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Don Keyser
89 abonnés
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4,5
Publiée le 10 septembre 2012
Doté d'une réalisation excellente, "Les Douze salopards" joue donc sur une mise en scène réaliste et entraînante. De plus, le scénario est solide et permet de garder en haleine le spectateur. Par ailleurs, les acteurs sont très convainquants et jouent des personnages tous différents. Ainsi, ces mélanges captivent le public du début à la fin avec des émotions diverses telles que rire ou être ému. On passe donc un très bon moment devant une oeuvre culte !
Film magnifique, sans temps mort, et pamphlet impitoyable sur l'armée et ses méthodes.Les douze "salopards" du film nous démontrent avec brio l'adhésion à des méthodes douteuses de la part de l'état-major dont un général cynique, (Ernest Borgnine), et les méthodes non moins douteuses d'un commandant forcé de remplir cette mission, (Lee Marvin). Les méthodes expéditives nous sont montrées en ouverture du film, les douze (pourtant réputés rebelles et individualistes), se fondent dans" l'esprit de groupe", attendu par le commandant (qui les manipule finement). Le film est sombre, se termine mal, accompagné de méthodes inacceptables de la part du commandant et de ses douze salopards, dont un trahira, incapable de résister à ses pulsions. On peut rapprocher les évènements d'une vieille histoire biblique, (volontaire ou pas), en tout cas, ce film est une claque visuelle et peut faire réfléchir, le tout étant amené de façon intelligente, avec un talent incontestable de la part de Robert Alldrich, avec des acteurs parfaits et une maestria prodigieuse. Du grand art.
Robert Aldrich nous proposa en 1967 un film de guerre bien loin des chemins battus du genre, faisant des hauts officiers américains des têtes à claques et des personnages centraux des voyous envoyés malgré eux vers une mission suicide. Donc ni iconisation du parfait soldat ni dramatisation de la lutte patriotique mais juste une image violente et acerbe des affres de la guerre et d’un système militaire près à tout pour gagner du terrain. Toutefois, sur les deux heures et demi, le rythme est inégal et, bien qu’attachés au charisme des antihéros, on ne peut qu’attendre impatiemment l’assaut final. Ce classique original et son casting prestigieux font preuve d’une efficacité que l’on aimerait revoir plus souvent de nos jours!
Les Douze Salopards a longtemps était imité mais n'a jamais était égalé et pour cause, c'est un véritablement monument du cinéma de guerre, parfaitement orchestré par Robert Aldrich et somptueusement interprété par Lee Marvin et Charles Bronson. Le film nous gratifie même de la présence du trés jeune Donald Sutherland (d’ailleurs trés convaincant dans le film). Ce film est tout simplement un classique que toute personne doit voir au moins une fois dans sa vie.
En 1967, Robert Aldrich ("Bronco apache", "Vera cruz") signe l'un de ses plus grands succès, "Les 12 salopards", basé sur le roman de E.M. Nathanson, "The dirty dozen". Ces 12 salopards, tous promus à faire de la prison, des travaux forcés ou à être pendus sont engagés dans l'armée pour attaquer un chateau rennais nazis, réputé imprenable... . Partant sur une trame classique, Aldrich donne un souffle épique au film qui se fait vieillot aujourd'hui (musique, situations drôles et cocasses qui ne font qu'attiser nos zygomatiques, dialogues sans doute cherchés pour l'époque mais qui ont perdu de leur force 45 ans après). Restent, il faut bien le souligner, deux gros atouts qui font qu'on ne zappe toujours pas et qui ne me ferait en aucun cas rechigner un autre visionnage de ces "12 salopards", à savoir l'attaque finale (la séquence d'attaque est non seulement anthologique, mais elle pose aussi les bases du film de guerre, notamment dans la détresse et la folie humaines ressenties au travers des regards et des gestes de tous les personnages, merveilleusement dessinés) et la galerie de trognes, inaltérable et indélébile, qui s'offrent à nos yeux, Lee Marvin ("Les commancheros" de Michael Curtiz, "Le point de non retour" de Boorman) en tête. Suivent Charles Bronson ("La grande évasion", "Les 7 mercenaires"), Jim Brown ("El condor" de John Guillermin, "Mars attack"), Donald Sutherland ("Klute" d'Alan J. Pakula, "L'invasion des profanateurs" de Philip Kaufman), Telly Savalas ("La bataille des Ardennes" avec Henry Fonda, "Au service secret de sa majesté"), Trini Lopez (le chanteur de "If I had a hammer"), John Cassavetes (acteur pour "Rosemary's baby", réalisateur de "Gloria"), Richard Jaeckel ("Trois heures dix pour Yuma" de Delmer Daves, "Starman" de Carpenter), Robert Ryan ("L'appat", "La horde sauvage")... et Ernest Borgnine ("L'aventure du Poséidon", "Le convoi"), tout à fait méconnaissable... !!! Du beau monde pour un spectacle racé, que du bonheur !
"Les Douze Salopards" est devenu au fil des années un classique du film de guerre. Avec son casting en béton et sa réalisation aux nerfs d'acier, il restera pour longtemps un stupéfiant film d'action. Lee Marvin trouve là un de ses meilleurs rôles.
Très bon film comme on en fait plus. Humour et action d'antan font passer un excellent moment. L'assaut du château n'est pas assez soigné pour que je mette la note maximale.
Un classique de film de guerre.Comment réinserrer et transformer des condamnés en soldats.Les scénes d'action sont un peu mollassonnes,il n'ya quasiment que quelques ''salopards'' vraiment ésquissés(les stars comme Savalas,Bronson)Ce film est plaisant sans valoir Le jour le plus longs et Quand les aigles attaquent.
Bon film cependant parsemé de scènes "badines" qui semblent décalées et boiteuses. L'attaque finale n'est pas un modèle du genre tant la tactique donne l'impression d'un amateurisme surprenant.
Malgré son sujet et son titre un peu racoleurs, ce film mérite toujours aujourd'hui son statut de culte. La mise en scène sans faille rt sans temps morts et l'extraordinaire jeu des acteurs font passer les 2h30 comme une lettre à la poste. Lee Marvin, à son sommet, Charles Bronson, parfait, le méconnu Richard Jaeckel, réaliste et attachant, Telly Savalas et Donald Sutherland, vraiment étonnants, Jim Brown et John Cassavetes qui crèvent aussi l'écran... du grand spectacle.
Un formidable casting (Charles Bronson, John Cassavetes, Telly Savalas, Donald Sutherland) et un goût du spectacle qui rend anthologique chaque scène d'action.