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ClashDoherty
271 abonnés
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1,0
Publiée le 26 mai 2007
1 étoile parce que Jean Yanne, mais je n'ai vraiment pas aimé du tout ce film, incontestablement son plus mauvais en tant que réalisateur, et qui ne contient, au final, absolument rien de renversant et/ou de drôle. Il est même assez amoral et mal fichu. Bref, un navet, mais un Jean Yanne, donc rien que pour Jean Yanne...
Fidèle à ses principes dénonciateurs, Jean Yanne sattaque avec Chobizenesse au milieu du spectacle. Incarnant un directeur de music-hall du cur des années 70, soit en plein boum culturelo-pornographique, Clément Mastard est contraint de sassocier à 4 richissimes actionnaires de lacier, proches de la mafia, pour sauver son fief et financer ses spectacles. Le contenu de ceux-ci sen voyant ainsi conditionné, Mastard va même jusquà produire un spectacle tourné autour du bazooka. Yanne en profite pour mettre à mal la politique armée de la France, qui vend sans scrupules ses plus belles pièces aux conflits du monde entier. Et après avoir tenté quelques esquisses de comédie musicale dans ses premiers films, lacteur-réalisateur-producteur allonge ce type de scènes avec succès, et prouve une mainmise assez étonnante de la caméra. Lartiste nous offre ainsi des moments inattendus, fortement agréables à voir et à écouter. Les mélodies sont extrêmement entraînantes et comblent un casting peut-être moins prestigieux que daccoutumée, puisque Serrault, Blier ou Prévost ny apparaissent plus. Toutefois, on note les participations de la fraîche héroïne de Borsalino, Catherine Rouvel, du toujours fidèle Georges Beller et surtout, du trop rare Robert Hirsch, excellent ici, en compositeur raté. Encore un film omis des télévisions et qui pourtant, se bonifie avec le temps. On admirera au passage, le côté toujours précurseur et laisance déconcertante du très doué Jean Yanne. Si les scénarios et les titres de ses films restent simplistes, on y rit tout en réfléchissant. Que demander de plus ?