sans que ça ne le traumatise trop. Des réserves aussi sur le parti pris de réalisme poétique de Renoir, qui, comme Zola dans son roman, semble ne pas savoir choisir entre l'intrigue policière, la romance type "amour maudit" et l'aspect documentaire - en dépit de la très belle photo sombre de Curt Courant. Beaucoup de qualités, mais imparfait.
fabrice d.
fabrice d.

44 abonnés 1 882 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 mars 2022
C'est un très bon film de J. Renoir avec J. Gabin encore plutôt jeune. L'actrice est moins connue, S. Simon.
Tiré d'un roman de Zola, le film est très fort comme le roman, mais simplifié et ce n'est pas plus mal.
Ca permet de se concentrer sur le reste: les acteurs et la mise en scène.
La locomotive et l'univers des trains permet au film de gagner en profondeur, et le style de Renoir fait le reste.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 6 juin 2017
Ne pouvant être comparé aux deux autres chefs d’œuvre de Jean Renoir mais pourtant tourné entre ces deux dates (1937 pour « La grande illusion » et 1939 pour « La règle du jeu »), « La bête humaine », qui aurait pu être mis en scène par Carné, l’emblématique réalisateur de ce réalisme poétique décrit par George Sadoul (journaliste et auteur de la première encyclopédie sur le cinéma) pour la première fois, se caractérise d’une façon différente car imprégné d’un style propre à ces métrages des années 1930.
Classique de la littérature écrit par Emile Zola en 1890 et faisant partie de l’imposant volume des « Rougon-Macquart », cette adaptation au cinéma par le metteur en scène de « French cancan » m’a déçue.
Tout d’abord parce que l’on ne ressent pas l’âme de Zola dans le film. Comprenons cette misogynie de tous les instants, les rapports humains très complexes, une dualité de la société bourgeoise et ouvrière totalement omniprésente, et plus précisément, la description millimétrique de l’industrie ferroviaire ici, qui ne prend pas tout le tonus, le rythme et la déchéance de la société que l’auteur de « L’assommoir » décrit pourtant si bien dans ses romans. Non, ici, juste l’esprit torturé du personnage principal, Lantier (auquel Gabin prête sa stature imposante) est mis à nu. Pourtant, on pouvait espérer, avec l’histoire à laquelle nous convie le réalisateur, la double épaisseur psychologique de Lantier (torturé et sa décadence/désillusion humaine) qu’avait sans doute développé l’écrivain dans son bouquin. De plus, les seuls traits de l’industrie qu’on peut souligner dans le métrage de Renoir sont les plans néanmoins virtuoses tournés en caméra embarqué pour nous faire vivre le son, le bruit et la furie barbare d’une locomotive en marche. Avec ce point à l’arraché (mise en scène barbaresque du point de vue de la locomotive insatiable en charbon et un Jean Gabin, plein de suie, énorme), Jean Renoir m’étonne de cette roublardise dont j’ai tant entendu parler qui, ici, ne fait pas mouche et surtout, ne m’a pas convaincu.
Ce qui m’amène au second point. Délaissant la sphère sociale et le microcosme de l’entreprise (l’industrie ferroviaire) aux abonnés absents, Jean Renoir se concentre sur une histoire d’amour interdite, celle de la femme d’un assassin (incarnée par une Simone Simon –dans l’un de ses meilleurs rôles paraît-il : diantre !- qui porte le charme désuet du film à elle-seule. N’est pas Michèle Morgan ou Françoise Rosay qui veut) avec un mécanicien de locomotive, Lantier (Gabin au meilleur de sa forme). Cette romance, bien que très bien filmée sur les quais de la gare du Havre grâce à une photographie en N&B magnifique de Curt Courant (c’est lui qui a travaillé au poste de directeur de la photographie pour « L’homme qui en savait trop » de 1934), n’est pas sans en rappeler d’autres pourtant bien mieux retranscrites (je pense bien sûr au couple Gabin-Morgan pour « Le quai des brumes »). Ici, le fils du peintre Auguste Renoir semble se contenter de sa mise en scène, certes racée et cadrée, pour une banale histoire d’amour. De fait, on a l’impression d’assister à une réalisation certes maîtrisée mais qui sent le travail bâclé. A l’image de l’interprétation d’ailleurs, à laquelle Gabin échappe grâce à son charisme naturel. Las, Fernand Ledoux, dans la peau de l’assassin et pourtant au début d’une belle carrière (« L’assassinat du Père Noël », « Le procès », « Peau d’âne »), n’arrive jamais à la hauteur de composition de Jean Gabin. Vraiment dommage car on aurait pu avoir à faire à l’un des tueurs les plus fascinants du cinéma.
A noter côté casting la présence de Jacques Berlioz (vu chez Marc Allégret dans « Les beaux jours ») dans le rôle du tué, et de Joseph Kosma (compositeur attitré de Renoir : « Partie de campagne », « Le déjeuner sur l’herbe », « Le caporal épinglé ») pour une musique qui relève un brin la barre imposée par le metteur en scène.
Si l’on fait abstraction de ces deux points négatifs (qui entravent quand même le bon fonctionnement de « La bête humaine »), les véritables forces du métrage sont donc d’être réalisé par Renoir, qu’un certain Gabin prête ses traits à un personnage sorti de l’imagination de Zola et qu’une femme fatale à la française préfigure les Kim Novak, Barbara Stanwyck, Sharon Stone… .
Pour toutes ces raisons, en plus d’être adapté d’un classique, « La Bête humaine » (1938), qui deviendra un classique lui aussi (raison pour laquelle il fait partie de mon Cannes Classics), est une perle du cinéma d’antan à découvrir pour tous les amateurs de Jean Renoir et de ces années 1930.
Spectateurs, peintre pour un jour, cinéaste pour toujours !
JacksVDL
JacksVDL

17 abonnés 19 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 avril 2020
. Pour la concordance entre le bouillonnant monde ferroviaire et le personnage fiévreux de Gabin ;
. Pour la sincérité de cette histoire qui n'omet aucun des démons de l'humanité
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