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Ertolito
8 critiques
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3,0
Publiée le 5 juin 2026
- "Il est bon, ce vin ! Il se boit comme de la petite bière." - "Un Saint-Emilion 1971, c'est gentil pour la petite bière. Si tu préfères la bière, y'en a plein le frigo, hein !"
Je pense que tout est dit. Une comédie sans prétention, avec des dialogues plutôt bien foutus. Et au passage une petite réflexion (sans prétention elle non plus) sur l'amitié.
Comédie coécrite et réalisée par Jean-Marie Poiré, Mes Meilleurs Copains est un film peu fameux. L'histoire nous fait suivre un groupe de cinq amis de longue date approchant la quarantaine ayant perdu les idéaux de leur jeunesse après la dissolution du groupe de rock qu'ils formaient au début des années soixante-dix, qui se retrouvent le temps d'un week-end à l'occasion de la venue de Bernadette, la chanteuse du groupe qui les avait quittés pour réussir une carrière internationale. Ce scénario s'avère peu emballant et captivant à visionner tout du long de sa durée d'un peu moins de deux heures. Une durée qui se fait ressentir, la faute à un récit peu intéressant. Ces retrouvailles nous font revivre leur passé via les souvenirs communs évoqués qui vont réveiller quelques vieilles rancunes. À ce présent viennent donc se greffer quelques scènes nous montrant les six comparses dans leur jeunesse. Si la musique est un sujet ayant une grande place, les peines de cœur et les tromperies en prennent encore plus, au point où l'on frôle l'overdose. Presque tout tourne autour des coucheries des anciens membres du groupe et c'est franchement pénible à la longue que tout ne tourne qu'autour de ça. Il faut dire que les cinq amis cherchent tous à courtiser la chanteuse. La structure émotionnelle découlant des discussions est toujours la même. On passe d'une engueulade à une réconciliation où l'on rit et se montre des marques d'affection. Mais le ton ne procure que très peu de sentiments. Ce n'est ni touchant ni drôle. L'humour est beaucoup trop timide. Résultat, on sourit à peine quelques fois. L'ensemble est porté par une galerie de personnages vivant chacun une situation amoureuse compliquée mais qui ne sont pas très attachants. Des rôles bien interprétés par une distribution comprenant Gérard Lanvin, Christian Clavier, Jean-Pierre Bacri, Philippe Khorsand, Louise Portal et Jean-Pierre Darroussin pour ne citer que les principaux. On retiendra d'ailleurs surtout ce dernier de façon négative tant il force le côté baba cool. Tout ce beau monde entretient des relations basées sur la camaraderie malgré les petits conflits. Des échanges soutenus par des dialogues bien écrits mais ne racontant pas des choses très passionnantes. Sur la forme, la réalisation du cinéaste français s'avère de bonne facture. Sa mise en scène est soignée et les séquences nous faisant revenir en arrière sont bien amenées avec leur noir et blanc d'antan. De plus, elle évolue au sein d'un beau décor avec cette grande ferme en pleine nature. Hélas, cet unique décor a tendance à rendre l'action statique malgré quelques tentatives de dynamiser tout ça par moment. Ce visuel sans plus-value particulière est accompagné par une bonne bande originale ayant un rôle central dans le récit. Celle-ci sert le propos puisqu'on y retrouve quelques chansons du groupe au milieu d'autres titres. L'ensemble est porté sur le rock, ce qui donne une bonne énergie globale. Reste une fin très simpliste venant mettre un terme à Mes Meilleurs Copains qui, en conclusion, est un long-métrage ne faisant ressentir aucune nostalgie et n'est même pas divertissant.
« Mes meilleurs copains » est une comédie réalisée par Jean-Marie Poiré en 1988 avec Gérard Lanvin (Richard), Christian Clavier (Jean-Michel et aussi narrateur du film), Jean-Pierre Bacri (Guido), Philippe Khorsand (Antoine), Jean-Pierre Darroussin (Dany, employé de Richard), Louise Portal (Bernadette) et Marie-Anne Chazel (Anne, compagne de Jean-Michel) dans les rôles principaux. Le film raconte l'histoire de cinq amis, anciens rockeurs et soixante-huitards dans l'âme, qui se retrouvent le temps d'un week-end chez Richard, le batteur devenu chef d'entreprise "rangé". La bande se reforme pour accueillir Bernadette, l'ex-égérie de leur groupe de rock, devenue une star internationale. Mais ce qui devait être une fête devient un miroir déformant. Jean-Michel, devenu dentiste par héritage et culpabilité, poussé par sa compagne psy espère enfin "conclure" avec Bernadette, qu'il n'a jamais réussi à oublier, pour guérir ses névroses. Autour d'eux gravitent Guido, directeur marketing frustré, qui compense son abstinence par le sport, Antoine, le metteur en scène jaloux maladif, et Dany, le guitariste de génie resté "perché" et refusant toujours le système. Entre souvenirs de tournées en usines et réalités sociales de 1989, les masques tombent sous la pluie battante de la banlieue parisienne. L'utilisation des flashbacks permet de voir physiquement la dégradation ou l'évolution des personnages. On comprend que le groupe a éclaté le jour où le choix s'est posé entre "rester ensemble dans la galère" ou "partir seul vers la gloire". Très bon film malgré l'échec relatif à sa sortie, mais il est devenu culte au fil des rediffusions à la télévision.
Les posts soixante huitards sont de sortie pour un bon retour en arrière dans les années d'insouciance.
Si j'avais dû trouver le nom du réalisateur, je n'aurais jamais pensé à Poiré. Loin des comédies auxquelles il nous a habitué, ce film est bien plus profond. Les regrets du passé, l'ennui du présent, les rêves brisés, ... Au fond ce n'est pas tellement que c'était mieux avant, c'est juste l'insouciance qui manque.
Bande son exceptionnelle, avec du bon rock américain, anglais et des chansons pour le film, Bacri en chanteur révolutionnaire, j'adhère évidemment.
Pas besoin d'en dire plus, il y a parfois des temps morts mais ceux qui ont connu une bande de potes savent que ce film est excellent il décrit toute sorte de personnages hauts en couleurs et Poiré a cette intelligence émotionnelle d'avoir compris ces personnes, il nous ramène un peu à son film ''les petits câlins'' qui était pas mal pour un début.
Parfois il y a des mystères dans le cinéma. Je n’ai jamais compris comment ce film a pu ne pas être un succès à sa sortie en salle. Les acteurs sont tous excellents, les dialogues un enchaînement de répliques cultes et on rit beaucoup. Je le revois toujours avec un très grand plaisir. À avoir dans sa collection de dvd!
Intéressant pour son casting notamment Lanvin, Bacri et Daroussin. L’observation sociologique des soixante huîtards embourgeoises est intéressante et on sent l’inspiration autobiographique. Le film est par ailleurs inégal : surenchère de vulgarité sexuelle que l’on retrouvera dans les epigones des films de copains : le cœur des hommes, les petits mouchoirs. Le scénario étant assez court, la fin s’étire en diverses péripéties sans intérêt : beuverie, bagarre ... Quelques bonnes répliques et quelques bons gags rattrapent l’ensemble.
Petit film sympathique, avec de bons vieux acteurs, lorsqu’ils étaient tout jeunes. Le Bacri, pas encore dans ses rôles de contrarié de service et puis les autres, Lanvin, Clavier, Darroussin (trop marrant en baba-cool)… Une histoire de bons copains et d’une époque révolue, les post-soixante-huitards ! Ça se laisse bien regarder.
Une petite comédie sympa mais très moyennement drôle. Un film de copains qui s'appuie sur un très beau casting mais qui manque de rythme. Le scénario est inégal et nous laisse un peu sur notre faim.
Film de potes par excellence Mes meilleurs copains fleur bon la fin des années 80. Des personnages touchants, des flash back dans des 70's fantasmées et une bonne pléiade d'acteurs. Je lis des avis comme "le film a vieilli", et oui en plus de 30 ans le cinéma a évolué dans la forme mais dans le fond ?
Je ne suis pas pressé de voir un Godzilla contre Guidolini
Une histoire autour de l’amitié de 6 personnes entre lesquelles les individualités font la richesse du groupe et ça fait du bien. Entre secrets et avis cachés les uns sur les autres, les masques tombent petit à petit mais l’amitié reste tout de même intacte. Tout cela souligné par des dialogues a la fois très pompeux et simplistes mais qui ont le même objectif. Les acteurs parfaitement choisis laissent une impression qu’ils ont vraiment vécu ces moments.
Le type des personnages et les comédiens ont changé mais le scénario Poiré-Clavier perpétue l'écriture mordante des auteurs du "Splendid". Aux français moyens et beaufs du Club Med et des stations de ski se substituent quelques bourgeois unis par une amitié ancienne dont le film raconte les psychodrames. Un week-end à la campagne chez l'un d'eux, entrecoupé de flashback savoureux relatant la jeunesse hippie des cinq amis, réunit à nouveau le groupe et dévoile ce que leur amitié bien réelle peut, malgré tout, supporter de rancoeurs, de frustrations, jusqu'alors muettes, et d'égoismes. La situation n'a rien de très inédit mais ces portraits d'anciens soixantehuitards embourgeoisés, évitant la méchanceté ou une possible dérive dramatique, sont particulièrement cocasses. Le baba-cool attardé, l'artiste névrosé ou le dentiste bellâtre sont parmi les personnages que les auteurs tournent en dérision à grand renfort de clichés bourgeois et de postures snobs. Les dialogues sont drôles et les interprètes semblent beaucoup s'amuser, signe d'une belle connivence.
c'est du culte que nous a fait Jean-Marie Poiré avec un super casting. De personnages bien écrits et de ces répliques. A cela, vous ajoutez une B.O au top.