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dougray
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3,5
Publiée le 26 juillet 2010
Un bon film de guerre au scénario gonflé (des héros criminels, il fallait oser !) à la fois captivant et drôle. Mais la réussite des "12 salopards" doit beaucoup à sa galerie de personnages (la forte tête, le taiseux, l'incurable, le marrant...) et à ses acteurs : derrière un Lee Marvin parfait en chef autoritaire mais juste, on retrouve l'excellent Charles Bronson (avant sa période "justicier"), l'étonnant John cassavettes, l'amusant Donald Sutherland, la gueule inimitable de Ernest Borgnine, Jim Brown ou encore Telly Savalas. A voir !
Sorti en 1967, ce film de guerre original et solide signé Robert Aldrich imposa un style brutal et direct qui fit date et qui inspira de nombreux cinéastes par la suite. Même si l'on regrette parfois que le côté séditieux desdits salopards ne soit pas plus poussé, notamment dans les séquences finales... Il n'empêche que le casting du film impressionne de par sa grande qualité ; Lee Marvin en tête, superbe dans son rôle de commandant obligé de gérer des soldats pour le moins difficiles à cadrer.
Classique du film de guerre, découpé en deux grandes parties : préparation et action, trame que l'on retrouvera chez Kubrick dans Full Metal Jacket. Absolument fascinant et n'a pas pris une ride. Impeccable !
Un film qui peut sembler aujourd'hui très conventionnel. C'est parcequ'on l'a tellement copié (souvent très mal) qu'on a une impression de déjà vu. En réalité, à sa sortie il brisait toutes les conventions du genre. Aujourd'hui, c'est donc un grand classique du film de guerre avec un générique de folie et un Robert Aldrich très inspiré. Deux heures et demie que vous ne verrez pas passer.
Voici le vrai, le seul, l'unique film 12 Salopards qu'il faut bien différencier de ses fausses suites pour la télé qu'il faut oublier. Moins personnel que En quatrième vitesse ou Attaque, ce grand classique du film de guerre, violent pour l'époque (en 1967), fut perçu comme un pamphlet antimilitariste, car Aldrich aimait gratter là où ça démange, mais ça lui permet néanmoins de s'attaquer à une description du genre humain assez ambiguë, de s'interroger sur l'héroïsme et le droit de tuer. Grâce à son efficacité exceptionnelle et à sa brochette incroyable d'acteurs qui brossent des figures caractérielles (Bronson, Sutherland, Cassavetes, Savalas, Brown, Walker...) confrontées à des figures d'officiers campées par des acteurs habitués aux rôles de brutes (Marvin, Borgnine, Meeker, Kennedy...), le réalisateur démontre de façon éclatante la supériorité d'un petit groupe homogène sur une troupe plus nombreuse. Les salopards d'Aldrich sont des voleurs et des criminels, prouvant ainsi qu'une guerre peut être gagnée par cette sorte d'individus, c'est un message clair d'Aldrich, définitivement ennemi du pouvoir et de l'autorité, ça en dit long sur l'idée qu'il se faisait du genre humain ; de même que toute la fin laisse un tableau amer et impitoyable des horreurs de la guerre. C'est donc la marque authentique d'un auteur sous le couvert de la grosse production distrayante.
Les Douze Salopards est un excellent film de guerre de Robert Aldrich. La force du film réside dans la richesse de ses personnages : tous ont une personnalité bien établie qui les rend intéressants, et si certains personnages sont plus intéressants que d'autres, aucun des douze salopards n'est laissé à l'abandon. L'histoire est très intéressante. On ne s'ennuie pas. Les scènes de guerre sont plutôt bien réalisées. Le film a évidemment un peu vieilli mais à peine. Le film bénéficie d'un casting très bon avec notamment à l'affiche Lee Marvin, Charles Bronson, John Cassavetes, Robert Ryan ou encore un Donald Sutherland à début de sa carrière. Un bon film de guerre.
Reposant sur le thème très éprouvé du commando de choc, ce film archi-connu n’échappe pas aux conventions et aux grosses ficelles du genre. Portée par des personnages à la psychologie très limitée, l’histoire a au moins le mérite de nous servir l’idée de la rédemption, de la valeur intrinsèque de l’individu en dépit d’un passé lourd au possible. Côté interprétation, Lee Marvin et Charles Bronson sortent largement du lot, la prestation des Donald Sutherland et consorts se révélant beaucoup plus anecdotique.
Rien à dire pour les acteurs, ils sont très bons.Etant gosse jai adoré ce film...Mais maintenant, c'est différent.Ce qui me gène ce sont les valeurs que ce film inculque: certaines valeurs militaires, l'heroisme, la redemption dans la mort...Pour moi ça ne tient pas debout: je préfère les films de guerre contestaires comme "Full metal jacket" ou humouristiques comme "de l'or pour les braves"...
"The Dirty Dozen" est devenu un classique du film de guerre. Et malgré quelques longueurs, c'est un film plutôt captivant et mis en scène avec efficacité.
Excellent premier tiers, à la fois palpitant et souvent très drole, mais au fil des heures (!) le film se prend trop au sérieux et son coté politiquement correct finit par énerver. Quoi de plus naturel pour l’opinion publique que de voir ces "anti-héros" mourir au combat? Finalement ça n’est que justice pour des grands criminels condamnés à mort. J’aurais préféré une fin moins conventionnelle, que nos 12 salopards rentrent au pays et voient leurs peines réduites. Dans le genre et de la même époque, rien ne vaut "Quand les Aigles attaquent".
Très bon divertissement qui sait être à la fois drôle et captivant, servie par la mise en scène efficace de Robert Aldrich. On peut regretter cependant une deuxième partie moins complète que la première et des personnages trop peu développés.