Un film au pitch aussi improbable qu'il est fun, en plus d'être foncièrement anti militariste. Les douze salopards est un film de guerre qui n'a pas pris une ride, violent et drôle ou une bande de criminels condamnés à mort ou à perpétuité est entraînée afin de participer à une mission suicide. Même si toutes les scènes ne se valent pas et auraient parfois méritées quelques coupes, le casting est détonnant et les personnages à la fois décalés et inquiétants sont bien mis en valeur par les acteurs. Même s'il ne se prend pas au sérieux il dénonce dans le final l'horreur de la guerre car le meilleur soldat finalement aux yeux de l'armée et celui qui perd toute son humanité. Cela reste malgré les années qui ont passées du très bon cinoche.
Bon films de guerre avec de l'action et un casting intéressant. On y découvre le parcours de ces prisonniers pour se préparer à la guerre, leur entraînement et l'assaut donné par la suite dans ce château et c'est justement cette dernière partie que je trouve pas assez fignoler. Ceci dit le film reste excellent.
Que dire de ce film ? Ne vous attendez pas à un film de guerre, l'essentiel de l'action se déroule en camp d'entrainement. Les acteurs sont tous bons, le rythme est constant on ne s'ennuie pas... Peut-être quelques personnages auraient mérité plus de développement mais ça reste très bon à ce niveau aussi. J'ai pas grand chose à dire, c'est bien fichu, bien filmé, divertissant, mais pour moi c'est tout. C'est "juste" un bon film, et c'est dommage.
Les films de guerre plus sérieux ne commencent qu'à partir des années 60, où le contexte de l'époque se prête à une re-modification de la vision de l'armée américaine. Dans le film d'Aldrich, les héros ne sont plus de braves et beaux jeunes soldats mais des criminels à la gueule patibulaire, turbulents et qui ne respectent pas la rigueur de l'armée. Les Allemands ne sont pas vraiment les adversaires ici, mais bien les généraux méfiants au changement et fermés à un minimum de tolérance. Le thème est bien présent dans le film, mais ce dernier se voit être déséquilibré par un montage maladroit, une mise en scène assez conventionnelle de la part du réalisateur, une direction artistique correcte mais sans être impressionnante, un épilogue bâclé et pas de profondeur totale chez tous les douze des salopards ( d'ailleurs la mort de l'un d'eux est seulement mentionnée, ce qui la rend tout simplement insignifiante et ratée ), excepté un générique de début original. Ce n'est qu'une base pour de nombreux films qui suivront, comme la Horde Sauvage ( les génériques de fin se ressemblent ) et les Basterds de Tarantino.
Un bon film de guerre à l'ancienne. 12 militaires condamnés à mort sont formés à la commando pour une mission suicide. Les discipliner et les fraterniser s'annonce une mission difficile. Le commandant en charge devra se montrer ferme tout en gagnant la confiance de ses hommes sans s'attirer les foudres de ses supérieurs, loin d'être convaincu que les 12 ne déserteront pas le moment venu. C'est bien interprété et demeure un classique des films de guerre américains. Vous comprendrez pourquoi après un visionnage ;)
Un chef d'oeuvre du film de guerre signé Robert Aldrich dont je ne me lasse jamais de revoir avec du plaisir !! Durant la seconde guerre mondiale en 1944 en Angleterre, l'armée Américaine décide de donner une seconde chance a des condamnées à mort ou des prisonniers à longues durées à une mission sous l'ordre d'un commandant de formation et de combat ou ils peuvent risquer leurs vies mais contre une réduction de leurs peines. "Les douze salopards" aux douze personnalités différentes difficiles a cerner mais s'entraineront pour ètre préparer à l'heure fatidique. On s'attache aux personnages trés différents pendant leur entrainement qui ne sont pas vraiment mauvais avec quelques moments de rigolades. La deuxième partie passe au suspense qui nous tient en halène mais trés bien synchronisé par la mission et la mise en scène de Robert Aldrich. Il y a beaucoup de comédiens célèbres aujourd'hui quand on les voit mais à l'époque, la plupart avaient des roles secondaires dans le cinéma Américain, je ne vais pas les citer tous de peur d'en oublier mais ils sont tous excellents. Je conseille ce bijou du genre à tous ceux qui ne l'ont pas vus.
Un film d'hommes, de muscles et d'action. Le scénario est pas mal et bien interprété mais le film est trop long. Il est évident que tout se dirige vers l'attaque du fort et la préparation militaire et la "discipline" nous donnent des scènes classiques d'insubordination et de prise de conscience relativement banales et ennuyeuses. Le suspense de la fin est évidemment plus intéressant. Au final un film un peu déséquilibré.
Considéré comme un réalisateur que rien n’a jamais effrayé, le regretté Robert Aldrich (39 ans de carrière et pas moins d’une soixantaine de films à son actif) a très souvent surfé en terrain dégagé avant de s’attaquer à des projets sensibles particulièrement évocateurs. Nombre sont les classiques qui pullulent dans sa filmographie, parmi lesquels le très audacieux « The Dirty Dozen », en français « Les Douze salopards ». Parfois assez cru mais peu « réaliste », ce film de guerre en ébranla plus d’un lors de sa sortie en 1967 si bien qu’il continue encore aujourd’hui à susciter l’engouement et garde une place dans le cœur des cinéphiles d’antan, mais aussi d’aujourd’hui. Le pitch, soigné, met en action des acteurs au charisme dingue (Lee Marvin, Ernest Borgnine, Charles Bronson, pour ne citer qu’eux) et tend à confronter une triste réalité au dépassement de soi quand une mission d’ordre publique est mise à l’ordre du jour (avec, à la clef, de nombreux enjeux). S’il ne parvient pas à provoquer le véritable essouffle escompté, « Les Douze salopards » reste un incontournable à découvrir et apprécier à sa juste valeur.
D'action et de souffle, il en manque cruellement pour qualifier de film de "guerre" cette histoire de salopards. La première partie, l'enrôlement et l'entraînement, est plus réussie que l'opération commando qui la suit. En fait, le spectateur jubile vraiment de voir par quelles stratégies le major arrive à faire coopérer sa bande de taulards revêches. Les dialogues sont alors efficaces et la psychologie entre personnages est palpable. Reste un côté un peu daté dans la mise en scène et les effets pyrotechniques qui grèvent l’œuvre dans son ensemble.
Voici le vrai, le seul, l'unique film 12 Salopards qu'il faut bien différencier de ses fausses suites pour la télé qu'il faut oublier. Moins personnel que En quatrième vitesse ou Attaque, ce grand classique du film de guerre, violent pour l'époque (en 1967), fut perçu comme un pamphlet antimilitariste, car Aldrich aimait gratter là où ça démange, mais ça lui permet néanmoins de s'attaquer à une description du genre humain assez ambiguë, de s'interroger sur l'héroïsme et le droit de tuer. Grâce à son efficacité exceptionnelle et à sa brochette incroyable d'acteurs qui brossent des figures caractérielles (Bronson, Sutherland, Cassavetes, Savalas, Brown, Walker...) confrontées à des figures d'officiers campées par des acteurs habitués aux rôles de brutes (Marvin, Borgnine, Meeker, Kennedy...), le réalisateur démontre de façon éclatante la supériorité d'un petit groupe homogène sur une troupe plus nombreuse. Les salopards d'Aldrich sont des voleurs et des criminels, prouvant ainsi qu'une guerre peut être gagnée par cette sorte d'individus, c'est un message clair d'Aldrich, définitivement ennemi du pouvoir et de l'autorité, ça en dit long sur l'idée qu'il se faisait du genre humain ; de même que toute la fin laisse un tableau amer et impitoyable des horreurs de la guerre. C'est donc la marque authentique d'un auteur sous le couvert de la grosse production distrayante.
Un film de guerre à l'ancienne servi par un casting impressionnant . C'est le principal intérêt de ce long métrage qui met beaucoup de temps à démarrer, où les interprétations de Lee Marvin, Charles Bronson et consorts sont d'un niveau correct mais sans éclabousser de leurs talents la caméra . L'histoire reste au final ubuesque et la mayonnaise a du mal à prendre tant l'absence de véracité des faits est présente . Un bon divertissement mais sans plus .
En 1967, Robert Aldrich réalise un film de guerre qui se différencie largement des habituelles productions du genre par son originalité. Ici pas de patriotisme exacerbé, le sujet est bien loin des sempiternelles scènes de bravoure dans lesquelles le soldat US prouve son évidente supériorité. Au contraire, le réalisateur n'hésite pas un instant à se moquer des officiers supérieurs de l'Etat major pour mieux raconter l'histoire de 12 condamnés à mort à qui on offre la rédemption en échange d'une mission suicide. On suit avec passion l'entraînement de ces « 12 salopards » qui vont petit à petit resserrer leurs liens et créer la cohésion nécessaire à l'accomplissement de leur mission. On prend finalement fait et cause pour ces hommes durs mais finalement pas si loin de l'idée qu'on se fait d'un héros. Une grande partie de la réussite tient à l'hallucinante qualité de la distribution. Voyez plutôt : Lee Marvin, Ernest Borgnine, Charles Bronson, John Cassavetes, Robert Ryan, Donald Sutherland et Telly Savalas. Toutes ces immenses stars sur le même plateau, ça devait être quelque chose. En tout cas, à l'écran, ça le fait plutôt bien. Un grand classique à voir et revoir et revoir et revoir...
Le pitch est tellement improbable qu'Aldrich le fait dire dans le film "On doit avoir des généraux qui sont un peu fous". On regarde jusqu'au bout sans doute parce qu'on attend quelque chose qui ne viendra jamais. Après une introduction, le film se divise en gros en trois parties. La première partie (l'instruction) est lourde et par moment confuse à l'instar de cette scène où on envoie 8 prostituées dans le baraquement des 12 (pourquoi 8 ?) et qui tombe dans l'ellipse. La seconde (les manœuvres) censée illustrer la rivalité entre Marvin et Ryan tourne à la pantalonnade. La troisième est plus intéressante, car enfin c'est de l'action et c'est bien fait, sauf que c'est idéologiquement douteux : Marvin fait exécuter des prisonniers désarmés et fait enflammer une cave dans laquelle il y a des civils. On a dit qu'Aldrich a voulu justement faire un film antimilitariste et montrer que la guerre n'est jamais propre. Je ne suis pas sûr que tout le monde aura cette lecture, d'autant que l'empathie ne fonctionne qu'avec Marvin. C'est vrai qu'en tant qu'acteur, il se débrouille plutôt bien, ce qui n'est pas le cas de Bronson, insipide, ni de Borgnine qui ne peut s'empêcher de cabotiner. Un film surestimé.
Ils sont condamnés à mort, têtes brûlées ou paumés, douze criminels vont se voir proposer une mission très dangereuse contre l'échange d'une amnistie. Ils doivent infiltrer et attaquer un château où se trouvent plusieurs généraux nazis, ainsi que d'en massacrer le plus possible. Ils se feront appelé les 12 salopards. Robert Aldrich nous livre un film de guerre très divertissant et efficace, avec un scénario bien écrit et vraiment intéressant et surtout des personnages intéressants, différent et souvent attachant, alors qu'à la base ils ne sont pas très sympathiques. Il prend surtout bien le temps de les présenter, à travers une première partie où on les voit s'entrainer, fraterniser et se préparer pour la deuxième partie qui s'avère un peu moins passionnante que la première, mais on ne s'ennuie pas une seconde durant les 2h23 de films, bien au contraire. La mise en scène est efficace et les interprétations excellentes, notamment les charismatique Charles Bronson et Lee Marvin ou encore John Cassavetes et Donald Sutherland qui sont très bon. Un très bon film, efficace et porté par de talentueux acteurs.