Avec un rôle taillé sur mesure, Belmondo reprend les armes. Deray ne cherche pas à faire dans l'original, au contraire tout est assez classique, et le spectateur y trouve son compte.
Ceci n'est pas un nanar. C'est un "sur-nanar". On aura du mal à regretter le cinéman à papa à la vision de cet étalage d'auto-suffisance, de ringardise sans nom, de clichés plus pénibles les uns que les autres, et de machisme de cour de récréation. La vraie morale de l'histoire, braves gens, c'est que Bebel, il en a une plus grosse que vous.
ça ressemble à une mauvaise blague, le genre de blague où on rit jaune pendant 1h40 : on grimace du début à la fin devant cette pathétique resucée de Flic ou Voyou mais sans les dialogues d'Audiard, sans le talent, sans l'inventivité, sans la moindre once de savoir-faire. Bébel est tellement mauvais, tellement routinier, on a juste envie de lui jeter des tomates tant notre "Toc toc badaboum" fait toc.
Evidemment la mise en scène apathique de Deray "deux de tension" enlise encore un peu plus cette mascarade éhontée, y compris dans les très rares "scènes d'action" qui font passer Julie Lescaut pour un thriller hollywoodien de 50 milliards de dollars. Rien à sauver, retirer ou sauvegarder de ce "Solitaire" passé à la postérité de l'inutilité.
Aucune nouveauté dans cet enième policier avec Belmondo. L'histoire est classique et ressemble en certains points à celle du Marginal. C'est plaisant mais sans plus.
Une sorte de téléfilm policier comme on en fait aujourd'hui. ça reste un film quand même mais les accélérations de scénario et les simplifications du cours de l'histoire en font un film de type téléfilm. Quand vous voyez que Le Solitaire dure 1H 31 seulement, vous vous dites que Jacques Deray (rélaisateur) aurait pu mieux s'appesantir sur certaines scènes et phases du film, histoire que certains rebondissements et certaines scènes paraissent moins "cheveux sur la soupe".Duel à distance entre Schneider, un malfrat aux dents longues et insensible au remord et Belmondo, commissaire de police. Ce qui unit ces deux personnages est leur force de caractère mais aussi et surtout la mort du collègue de Belmondo. Ce dernier voit son compère être tué de sang froid par Schneider, abattu sauvagement. Le décor est posé ! Film violent. Film policier noir dont le rythme reste potable grâce et seulement grâce à des accélérations de scnénario. L'enquête pour retrouver Schneider paraît compliquée, alors le réalisateur facilite la tâche à Belmondo : des rencontres inopinées, des renseignements faciles à obtenir, une localisation téléphonique pas crédible puisque l'appel avait duré 10 secondes, etc...etc... et c'est terra ! Film honnête mais aux dialogues faciles et au jeu d'acteurs peu élaboré. On sent que Belmondo et les autres acteurs ont mal été dirigés par J.Deray. Car ils paraissent ne pas penser ce qu'ils disent. Leurs répliques sonnent creuses parfois, notamment quand ils les accompagnent de démarches et de mimiques trop stéréotypées. Belmondo joue un superflic, un gros-bras imbattable, et là, la bas blesse : il en fait trop ! On veut bien qu'il venge la mort de son collègue mais qu'il joue sans arrêt le fortiche m'a paru un peu lourd à force. Mieux qu'un téléfilm de polar, un honnête petit film noir. Schneider campe le rôle d'un vrai bon méchant, un dur à cuir, mais lui aussi en fait presque trop...
Le marginal copié-collé. Le Policier utilise des méthodes tout aussi répréhensibles, la fin semble toujours justifier les moyens. Cette fois pas de poursuite en voiture, un zeste de guerre des polices, une vengeance à assouvir, un gentil petit garçon pour montrer le côté humain du héros, quelques répliques qui font mouche, des bagarres toujours bien réglées, et toujours le même milieu interlope, ici très parisien. Deray a du métier, l'ensemble a donc du rythme, et l'on suit sans trop d'ennui ces péripéties déjà vues quelques dizaines de fois, et dont on connaît déjà le dénouement. Pour les inconditionnels de Belmondo; ceux qui apprécient le réalisateur préfèreront revoir "la piscine", le vénéneux "on ne meurt que deux fois", ou encore les deux "Borsalino".
Belmondo reprend pour la dernière fois de sa carrière le rôle du flic marginal à la veste en cuir et aux méthodes de justicier à la "Clint Estwood" pour un polar efficace et sombre, toujours plaisant à revoir. Une petite touche de tendresse grâce au petit filleul qui apporte plus de légèreté à l'histoire.
Un Belmondo correct, une histoire de revanche sur le gars qui à tuer son meilleur ami dont il laisse son enfant sans parent. Belmondo est son parrain et s'occupe du gamin, il travaille à présent sur Paris et l'ennemi public numéro 1 fait son retour, c'est le moment de traquer cette homme. Le Solitaire tient bon grâce à sa légère dose de violence ou du moins de dureté.
Un Bebel un peu trop classic, sans plus ni moins. J'aurai aimé un peu plus de bagarre. On sent que Bebel commence à se faire vieux dans ce film fin des années 80. -----Décembre 2011-----
Le solitaire est un film policier décevant de Jacques Deray. Je m’attendais à mieux. Le scénario m’a paru relativement plat, c’est dommage. Néanmoins, il faut souligner les excellentes interprétations de Jean-Paul Belmondo, Michel Beaune et Michel Creton. De plus, la mise en scène et les scènes d’actions sont réussies. On peut facilement passer un bon moment devant le film. http://xyrons-mesnotes.over-blog.com/
Probablement sorti avec quelques années de retard, il s'agit la du polar mal-aimé de la filmographie de Belmondo, et pourtant même si l'intrigue n'obtiendra pas la palme du scenario le plus original cette histoire de vengeance reste d'une efficacité redoutable, bien plus cohérente et captivante que dans "Le marginal" selon moi. Deray va droit au but, les dialogues ne sont pas d'Audiard mais reste très efficaces, les seconds rôles crédibles et Belmondo, encore très en forme, joue à la perfection son dernier rôle de flic.